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  • 03.07.14 Actualités >> Politique Nationale
     

    Article vu sur le point.fr

    Le manifeste de François Bayrou

    Dans une longue interview au "Point", François Bayrou livre son plan de bataille pour sauver la France et tend la main à la droite juppéo-filloniste.

    Après avoir alerté sur les dérives du pouvoir, François Bayrou fixe le cap à suivre.
    Après avoir alerté sur les dérives du pouvoir, François Bayrou fixe le cap à suivre. © Élodie Grégoire pour "Le Point"

    Le maire de Pau est un autre homme. C'est lui-même qui le confesse au Point. Et pourtant, François Bayrou ne croit guère que les hommes puissent changer. Sauf peut-être lui... Élu triomphalement sur ses terres (après deux échecs), le Béarnais fait son grand retour sur la scène nationale, et il ne mâche pas ses mots. L'heure est grave. Pour lui, le gouvernement est "ineffectif". Aucune "application pratique n'est au rendez-vous". "Le contrat politique de la majorité est rompu et l'opposition est dans le coma", tranche le centriste. Seul remède à la crise politique que traverse la France : la dissolution de l'Assemblée nationale. Et, si rien ne se passe d'ici trois ans, Bayrou prédit un "coup de foudre", suivi de "convulsions" (du type révolte populaire ou choc économique).

    Sans concession envers François Hollande - pour qui il a voté en 2012 et qui a, selon lui, manqué d'"audace" et de "courage" -, le démocrate épargne Manuel Valls, avec qui il s'est récemment entretenu. Il note cependant que le Premier ministre "n'a pas la majorité de ses intentions" ni "les actes de ses déclarations". 

    Échec de la main tendue à gauche

    Lanceur d'alerte sur la dette et les dérives du système Sarkozy (qu'il a dénoncé dans son livre Abus de pouvoir, Plon), Bayrou n'oublie pas de dire qu'il avait "raison" avant les autres... "Raison sur les affaires, raison sur le produire en France, raison sur les institutions, raison sur les abus de pouvoir." "Il est impossible de bien gouverner sans dire la vérité" (cf. De la vérité en politique, Plon). Et pourtant, la vérité n'a pas été payante pour lui. Après une traversée du désert (son score à la présidentielle divisé par deux, son échec aux législatives et l'échec de sa main tendue à gauche), Bayrou, qui ne jurait, fut un temps pas si lointain, que par le centrisme indépendant, accentue son virage à droite. 

    On l'a vu faire alliance avec le centre droit de Jean-Louis Borloo pour les européennes (un essai non transformé). Aujourd'hui, dans Le Point, il fait un pas de plus à droite en lançant un appel à Alain Juppé (le maire de Bordeaux l'avait soutenu à Pau) et à François Fillon. "Alain Juppé, François Fillon, j'espère d'autres aussi. Il n'y aura pas de redressement sans rassemblement. Ce dont nous avons la responsabilité, eux, moi et d'autres, c'est de trouver la méthode et la volonté de construire une alliance d'alternance crédible, volontaire et sereine." Quant au retour éventuel de Sarkozy ? "Si vous me demandez si Nicolas Sarkozy peut être le rassembleur de la politique française, cela, je ne le crois pas", répond-il au Point. Rassembleur : un rôle dans lequel Bayrou, en revanche, se verrait bien.

  • 09.05.14 Actualités >> Politique Nationale
     
  • 08.03.14 Actualités >> Politique Nationale
     

    L'ALTERNATIVE UDI*MODEM - NOS CANDIDATS AUX EUROPÉENNES

    L'UDI et le MODEM ont arrêté la liste des candidats qu'ils proposent en commun dans le cadre de "l'Alternative" pour la construction d'une autre Europe, celle que nous appelons de tous nos vœux.

    Rochefort.jpgÀ noter que pour notre région ("sud-ouest"), la tête de liste retenue est notre ami Robert ROCHEFORT, Vice-Président du MoDem, Député européen sortant.

    La campagne des européennes peut désormais s'ouvrir.

