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"Sectarisme" au PS selon Bayrou

AFP Publié 

 

 

 

400 candidats "Centre pour la France"

AFP Mis à jour  | publié 

 

 - Publié le 20/05/2012 à 20:03

Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, a pris dimanche la défense du nouveau ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, car "s'il est mission essentielle dans ce gouvernement, c'est bien celle-là".

Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, a pris dimanche la défense du nouveau ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, car "s'il est mission essentielle dans ce gouvernement, c'est bien celle-là".

Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, a pris dimanche la défense du nouveau ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, car "s'il est mission essentielle dans ce gouvernement, c'est bien celle-là".

Interrogé, au "Grand Jury" RTL/LCI/Le Figaro, sur le nom de ce ministère, François Bayrou a dit avoir "vu qu'il y avait beaucoup d'ironie à propos de cet intitulé". "Pour moi, je considère qu'il est absolument fondé: s'il est une mission essentielle dans ce gouvernement, c'est bien celle-là".

"Je ne sais pas si Arnaud Montebourg réussira, il a lui-même émis avec prudence l'idée qu'on ne réussirait pas tout, on lui en a fait le reproche, moi, je ne lui en ferais pas le reproche. C'est vrai, il a raison", a-t-il ajouté.

"Nous encaisserons certainement des échecs mais il faut tout tenter (...) y compris les solutions les plus audacieuses", avait déclaré Arnaud Montebourg, interrogé sur les menaces de fermetures de sites dans une interview au Journal du Dimanche, s'attirant les critiques de plusieurs responsables UMP.

Sur l'ensemble du nouveau gouvernement, le président du MoDem a émis un jugement balancé : "la parité bien, les nouveaux visages bien, le nombre un peu excessif par rapport aux engagements que François Hollande avait pris".

Il a noté que "les courants du Parti socialiste étaient tous représentés sans exception". "De ce point de vue-là, le sentiment d'ouverture, -auquel (François Hollande) ne s'était pas engagé, je le reconnais-, n'est pas là".



 

Philippe BERTA candidat sur la 6ème circonscription du GARD

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Philippe BERTA, Président du Mouvement Démocrate du GARD, avec Joëlle PELLISSIER (ex-Conseillère Générale du GARD) comme suppléante, se présente sous l'étiquette "LE CENTRE POUR LA FRANCE" sur la 6ème Circonscription du GARD.

14 candidats sont en compétition.


 


François Hollande maintient ses prévisions malgré celles de la Commission, nettement plus pessimistes.

François Hollande était à Tulle lorsqu'il a réagi aux prévisions de la Commission européenne.

François Hollande était à Tulle lorsqu'il a réagi aux prévisions de la Commission européenne. © Jean-Pierre Muller / 

Douche froide pour la zone euro... et pour François Hollande ! Les prévisions économiques publiées ce matin par la Commission européenne sont globalement mauvaises. La dette publique continue d'augmenter, à 93 % du PIB l'an prochain, Le chômage atteindra 11 %. En 2012, la zone euro est en légère récession. "La route vers la reprise sera longue et chaotique", pronostique Olli Rehn, commissaire chargé de l'euro, qui décerne toutefois quelques bons points à l'Irlande et au Portugal, deux pays sous assistance financière de l'UE qui sont "sur la bonne voie".

Deux pays ressortent plus particulièrement de ce sombre tableau. En Espagne, le déficit budgétaire atteindra 6,4 % du PIB cette année, puis 6,3 % en 2013. C'est le double des 3 % fixés comme objectif. Parallèlement, l'Espagne restera en récession. Enfin, "une intensification de la crise de la dette pourrait accroître la prime de risque de l'Espagne. Une plus grande détérioration du bilan des banques pourrait avoir des conséquences négatives pour les prêts et les finances publiques", conclut Olli Rhen.

Héritage

Le cas de la France est moins catastrophique en termes de chiffres, mais plus embarrassant politiquement. L'an prochain, le déficit public français sera de 4,2 %. Loin des 3 % pronostiqués par le gouvernement sortant, conformément au maximum autorisé par le Pacte de stabilité. La dette publique représentera 90,5 % du PIB en 2012, après 85,8 % en 2011, pour atteindre 92,5 % l'an prochain. La croissance sera de 1,3 % en 2013, une performance inférieure au 1,7 % prévu par le nouveau président. C'est trop faible pour empêcher la détérioration du marché du travail : la Commission prévoit 10,3 % de chômeurs en France l'an prochain. "Nous nous attendons à ce que les dirigeants français nous spécifient les mesures qu'ils comptent prendre", commente Olli Rehn.

