Accueil
alt


Amis démocrates,

Le conseil départemental, le bureau départemental et le président départemental du mouvement démocrate du Gard adressent à tous les démocrates gardois tous leurs voeux de bonheur et de réussite pour 2009.

Démocratement votre.

Médiateur National du Mouvement Démocrate, Conseiller Général de la Loire, proche et fidèle de François BAYROU, annonce sa candidature aux élections Européennes.
On peut le retrouver sur son site : www.gillesartigues.com

alt

Pour « Conscience et Démocratie » il a eu la gentillesse de développer la belle et forte vision de l’Europe qu’il souhaite défendre et promouvoir.

Questions de Marie MAYER - Réponses de Gilles ARTIGUES :


Cher Gilles ARTIGUES j’ai eu l’occasion de partager le gîte quelques jours avec Delphine JUSSELME votre suppléante au Conseil Général de la Loire et vos co-listiers lors de l’Université de Rentrée 2008 du Mouvement Démocrate.
Tous ont loué votre calme, votre pondération, votre écoute. C’est certainement une des raisons pour laquelle François BAYROU vous a confié la mission de Médiateur National du Mouvement, rôle difficile où il faut désamorcer les tensions pour fédérer.
Mises à part toutes options politique, ne pensez-vous pas que dans le monde en constante mutation dans lequel nous vivons, où l’imbrication des problèmes et des phénomènes peuvent induire des conséquences en séries et parfois conduire à des explosions, ces qualités humaines qui permettent d’agir avec recul et clairvoyance sont fondamentales pour un Député Européen ?

La mission actuelle du Député européen est absolument fondamentale.

D’une part, il est le seul rouage de la mécanique communautaire à être élu directement par les peuples pour les représenter au sommet du pouvoir européen. Aussi doit-il être à l’écoute de ses concitoyens pour assurer une transmission correcte de leurs doléances aux instances dirigeantes, et à l’inverse, incarner l’Europe sur le terrain pour consolider son assise populaire.

D’autre part, les pouvoirs du Parlement européen sont désormais conséquents dans la mesure où il adopte ou rejette les textes de loi communautaires à égalité avec le Conseil des ministres sur une immense majorité des sujets abordés par l’organisation. A l’heure où les compétences de l’Union européenne ne cessent de s’accroître au regard d’une ampleur inédite des défis de notre monde, le Député européen porte ainsi la lourde charge de permettre au citoyen européen d’exercer une réelle influence sur son quotidien comme sur la destinée de tout un continent, voire au delà…

Le sens des responsabilités, l’ouverture d’esprit, l’aptitude au dialogue, la prise de recul, l’esprit d’analyse, l’indépendance de vue, l’aptitude à la Raison et le courage politique sont dès lors les qualités indispensables à tout Eurodéputé pour mener son action en faveur de l’intérêt général.


Le monde traverse une grave crise économique qui met en lumière les excès d’une société fondée sur la seule valeur de l’argent et de l’enrichissement à outrance.
Quelle mission voyez-vous à l’Europe pour répondre pratiquement aux déséquilibres et dérives que cette crise révèle ?


Au fil de la campagne pour les élections présidentielles de 2007, François Bayrou n’a cessé de mettre en garde les Français sur les dangers du modèle de société prôné par Nicolas Sarkozy. La suite des évènements lui a malheureusement donné raison.

Emporté dans son « tout à l’ego », le Parti socialiste n’est pas plus capable de proposer une alternative innovante et viable qu’il ne l’a été par le passé pour dénoncer les dérives latentes du capitalisme débridé. Dans le camps adverse, les corrections apportées à une désastreuse politique socioéconomique sont inversement proportionnelles à la médiatisation du chef de l’Etat. Force est de reconnaître toutefois que ce dernier a pleinement exploité sa fonction éphémère de Président de l’Union européenne pour mobiliser et unir les Etats membres face à une crise inédite depuis les années 1930. Il a effectivement réussi à les accorder sur le sauvetage du système financier européen suivant l’exemple anglais de Gordon Brown. Son activisme désordonné et autoritaire a néanmoins fini par irriter ses partenaires, principalement allemands, ce qui a sans doute empêché les Européens de s’entendre sur un véritable plan de relance socioéconomique commun. Ainsi se sont-ils contentés du minimum syndical, à savoir une coordination de leurs politiques respectives dans le cadre d’un projet global de 200 milliards d’euros.