     


     

  • 23.01.14 Actualités >> Politique Nationale
     

    Municipales 2014 - Pau : Bayrou attire aussi la gauche

    Le Point.fr - Publié le 

    Déjà soutenu par l'UMP, l'ancien candidat MoDem à la présidentielle, qui brigue la mairie paloise, est rejoint par les collaborateurs de la maire PS sortante.

    François Bayrou sourit. Il attire des élus de gauche à Pau.

    Trois adjoints de la maire socialiste sortante de Pau Martine Lignières-Cassou, qui ne se représente pas, ont annoncé jeudi rejoindre la liste menée par le MoDem François Bayrou pour les municipales, déjà soutenue par l'UMP. Pascal Boniface, 38 ans, dissident PS, adjoint sans délégation, Anne Castéra (PRG), 70 ans, adjointe au patrimoine et aux jumelages, et Odile Denis, 57 ans, adjointe à l'économie et au tourisme, sans étiquette, ont ainsi rallié la liste du président du MoDem.

    Les trois élus disent "être déçus par la manière dont a été gérée la ville", avec "sectarisme", "sans écoute", avec "des pratiques insupportables" et "un bilan désastreux". Pascal Boniface a dit à une correspondante de l'Agence France-Presse avoir trouvé "très courageuse" la prise de position de François Bayrou en faveur de François Hollande, au deuxième tour de la présidentielle en 2012, "par rapport à une droite qui n'était pas sociale, pas républicaine, et qui divisait". Il a déclaré avoir eu "des propositions d'autres listes comme celle du candidat socialiste David Habib", mais a estimé qu'il "n'a pas de programme".

    François Bayrou : "Une ville n'est pas un parti"

    Odile Denis a fait part de son "harmonie" avec les propositions de François Bayrou. Elle estime que "la problématique d'une collectivité locale doit rassembler toutes les bonnes idées et non pas faire preuve de sectarisme". Anne Castéra a de son côté fait état de "l'échec de la majorité actuelle". "J'en ai assez des clivages politiques", a-t-elle dit, estimant que "la ville a besoin d'un leader" et que "François Bayrou en est un". Elle dit avoir informé les instances nationales du PRG de sa décision, mais ne pas avoir eu de réponse. "Si je suis exclue, tant pis, c'est ma conscience qui me guide", a-t-elle affirmé.

    Interrogé par l'Agence France-Presse, François Bayrou a répondu que, "depuis des mois", il travaillait à rassembler "des gens de sensibilités différentes pour défendre une ville qui souffre d'une crise profonde". "Une ville n'est pas un parti. On peut parfaitement discuter avec des personnes qui votent différemment dans des élections politiques", a-t-il estimé. François Bayrou, qui joue son avenir politique national dans sa troisième tentative de conquérir la mairie de Pau, détenue depuis 42 ans par le PS, a obtenu le 17 janvier le ralliement du candidat UMP Éric Saubatte, après le feu vert du président de l'UMP Jean-François Copé.

  • 14.01.14 Actualités >> Politique Nationale

    Hollande: Bayrou salue "un tournant" mais attend du "réel"


    Le président du MoDem, François Bayrou, a jugé mardi que la conférence de presse de François Hollande marqu(ait) "un tournant" qui aurait dû intervenir "plus tôt" mais attend que cela se traduise "dans le réel" dans une déclaration à l'AFP.

    Le président de la République a "marqué un tournant" dont "on mesurera qu'il aurait dû intervenir beaucoup plus tôt, dès son élection", a-t-il jugé. "En dépit de ses réticences à évoquer l'idée d'un changement de ligne, il a confirmé que l'analyse de la situation qui a été la sienne était inadaptée à la gravité de la situation", a-t-il dit.

    "Il a enfin évoqué la nécessité de réformes structurelles profondes pour que le pays puisse se replacer dans le dynamisme qui n'aurait jamais dû cesser d'être le sien", a-t-il dit. "Il s'est placé verbalement dans la ligne de la politique réformiste que la situation de la France exige", a-t-il encore salué.