Mais François Hollande conteste ces chiffres. "Ils sont le reflet de la politique menée jusqu'à présent par le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement", affirme Michel Sapin, possible nouveau maître de Bercy. En déplacement à Tulle, le président élu rappelle "avoir demandé une évaluation par la Cour des comptes de la réalité budgétaire de notre pays. Je savais déjà depuis plusieurs semaines qu'il y avait une dégradation plus grande que le gouvernement sortant ne le disait de nos comptes publics."

Le nouveau président reproche à l'ancien d'avoir dissimulé la vraie situation. Mais il maintient l'objectif de 3 % l'an prochain. On voit mal, dans les institutions européennes, comment François Hollande arrivera à éviter de mettre en place, assez rapidement, un plan de rigueur : pour réaliser 1,2 point de déficit en moins, avec une croissance faible, il faut économiser au moins 24 milliards d'euros.



 

Bayrou: pas de ministres MoDem mais un "pôle central" à l'Assemblée


Le député sortant des Pyrénées-Atlantique a cependant affiché sa confiance pour les prochaines échéances, se disant persuadé que ses électeurs ne se laisseraient pas "entraîner par des décisions d'appareil"

Le député sortant des Pyrénées-Atlantique a cependant affiché sa confiance pour les prochaines échéances, se disant persuadé que ses électeurs ne se laisseraient pas "entraîner par des décisions d'appareil"

François Bayrou a rejeté jeudi toute participation du MoDem au gouvernement mais a annoncé son intention de créer à l'Assemblée un "pôle central", qui pourrait voter avec l'exécutif selon les circonstances, avec des députés élus sous une nouvelle étiquette: "Le centre pour la France".

Au cours d'une conférence de presse, le leader centriste, qui a recueilli au premier tour 9,1% des voix, a une nouvelle fois revendiqué son vote de second tour pour François Hollande.

"J'ai pris mes responsabilités car pour moi la vie consiste à prendre ses responsabilités. Je l'ai fait, est-il besoin de le dire, sans aucune idée d'intérêt", en pensant "qu'au bout du compte, malgré mes réserves (...) l'alternance offrirait une chance nouvelle au pays", a justifié François Bayrou.

Mais le président du MoDem a exclu pour l'instant toute participation de son parti à un gouvernement socialiste.

"Je pense que cela serait une confusion. Quand on entre au gouvernement, on est solidaire et je suis en désaccord avec François Hollande sur plusieurs points de son programme", a rappelé l'ancien candidat qui avait qualifié "d'insoutenable" le projet économique du candidat PS.

En guise de mesure de rétorsion contre François Bayrou, l'UMP a annoncé lundi sa décision de présenter un candidat dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Et mercredi, le bureau national du PS a entériné le maintien d'une candidate face à lui, tandis que la patronne Martine Aubry excluait toute idée "de service rendu".

"On me dit +Vous avez pris des risques, on va vous le faire payer, on va vous désigner comme cible+. Je l'accepte. J'assume cela", a dit M. Bayrou, expliquant vivre la politique "comme un engagement".

Le député sortant des Pyrénées-Atlantique a cependant affiché sa confiance pour les prochaines échéances, se disant persuadé que ses électeurs ne se laisseraient pas "entraîner par des décisions d'appareil".

"Dans ma circonscription, ce n'est pas le vote du premier tour de la présidentielle qui fera le vote des législatives", a-t-il fait valoir.

"Les électeurs votent du plus profond d'eux-mêmes en se posant une question: Qui sera notre meilleur porte-parole, comme communauté de citoyens, dans l'avenir à l'Assemblée nationale", a-t-il estimé.

Mais au-delà de sa propre candidature, M. Bayrou s'est fixé comme objectif pour les prochaines législatives de constituer "un courant politique nouveau indépendant et positif" en présentant quelque 400 candidats sous une nouvelle étiquette: "Le centre pour la France".

"Ces candidats auront un mot d'ordre: +Nous voulons être utiles à la France, pour qu'elle échappe à ses divisions+, ils ne seront pas les hommes et les femmes d'un camp, mais les hommes et les femmes d'un pays et d'un peuple", a expliqué le leader centriste.