Naturellement, la somme n’est pas négligeable dans la mesure où elle représente 1,5% de la richesse globale de l’Union européenne. L’effort consenti par les 27 pays sous l’impulsion communautaire est donc à saluer. Il est aussi à relativiser. Tout d’abord, il représente seulement les deux tiers de son homologue chinois et la moitié de son semblable américain. Ensuite, le montant européen est surtout un affichage promotionnel de la Présidence française :il est le fruit de l’amalgame audacieux des actions nationales auxquelles a été ajouté un apport de la Banque Européenne d’Investissement à hauteur de 30 milliards d’euros sur 3 ans, soit à peine 300 millions d’euros par Etat et par an... Par ailleurs, la concertation européenne soit disant voulue et obtenue par Nicolas Sarkozy peut être sérieusement mise en doute en l’absence d’un véritable gouvernement socioéconomique de l’Union européenne, bien au delà de l’Eurogroupe !

Or, les attentes du citoyen européen croissent vis-à-vis de l’Europe. Conscient des limites des Etats nationaux comme des opportunités de l’Union européenne, il commence à se tourner vers la seconde au détriment des premiers, qui plus est au cœur d’une période troublée et difficile. La crise est dès lors une menace comme une chance pour la construction communautaire : une menace de paralysie, voire de délitement, si elle ne parvient pas à satisfaire les aspirations de ses peuples ; une chance de l’étayer dans le cas inverse. En d’autres termes, l’Union européenne se trouve à un tournant de son histoire. En France, le MoDem est le mieux placé pour l’aider à le négocier. Le pari est de construire une société fondée non sur l’égoïsme mais sur la solidarité, non sur le profit mais sur le progrès, non sur l’excès mais sur la Raison, non sur la vilité mais sur l’éthique, non sur l’adulation de l’argent mais sur le respect de la vie… Telle est la principale mission de l’Europe pour les années à venir ! Les bases existent puisque l’Union européenne s’est récemment engagée sur la voie d’un développement durable au service de l’Homme, cas unique au monde. L’ambition lui fait toutefois défaut pour accentuer le mouvement. Le MoDem doit lui en insuffler aux côtés de ses partenaires et amis étrangers pour parvenir à une Europe volontaire, dynamique, innovante et humaine...


Le Mouvement Démocrate veut, selon le souhait de François BAYROU, s’atteler à bâtir un modèle de société humaniste pour le XXIème siècle.
Quelle sera la voix d’un Député Européen MoDem, et en particulier la votre, pour œuvrer dans cette direction au sein de l’Union Européenne ?


La force du Parlement européen réside dans sa double nature démocratique et supranationale. Démocratique dans la mesure où il est la manifestation de la volonté populaire, ce qui le différencie de la Commission européenne. Supranationale puisque les Eurodéputés ne se regroupent pas en délégations nationales mais au sein de formations idéologiques, ce qui le distingue cette fois du Conseil des ministres. Il est dès lors le principal défenseur de l’intérêt général de la population de l’Union européenne, citoyens et résidents. Un député européen doit absolument se concentrer sur cet aspect : son objectif n’est pas de défendre une entité politique ou économique mais les individus dispersés sur le territoire communautaire. Il lui faut installer l’Homme au centre de sa réflexion comme de son action. Un parlementaire MoDem aura en tous cas à cœur de tendre vers cet idéal.


Une société humaniste implique de donner priorité au développement et à l’épanouissement de la personne selon ses droits et besoins tels que la Convention Universelle des Droits de l’Homme les a définis depuis 60 ans .
Sur le plan social, économique, culturel, environnemental quelles sont pour vous les priorités que vous aurez à défendre ?


À mon sens, la crise actuelle nécessite un accroissement des efforts comme une concentration des moyens.