    Mais, a-t-il souligné, il y a la question du "retard pris" depuis l'élection ainsi que "la traduction dans le réel de ses intentions" qui reste "problématique". "Le sort du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) est loin d'être réglé", a-t-il cité parmi plusieurs exemples.

    Par ailleurs, a-t-il ajouté, "c'est un tel désaveu pour une partie de la gauche qu'il faut se poser la question du soutien que cette politique pourra trouver au sein de cette majorité", a-t-il ajouté.


  • 09.01.14 Actualités >> Politique locale
     
  • 09.01.14 Actualités >> Politique locale
     Chers amis,

    vous avez pu constater une panne sur notre site depuis quelques jours. 

    Il s'agit de la première panne en 5 ans de fonctionnement.

    Nous avons mis tout en oeuvre pour résoudre ces difficultés le plus rapidement possible.

    Meilleurs voeux pour l'année qui commence.

    L'administrateur.
  • 23.11.13 Actualités >> Politique Nationale

    lepoint.fr -  - Publié le 
    Le MoDem adopte la Charte l'unissant à l'UDI



    Le Conseil national du MoDem a adopté samedi à une large majorité la Charte de "l'Alternative" l'unissant à l'UDI (Union des démocrates et indépendants), a indiqué le Mouvement démocrate dans un communiqué.

    La Charte de "l'Alternative" UDI-MoDem a été adoptée par 155 voix pour (83,33%) , 17 voix contre (9,14%) et 14 abstentions (7,53%), a-t-on précisé de même source.

    François Bayrou, président du MoDem, et Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, avaient officialisé le 5 novembre dernier le rapprochement de leurs formations au sein d'un rassemblement intitulé "UDI/MoDem: l'Alternative", avec en ligne de mire les élections européennes et l'ambition de proposer une alternative à droite.

    La première réunion de ce nouveau rassemblement des deux partis du centre droit avoir lieu mercredi prochain.

     
  • 05.11.13 Actualités >> Politique Nationale
     La charte de L'UDI-MoDem : l'Alternative

    Nous, responsables des forces du centre, présidents du MoDem (Mouvement démocrate) et de l'UDI (Union des démocrates et indépendants), proposons à nos formations de se rassembler.

     

    L'URGENCE

    L'état réel de la France, économique, social, civique et moral est préoccupant. L'échec éducatif, le chômage de masse, les difficultés de notre cohésion sociale et de l'intégration en sont les signes les plus frappants.

    Le désarroi et la colère gagnent une part croissante de la société française. La France est malheureusement guidée par la peur au lieu d'être guidée par l'espoir et la confiance en l'avenir. Les Français, désabusés par les alternances, n'aperçoivent plus de solution politique au point qu'ils sont tentés par un extrémisme qui conduirait au chaos. Face à cette situation, des signes de fragilité se multiplient, au sein même de certains courants républicains.

    Il y a urgence. Cette urgence appelle une réaction civique.

    Nous prenons nos responsabilités. Nous décidons de nous rassembler pour créer une force dont la mission sera de faire face à cette crise. C'est la condition pour que notre pays retrouve un cap, une espérance et des perspectives, et que nous soyons les acteurs centraux de la reconstruction intellectuelle et politique dont la France a besoin.

     

    NOTRE IDENTITÉ

    Nos idées nous unissent. Nos valeurs n'ont jamais cessé d'être les mêmes, nos convictions aussi, même si nous avons été séparés par la bipolarisation de la vie électorale, que nous jugeons excessive et que nous voulons réduire par un changement des institutions. Pendant cette période, chacun de nos mouvements a eu son histoire et son chemin qui mérite notre respect. Aujourd'hui, la gravité de la situation nous oblige au rassemblement.

    Nous sommes des humanistes. Nous croyons que la satisfaction des besoins matériels et l'épanouissement moral, culturel, philosophique et spirituel des femmes et des hommes est le but de l'organisation de la société.

    Nous sommes républicains et démocrates. L'humanisme en politique se nomme République. La République n'est pas seulement une forme de gouvernement, elle est un corps de valeurs. Ces valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité, nous avons pour mission de les faire vivre chez nous et de les proposer au monde. Il n'y a pas de République sans Démocratie. Nous croyons que le développement de la conscience et de la responsabilité des citoyens est le fondement du contrat civique.