"Au travers des candidats de cette force centrale pourront s'exprimer tous ceux qui éprouvent un malaise devant la volonté de monopole de l'UMP et du PS", a ajouté M. Bayrou, qui a fait de la lutte contre la bipolarisation de la vie politique son cheval de bataille.

Selon lui, "certains gaullistes, sociaux-démocrates, des membres de la droite républicaine et sociale et des écologistes réalistes" pourraient se retrouver dans cette famille. En tout cas, "tous ceux qui en ont marre des sectaires d'un bord ou de l'autre", a-t-il précisé, en détaillant la philosophie de leur action politique dans la future assemblée.

"Quand les décisions seront bonnes et courageuses, le pôle central soutiendra les orientations du gouvernement. Quand elle seront risquées, il le dira clairement. En toutes circonstances, il cherchera à influencer les décisions prises dans le sens du courage et du réalisme", a-t-il dit.

 



 

Le Centre pour la France: "des femmes et des hommes non pas d'un camp, mais d'un pays et d'un peuple"

10 MAI 2012

François Bayrou a présenté la démarche des candidats du "Centre pour la France" lors des élections législatives, lors d'une conférence de presse, jeudi 10 mai à Paris.

Seul le prononcé fait foi.

L’élection présidentielle a livré son verdict. François Hollande a été élu, et Nicolas Sarkozy a organisé la transition comme elle devait l’être. Les Français ont apprécié ce moment républicain, ce qui prouve qu’il y a dans notre pays aujourd’hui un grand besoin d’apaisement. 

Dans cette élection, j’ai pris mes responsabilités. Pour moi, la vie, cela consiste à prendre ses responsabilités. Je l’ai fait, est-il besoin de le dire, sans aucune idée d’intérêt, sans aucune sorte de marchandage. On me dit : vous avez pris des risques ! On va vous le faire payer et vous désigner comme cible. Je l’accepte. J’assume cela. J’ai pris cette décision, parce que je considérais que l’essentiel se trouvait en jeu, qu’au bout du compte, malgré mes réserves sur bien des points, l’alternance offrirait une chance nouvelle au pays. 

Et notre marque de fabrique, à nous, c’est que nous ne faisons pas de la politique comme un marchandage : nous faisons de la politique comme un engagement. Et nous pensons que le courage est nécessaire à l’engagement. Or l’engagement, et le courage, c’est précisément ce qu’il faut à la France. Pas le sectarisme. Car la période que nous allons vivre va être la plus rude, la plus exigeante, que la France ait traversée depuis longtemps. 

Je veux vous dire solennellement ceci : la crise vient, plus vite et plus dure qu’on ne l’imaginait ! L’étincelle part de Grèce, mais c’est dans les États endettés de la zone euro, et au premier chef chez nous en France, que l’incendie risque de s’allumer. 

Voilà la dure réalité. Cette crise est celle des États surendettés de la zone euro. En finançant à crédit leur train de vie, en dépensant pour le courant et pas assez pour l’investissement, ces pays, et le nôtre, se sont placés dans une situation invivable. La crise qui vient sera la plus rude de celles que notre pays aura traversées depuis la guerre, parce que cette crise risque de menacer d’abord notre modèle social et de services publics. 

J’espère que des démarches de croissance seront acceptées par les autorités de l’Union européenne. Mais c’est à l’horizon de plusieurs années. Et elles ne seront acceptées que si, en même temps, les pays cessent de s’endetter, et cela c’est à court terme. Et comme dans toute crise, ce sont les catégories les plus fragiles qui risquent d’être les premières atteintes. Il est très important que les gouvernants aient cela à l’esprit. 

Et cela a deux conséquences. Il n’y aura pas de répit. Il y aura peut-être un court état de grâce politique, mais pas d’état de grâce économique et social. Et deuxième conséquence : on ne sortira pas de cette crise par les solutions politiques classiques ! 

François Hollande a un atout : il n’est pas ressenti comme un homme d’affrontements, je crois pour ma part que c’est authentique, il est nouveau, il a un certain crédit dans l’appareil d’État. Surtout, il a obtenu le soutien des catégories populaires les plus fragiles. Mais son programme économique devra être repris en profondeur, à la mesure de la crise, et ce sera un rude exercice de vérité, d’abord dans sa majorité. 