L’accroissement des efforts est nécessairement financier à l’heure où les Européens doivent se montrer plus que jamais solidaires et novateurs pour progresser vers un modèle humaniste de société plus moral, plus juste, plus raisonnable et plus durable. Cet idéal est condamné à demeurer utopie si l’Union européenne se contente du budget ridicule de ces dernières années (il représente seulement 1% de la richesse européenne tandis que son homologue américain correspond à 20% du Produit Intérieur Brut des Etats-Unis, pays réputé pour son ultra-libéralisme…). L’augmentation budgétaire peut être obtenue grâce à des obligations européennes émises sur les marchés financiers (si les investisseurs se détournent des entreprises diverses et variées comme des Etats les moins vertueux en cette période de doutes et de craintes, ils auront à coup sûr intérêt à prêter à la plus saine et plus puissante économie du monde !) et/ou par le biais de nouvelles taxes, qui plus est sur les activités polluantes et spéculatrices. Dans les deux cas, non seulement le contribuable sera peu touché mais l’Union européenne s’investira aussi pour réguler le capitalisme mondial en même temps d’injecter une masse considérable d’argent dans son économie pour la dynamiser, créer des emplois et réduire la pauvreté…

Pour obtenir les effets escomptés dans un minimum de temps, il lui faudra impérativement concentrer ses nouveaux moyens sur une gamme réduite de priorités sociales (prêts aux démunis, construction de logements bon marché, formation des moins qualifiés, suivi des personnes marginalisées sur le marché du travail, etc.), économiques (soutien financier et technique des petites et moyennes entreprises, développement des infrastructures, innovations technologiques et méthodologiques, incitation à la recherche, etc.) et culturelles (institution d’une fête des cultures européennes annuelle, encouragement à la création, rénovation du patrimoine architectural, etc.). Rassurez-vous : je n’ai pas oublié l’Environnement, loin s’en faut ! En fait, l’importance majeure de la question m’amène à la traiter au sein de toutes les actions à mener dans l’avenir. En d’autres termes, je pense qu’il serait plus efficace de généraliser l’écoconditionnalité de la Politique Agricole Commune à toutes les politiques comme tous les programmes de l’Union européenne dans le cadre d’un profond et solide développement durable. De la même manière, je suis partisan d’imposer une éthiconditionnalité des aides européennes, ce qui consisterait, par exemple, à demander à une entreprise en bonne santé le remboursement avec intérêt des subventions perçues en cas de licenciements injustifiés...


En réponse à cette crise financière d’ampleur séculaire comme l’a qualifiée François BAYROU, nous devons inventer une société où le développement durable, la défense de l’Environnement, la justice sociale et une conscience planétaire ne seront plus passés au second plan.
L’Europe peut-elle devenir un modèle, une sorte de laboratoire de cette nouvelle société ?


L’Union européenne est d’ores et déjà un modèle pour le monde aux plans de l’Environnement comme de la Justice sociale. Sur le premier sujet, ses Etats membres sont les premiers et les seuls sur la planète à s’être obligés à de conséquents efforts à diminuer leur consommation énergétique et à développer les énergies renouvelables pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Le Sommet de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008 a confirmé cette extraordinaire politique avec des objectifs de 20% pour l’année 2020 dans les trois domaines cités précédemment. Bien sûr, certaines puissances comme l’Allemagne, l’Italie ou la Pologne ont obtenu des exemptions de manière à préserver leurs industries en période de crise. J’ai été désolé de l’apprendre car je crois cette reculade de la Présidence française particulièrement regrettable, et ce, pour deux raisons : premièrement, elle risque de rendre difficile la réalisation desdits objectifs dans les délais impartis ; deuxièmement, elle freinera sans nul doute les efforts de recherche, d’invention et d’équipement non seulement nécessaires à la préservation de l’environnement mais aussi susceptibles d’ouvrir la voie à une économie nouvelle dans le cadre d’une société régénérée…


Pour l’homme de la rue en France, mon boulanger ou mon garagiste, l’Europe est plus souvent une entité administrative étouffante qu’un idéal ou un pôle de stabilité du monde.
Comment les Eurodéputés du Mouvement Démocrate pourront- ils œuvrer à leur redonner confiance en cet avenir, à leur faire sentir que l’Europe c’est eux ?