    Nous sommes des réformistes, conscients que le progrès de la société est davantage affaire d'efforts continus et progressifs que de ruptures brutales. Nous n'avons pas peur de l'avenir, que nous considérons porteur de chances multiples pour notre pays.

    Nous sommes des Européens. L'Union européenne est la seule voie disponible pour que la France ait accès, en la partageant au sein de l'Union, à une réelle souveraineté dans certains domaines qui dépassent le cadre national. L'Union doit désormais fixer les priorités de son action dans des domaines stratégiques essentiels : l'emploi et la compétitivité des entreprises, l'Europe sociale par une convergence vers le haut, la régulation financière et la lutte contre les paradis fiscaux, les grandes infrastructures européennes, les grands enjeux climatiques et environnementaux, les nouveaux espaces de souveraineté du 21e siècle, comme le numérique et le cyberespace, ainsi que la défense civile et militaire des populations. Elle doit se réformer pour être plus efficace, compréhensible et accessible aux citoyens, donc plus démocratique.

    Nous sommes les porteurs de l'exigence de développement durable. Nos objectifs sont la protection de la biodiversité, la croissance verte, la défense ainsi que la valorisation de la mer et des océans, la transition énergétique et un grand programme Justice-Energie Afrique-Europe.

    Les drames nés des déplacements de population appellent une politique nationale et européenne. L'effort de maîtrise des flux migratoires est nécessaire. Mais aucune solution dans le long terme ne pourra être mise en place sans un programme de codéveloppement avec les pays vulnérables.

    Nous prenons en charge le long terme. En matière de finances publiques, comme dans l'organisation de la société, nous croyons que nous devons être non seulement soucieux du présent, mais aussi les garants des générations à venir. Le premier devoir à l'égard de ces générations est l'éducation. Aujourd'hui, ce devoir n'est pas rempli et il exigera, pour l'être, une mobilisation non seulement de la communauté éducative, mais de la nation tout entière.

    Nous croyons à l'économie de liberté et au contrat social. La créativité des hommes est plus fructueuse, dans la plupart des domaines, quand elle est fondée sur la liberté plutôt que sur le dirigisme. Mais nous affirmons que le progrès économique est vain s'il n'entraîne pas le progrès social. Nous refusons de laisser des concitoyens sur le bord de la route. Nous sommes conscients que la richesse d'un pays réside dans ses ressources humaines.

    Nous croyons à l'autonomie de la société, à la légitimité des corps intermédiaires, à la vitalité des cultures régionales et la pleine capacité reconnue aux entreprises et aux familles, associations et syndicats.

    Nous défendons l'autonomie des collectivités locales, qui sont, y compris dans les plus petites communes, un extraordinaire réservoir d'engagement au service des citoyens. Nous savons qu'il est temps de mettre un terme à l'empilement et à la confusion des missions des différents acteurs publics, source de coûts et d'inefficacité.

     

    NOS BUTS

    Nous nous regroupons pour renouveler la vie politique de notre pays. La France a besoin d'une vision nouvelle, d'un renouvellement intellectuel qui dépasse les idéologies usées, et les controverses systématiques. Nous croyons qu'ensemble, en raison de nos expériences et de nos parcours, nous pouvons porter ce renouveau.

    Nous condamnons la politique suivie par la majorité actuelle et le gouvernement, qui accumulent les échecs parce qu'ils demeurent prisonniers d'une vision du monde dépassée, refusant les réformes en profondeur, et sont donc condamnés à la fuite en avant, notamment dans le domaine de la fiscalité.

    Nous sommes dans l'opposition, mais celle-ci sera constructive, déterminée et non manichéenne.

    Nous nous engageons ensemble pour protéger notre pays de toute tentation ou de toute dérive en direction des extrêmes.