S’il trouve en face de lui une opposition agressive et systématique, qui fera feu de tout bois, a fortiori une cohabitation de blocage, il n’existe aucune chance que le pays puisse se redresser. Je suis persuadé que les Français ne veulent pas d’une opposition frontale et systématique pour la période qui s’ouvre. Ils ont envie de gens, même différents, mais réunis qui fassent avancer les choses. C’est dans cette volonté que nous nous inscrivons. Il faut au Parlement un courant politique nouveau qui soit à la fois indépendant et positif. Il faut un courant politique qui dise non à la participation complaisante, non à l’opposition de principe, et oui à l’esprit de responsabilité et d’unité nationale. 

Il faut un courant politique qui ne cherche pas l’échec des gouvernants, mais le succès de la France dans les immenses difficultés qu’elle va rencontrer. Des gens qui ne s’en laissent pas compter, qui ne se laissent pas influencer par les intérêts partisans. Et cette force ne peut être qu’au Centre. 

Je dis au centre. Pour la première fois, un vrai centre peut exister. Jusqu’à maintenant, le centre ne se concevait qu’à droite. Jamais, depuis des années, il n’avait pu faire la preuve d’une vraie indépendance, d’une vraie liberté de décision, fondée non pas sur des arrière-pensées, mais sur le plus profond de son engagement. 

Or pour qu’un vrai centre existe, il faut qu’il réunisse des femmes et des hommes qui assument leur diversité et ne soient pas toujours du même côté de cette barrière imaginaire qui séparerait les Français. 

J’ai beaucoup d’amis qui ont voté Sarkozy et appelé à voter pour lui. Je considère qu’ils en avaient le droit. J’ai des amis qui ont voté blanc. Je considère qu’ils en avaient le droit. Beaucoup d’entre nous aussi ont voté Hollande et moi avec eux. 

Ils n’ont pas à être accusés de leur vote. Ils en avaient le droit élémentaire comme citoyens. Aucun contrat, aucune dépendance ne doit empêcher un citoyen d’émettre le vote qu’il considère juste. 

Et c’est en acceptant cette diversité, en réunissant ceux qui ont fait des choix de deuxième tour différents, et heureusement, que nous créerons le pôle central libre dont la France a besoin. C’est un grand changement. 

La création d’une force centrale et libre dans la vie politique française, là est la seule nouveauté, et le seul changement possible. Et cette force centrale qui accepte et veut voir réunies les sensibilités différentes du centre, ceux qui ont voté d’un côté et ceux qui ont voté de l’autre, un pôle qui non seulement accepte la diversité mais la souhaite, c’est la garantie que pour la première fois, un courant refusera le sectarisme, les réflexes de clan, tout pour ou tout contre, toujours pour ou toujours contre ! 

Au travers des candidats de cette force centrale, pourront s’exprimer tous ceux qui éprouvent un malaise devant la volonté de monopole de l’UMP et du PS. Et je les ai rencontrés, les gaullistes, les sociaux démocrates, les sensibilités sociales de la droite républicaine, les écologistes réalistes. Tous ceux qui n’aiment pas que triomphent les seules logiques d’appareil. Tous ceux qui en ont marre des sectaires d’un bord ou de l’autre. 

Quand les décisions seront bonnes et courageuses, le pôle central soutiendra les orientations du gouvernement. Quand elles seront risquées, il le dira clairement. En toutes circonstances, il cherchera à influencer les décisions prises dans le sens du courage, du réalisme, et de l’attention à porter à la vie quotidienne. Il défendra une vision pour le pays, autant que le souci de la vie de tous les jours. Il sera humaniste, pas seulement dans les mots, mais dans les actes. Devant la crise, il défendra l’intérêt national et donc l’unité nationale. 

Les candidats de ce pôle central qui auront signé une charte d’engagement se présenteront sous l’étiquette : "Le Centre pour la France". 

Ces candidats auront un mot d’ordre : "nous voulons être utiles à la France, pour qu’elle échappe à ses divisions". Ils ne seront pas les hommes et les femmes d’un camp, mais les hommes et les femmes d’un pays et d’un peuple.



Dans l'attente des consignes de Paris sur les législatives, la réunion du

mardi 15 mai est reportée. Nous reviendrons vers vous prochainement

pour définir une nouvelle date.

 


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