    Nous revendiquons notre liberté, mais nous ne changerons pas la France seuls. L'alliance avec le PS et les appareils de la coalition au pouvoir est impossible. En ce qu'elle respecte les valeurs humanistes, la droite républicaine est naturellement notre partenaire politique. Pour autant, nous considérons que le pays a besoin d'une large majorité réformiste, allant non seulement de la droite républicaine au Centre, mais jusqu'aux sensibilités écologistes et sociales-démocrates. Dans cette majorité à construire, la volonté d'émancipation, de respect des personnes, et de solidarité effective a toute sa place.

    Notre rassemblement s'adresse aux Français de toute sensibilité, du Centre bien sûr, de droite républicaine et aussi de sensibilité sociale et même de gauche déçus par la fermeture et l'impuissance de la majorité au pouvoir.

     

    NOTRE ORGANISATION

    Notre organisation sera coopérative. Nous sommes persuadés qu'il existe une forme politique nouvelle à inventer, qui respecte et fédère des sensibilités différentes, les fasse travailler efficacement ensemble, et s'ouvre à de puissants réseaux de volontaires et de sympathisants actifs.

    Nous nous présenterons ensemble à toutes les élections nationales, régionales et européennes.

    Les élections locales sont très importantes pour notre famille politique. Elles obéissent à une logique de territoire, tout en s'inscrivant dans une cohérence nationale. Nous en tiendrons compte en examinant ensemble la situation ville par ville.

    Nous délibérerons ensemble des grands choix politiques et de notre projet. Nous nous rassemblons pour que les Français se voient proposer une alternative et pas seulement une alternance. Notre candidate ou notre candidat à l'élection présidentielle sera désigné(e) en commun par une procédure démocratique.

    L'organe de coordination politique ­sera composé du comité exécutif de l'UDI et de l'équipe dirigeante du MoDem. Tous les parlementaires nationaux et européens du Modem et de l'Udi en seront membres. Un bureau exécutif restreint sera désigné d'un commun accord.

     

     

    Nous agirons ensemble sous la dénomination :

     

     

    "UDI-MoDem : l'Alternative"

  • 05.11.13 Actualités >> Politique Nationale
     UDI/MoDem: une charte de "l'alternative"

    Les centristes Jean-Louis Borloo (UDI) et François Bayrou (MoDem) proposent dans leur charte, lancée aujourd'hui, une "alternative" visant à protéger la France des extrêmes, sur la base d'une alliance "impossible avec le PS" et d'un partenariat "naturel" avec la droite républicaine. 

    "Nous nous présenterons ensemble à toutes les élections nationales, régionales et européennes", expliquent les deux présidents de partis dans ce contrat de quatre pages scellant l'union de leurs formations pour donner naissance à "UDI MoDem l'alternative". 

    "Notre candidate ou notre candidat à l'élection présidentielle sera désigné(e) en commun par une procédure démocratique". Les élections locales, elles, "obéissent à une logique de territoire, tout en s'inscrivant dans une cohérence nationale". 

    Pour les deux hommes, il y a "urgence", car "les Français, désabusés par les alternances, n'aperçoivent plus de solution politique au point qu'ils sont tentés par un extrémisme qui conduirait au chaos".

    "Aujourd'hui, la gravité de la situation nous oblige au rassemblement" afin de "faire face à la crise". "Nos valeurs n'ont jamais cessé d'être les mêmes, nos convictions aussi, même si nous avons été séparés par la bipolarisation de la vie électorale, que nous jugeons excessive et voulons réduire par un changement des institutions". 

    Les deux hommes "condamnent la politique suivie par la majorité actuelle et le gouvernement, qui accumulent les échecs parce qu'ils demeurent prisonniers d'une vision du monde dépassée, refusant les réformes en profondeur, et sont donc condamnés à la fuite en avant, notamment dans le domaine de la fiscalité". 

    Ils promettent une opposition "constructive": "Nous nous engageons ensemble pour protéger notre pays de toute tentation ou de toute dérive en direction des extrêmes", écrivent-ils. "L'alliance avec le PS et les appareils de la coalition au pouvoir est impossible. En ce qu'elle respecte les valeurs humanistes, la droite républicaine est naturellement notre partenaire politique", poursuivent-ils. La majorité pouvant aller "jusqu'aux sensibilités écologistes et sociales-démocrates". 

    Ils se décrivent comme humanistes, républicains, démocrates, réformistes, Européens, "porteurs d'une exigence de développement durable".

    Un comité exécutif de l'UDI et de l'équipe dirigeante du MoDem assurera la coordination politique de la nouvelle formation. Tous les parlementaires du MoDem et de l'UDI en seront membres. Un bureau exécutif restreint sera désigné.
  • 20.10.13 Actualités >> Politique Nationale
     Bayrou attaque durement Hollande
    Le Figaro.fr - Mis à jour le 20/10/2013 à 11:12 Publié le 20/10/2013 à 10:45

    François Bayrou a durement attaqué François Hollande aujourd'hui en commentant l'intervention du chef de l'État dans le cadre de l'affaire Leonarda. Le président du Modem a assuré sur Europe 1 : "Le pouvoir perd la boussole. La situation n'est absolument plus maitrisée. Il y a des raisons d'être inquiet".

    "Aujourd'hui, les Français pensent que le pouvoir a perdu la boussole. Ils pensent qu'on est dans une situation absolument plus maitrisée dans lequel l'Etat décide une minute après le contraire de ce qu'il a décidé et justifié une minute avant. On est dans l'incohérence", a déclaré François Bayrou.

    "Si j'avais été au pouvoir hier, j'aurai en trois phrases dit ceci : l'enquête a montré que c'était dans le respect du droit que cette décision a été prise et que son exécution a été décidée. Deuxièmement, il n'y a pas eu de manquement grave. Et troisièmement, étant donné ces deux premières raisons, la décision est maintenue. Et je me serais arrêté là", a-t-il ajouté. "Cela signifie qu'en une seule phrase, François Hollande annule les orientations qu'il avait exposé dans les deux premières parties de son discours", a-t-il assuré.

    François Bayrou a laissé entendre que la présidence de François Hollande était de fait fragilisée. "Son autorité est affaiblie", a-t-il assuré. "François Hollande essaye de moyenner à gauche, c'est-à-dire de trouver des positions qui ne déplaisent pas trop à sa majorité. Il est infiniment trop obsédé par le parti socialiste, les courants du parti socialiste, les alliés du parti socialistes, les satellites du parti socialiste et les nuances de ce qu'il croit être son camp", a-t-il ajouté.

  • 29.09.13 Actualités >> Politique Nationale


    e Point.fr - Publié le 

    Le président du MoDem a scellé son rapprochement avec l'UDI dimanche, confirmant son virage à droite. Non sans prendre ses distances avec l'UMP.

    François Bayrou, Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé aux obsèques de l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy, le 11 juin.
    François Bayrou, Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé aux obsèques de l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy, le 11 juin. © Charles Platiau/AFP

    François Bayrou a scellé dimanche le rapprochement du MoDemavec l'UDI de Jean-Louis Borloo en vue d'"une opposition constructive" au centre, "sans ruse" et sans "jeu de courants mortifère", non sans continuer à revendiquer son indépendance. Après plus de dix années de séparation, le "troisième homme" de la présidentielle de 2007 et l'ancien numéro deux du gouvernement de François Fillon se sont résolus à unir leurs forces face à une majorité divisée et impopulaire et à une UMP menacée, selon eux, d'"explosion" sous la pression du Front national. La charte d'alliance, qui devrait être signée à la mi-octobre, n'effacera pas d'un trait de plume les désaccords et les rivalités entre les deux familles, mais François Bayrou et Jean-Louis Borloo veulent croire à une nouvelle offre politique dont ils éprouveront l'efficacité et la solidité à l'occasion des élections municipales et européennes de 2014.

    Au prix d'un virage à droite que certains de ses partisans considèrent avec circonspection, François Bayrou, qui avait été laminé au premier tour puis avait voté pour François Hollande, se repositionne pour l'avenir. "La réconciliation, puis le rapprochement, puis le rassemblement et la réunion des forces dispersées du centre français, c'est la réponse que nous devons à la France pour que nous puissions servir la refondation de notre pays", a-t-il déclaré en clôture de l'université de rentrée du MoDem à Guidel (Morbihan). "Aujourd'hui, c'est possible. Les esprits ont mûri et les temps ont changé", a-t-il assuré.

    Indépendance

    François Bayrou, qui avait observé avec bienveillance les premiers mois de la présidence Hollande, a fait part de sa "déception" face à la politique du président socialiste, qu'il croyait "différent de son parti". "La déception, nous la ressentons. Les promesses ont été oubliées et le président de la République n'est pas au rendez-vous des promesses qu'il avait faites", a-t-il dit, dénonçant la "glaciation" de la gauche. "Dans un paysage politique où tout explose, si nous sommes à la hauteur de notre responsabilité, il y aura au moins un lieu où l'on se rassemblera, sans obsession de rivalité, en acceptant les nuances et les différences entre nous, mais sans ruse, et sans jeu de courants mortifère, avec estime réciproque", a souligné François Bayrou sur le ton de la mise en garde. 

    Car le Béarnais refuse toute dilution ou tout suivisme aveugle. "Ce que nous apportons à cette force nouvelle du centre, c'est la garantie que le mot indépendance n'est pas un vain mot", a plaidé le président du MoDem. "Nous sommes des opposants différents et constructifs. Nous refusons le systématisme. Jean-Louis Borloo et moi (...), a-t-il poursuivi, bien sûr nous sommes différents. Notre manière de voir le monde n'est sans doute pas la même, les caractères ne sont pas les mêmes, nos chemins n'ont pas été les mêmes." Il "a expérimenté la participation et l'association dans la majorité et dans le gouvernement et moi j'ai expérimenté l'indépendance farouche et même la solitude, a-t-il rappelé. Si nous n'avions pas tenu bon durant ces années (...), si nous n'avions pas été à ce point indépendants, à ce point libres, il n'y aurait pas aujourd'hui de regroupement du centre parce qu'il n'y aurait plus de centre."

    Aucune alliance automatique avec l'UMP

    Le dirigeant centriste assure que la présidentielle de 2017 n'est pas dans son "viseur" et qu'il faut plusieurs "leaders" au centre, mais la question d'une candidature centriste en 2017 reste posée. François Bayrou a évoqué la perspective d'une primaire. La stratégie des alliances pour les échéances locales à venir fait également débat. François Bayrou a laissé entendre dimanche qu'il se refuserait à des rapprochements exclusifs au centre droit avec l'UMP. "Si la droite républicaine est sur ses fondamentaux, qui sont pour moi républicains avant d'être de droite, qui croient à la fraternité autant qu'à la liberté, alors il n'y a entre nous aucune question de compatibilité (...) comme il n'y en aurait avec une affirmation sociale démocrate, rénovée, enfin fière d'elle-même le jour où elle reniera la glaciation où pour l'instant elle est enfermée", a-t-il expliqué. "Il n'y aura aucun jeu d'alliances automatiques qui nous entraînera dans des complaisances dont nous ne voulons pas", a-t-il prévenu sous les applaudissements.

    L'UDI et le MoDem devraient constituer 90 % de listes communes pour les municipales.

  • 26.09.13 Actualités >> Politique Nationale
     

    François Bayrou reproche à François Hollande son "benign neglect"

    Le Monde.fr | 

     

    Grand défenseur de la langue française, François Bayrou préfère recourir à l'anglais pour qualifier l'attitude de François Hollande. Il lui reproche son "benign neglect."

    "Benign neglect, ça veut dire : on néglige, avec une part de je-m'en-foutisme", a expliqué le président du MoDem, qui était mercredi 25 septembre l'invité de l'émission "Questions d'info" sur LCP, en partenariat avec Le Monde, France info et l'AFP . "Il y a dans ce benign neglect, dans cette négligence en sifflotant, pourdire les choses autrement, l'idée que les choses vont s'arranger toutes seules", a ajouté celui qui avait apporté sa voix à François Hollande au deuxième tour de la présidentielle de 2012.

    "GALOPAGE FISCAL EFFRÉNÉ"

    Depuis, les choses se sont gâtées. Le président du MoDem a pris ses distances. Il s'est rapproché de Jean-Louis Borloo et ne ménage plus le président de la République.

    Alors que le gouvernement vient de présenter le projet de budget pour 2014, marqué par 15 milliards d'économies budgétaires et 3 milliards d'impôtsnouveaux, François Bayrou dit ne pas croire aux économies annoncées. "Les dépenses sont freinées, mais elles ne baissent pas." Il dénonce un "galopage fiscal effréné" et juge la situation des finances publiques "pire" qu'en 2012. "Dans les deux ans qui viennent, on va arriver à 100 % de la dette par rapport au PIB", pronostique t il .

    Pour lui, tout le malheur vient du fait que le président de la République n'a pas le courage des réformes.

    "La France, avec une action publique et une solidarité comparables à celles des pays qui nous entourent, dépense 20 % de plus que l'Allemagne pour un service qui, avouons-le, est du même ordre", explique-il en déplorant que "les feuilles d'impôt soient aujourd'hui une traduction de cette espèce de sclérose dans laquelle notre pays est plongé".

    Pour lever les blocages, François Bayrou réclame un référendum sur "le cumul des mandats", la "baisse conséquente" du nombre des parlementaires, l'égalité des Français devant l'impôt et la simplification "du mille-feuille territorial""Je n'ai pas de doute que les élus freineront, mais il est de la responsabilité du président de la République de passer outre", explique-t-il .

    Le président du MoDem raconte encore que dans ses échanges avec François Hollande entre les deux tours de l'élection présidentielle, il avait plaidé pour cette grande loi de moralisation. Et il assure que François Hollande lui avait répondu par écrit en disant : "S'il y a blocage des élus, je ferai un référendum auprès des Français." François Bayrou a comme l'impression d'avoir été trompé.

  • 19.08.13 Actualités >> Politique locale
     Villeneuve-lès-Avignon : le Modem se prépare pour les municipales
    Midi Libre
    17/08/2013, 09 h 57 | Mis à jour le 17/08/2013, 14 h 11


    Couston et Valladier peaufinent leur stratégie.
    Couston et Valladier peaufinent leur stratégie. (D.R)

    A sept mois des municipales, le Modem s'organise autour de deux hommes : Maxime Couston, déjà bien connu des Bagnolais, et Gérard Valladier.

    Mardi 13 août, 13 h, Gérard Valladier, le directeur du collège Joseph-Lhermitte, à Villeneuve, déjeune tranquillement place Jean-Jaurès, avec Maxime Couston de Bagnols-sur-Cèze. Une rencontre amicale bien sûr pour ces deux membres du Modem mais pas seulement. Au menu du jour, les élections municipales de 2014 puisqu’il est question pour le parti de proposer une liste dans la cité villeneuvoise. Maxime Couston, ancien élu de Bagnols, est rompu à ce genre d’exercice : il a d’ailleurs déjà formé la sienne pour les élections de sa ville. Et il entend maintenant transmettre son expérience en la matière pour que son ami, Gérard Valladier, soit en mesure de mettre en place une équipe cohérente dans des délais relativement courts.

    Une liste d'ouverture au centre

    "La présence du Modem est souhaitable, précise Gérard Valladier, car c’est un moyen de lutter contre les extrêmes portés par le dépit d’électeurs déçus. Nous voulons former une liste d’ouverture au centre et nous sommes persuadés que les Villeneuvois comprendront l’utilité de notre présence en 2014." Bien conscient de l’importance croissante des agglomérations, Maxime Couston prône un rapprochement entre le groupe Modem du Gard rhodanien et celui du Vaucluse : "Nous cherchons des positions et une sensibilité commune afin d’être, dans le futur, présent dans le Grand Avignon", ajoute Gérard Valladier. Connaissant la ténacité de ce dernier, il est permis de penser que la liste villeneuvoise ne devrait pas tarder à voir le jour.

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