Tout d’abord, il est vital d’informer la population sur l’Union européenne, ses origines, ses objectifs, ses mécanismes et ses implications sur le terrain. En effet, la communication en la matière est inexistante. Or, l’homme de la rue a naturellement tendance à se méfier de ce qu’il ne connaît pas ou mal. Le MoDem doit dès lors consacrer une partie de son énergie à aller à la rencontre des boulangers, des garagistes, des infirmières ou des éboueurs pour leur expliquer l’Europe dans ses dimensions les plus concrètes et positives (certains politiques et médias se chargent déjà des aspects négatifs, et ce, avec une hypocrisie et une mauvaise foi absolument scandaleuse !). En effet, si l’Union européenne est imparfaite (les eurodéputés démocrates auront à cœur d’en corriger les erreurs, les manques et les faiblesses), elle agit quotidiennement au profit de tous ses habitants selon des mécanismes parfaitement démocratiques, ce dont ne sont malheureusement pas conscients les citoyens (j’essaie de donner des exemples concrets sur mon site). Ensuite, le MoDem doit naturellement proposer un projet européen particulièrement ambitieux pour l’avenir. Je tiens à souligner ici que nous ne souffrons certainement pas d’un excès d’Europe mais de son contraire ! Les défis présents et futurs dépassent désormais le seul cadre de nos frontières nationales. Un Etat à l’image de la France n’est ainsi plus en mesure d’y répondre convenablement pour le bien de sa population. Il a toutefois à sa disposition un extraordinaire instrument pour surmonter toutes ses épreuves avec succès : l’Europe ! Encore faut-il que cet outil soit opérationnel… Il le sera à la seule condition de passer outre une bonne fois pour toute les suspicions et égoïsmes nationaux dans la perspective d’une coopération toujours plus étroite, efficace et durable des intelligences européennes.



Quelle doit être pour vous l’apport principal de la France dans l’Union Européenne ?


Je ne pense pas être chauvin à prétendre que la France est vitale pour l’Union européenne : tout d’abord, elle en est à l’origine (la journée de l’Europe célèbre le discours prononcé le 9 mai 1950 par Robert Schuman, Ministre français des Affaires étrangères, en faveur d’une Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, première étape de la construction européenne) ; ensuite, aux côtés de l’Allemagne, elle en est le moteur (les deux associés sont la source de ses progrès successifs) ; enfin, elle en est une des principales inspiratrices (la législation européenne, notamment sociale, est très souvent son œuvre). Aussi ai-je été particulièrement triste du résultat négatif du référendum sur le Traité constitutionnel en 2005. Quelles que soient les explications de ce vote (elles sont multiples et variées), les conséquences ont été catastrophiques pour notre pays ! En effet, ses partenaires européens n’ont pas compris le rejet par les Français d’un texte imaginé par eux-mêmes… Aussi s’est-il gravement discrédité pour finalement perdre une partie de son influence sur la scène communautaire. Je reconnais que l’action volontaire et énergique de Nicolas Sarkozy pour sortir l’Europe de la léthargie dans laquelle cet échec l’avait plongé a eu le mérite de rendre son rang légitime à la France. Malheureusement, sa désinvolture associée à son indélicatesse a gravement plombé le couple franco-allemand, ce qui hypothèque les chances de progrès futurs de la construction européenne. Le MoDem a ainsi l’impérieuse obligation de renouer le dialogue avec nos amis Outre-Rhin, notamment au Parlement européen, dans la perspective d’orienter l’Europe sur la bonne voie…


Pensez-vous qu’une conscience Européenne se développe et puisse aider nos pays à reprendre espoir et à sentir qu’ils ont un rôle à jouer dans le monde ?


Hélas, le citoyen européen est aujourd’hui très loin de se considérer comme tel, qui plus est au sein des villes et campagnes distantes des frontières ! En effet, la citoyenneté est intimement liée à l’identité, c’est à dire la conscience et la volonté d’appartenance à une communauté. Or, mis à part l’euro (très souvent décrié pour son défaut inflationniste supposé), rien ne permet vraiment à une immense majorité de Français casaniers (ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à demeurer dans le cadre de leurs frontières nationales) de se sentir Européens. Les implications concrètes et quotidiennes sur le terrain sont précisément peu perceptibles et valorisées. L’Europe demeure ainsi abstraite. Mobiliser l’homme de la rue au profit de cette cause, aussi noble soit-elle, est dès lors difficile, voire impossible. Comme l’Union européenne ne pourra se développer, voire survivre, sans l’adhésion de ses peuples, il est primordial de remédier au problème. Je propose notamment une information permanente, pertinente et percutante du grand public ; un véritable brassage des populations (service civil européen, jumelages, etc.) ; et l’usage régulier des symboles (obligation de dresser le drapeau européen sur les bâtiments officiels, application d’une étoile surmontée du sigle UE sur les timbres, marquage communautaire visible sur tous les documents administratifs, mise en exergue de la Charte européenne des droits fondamentaux, remise de la citoyenneté européenne en même temps que son homologue, etc.).


Quelle place voyez vous pour l’Europe dans le monde notamment face aux pays émergeants qu’elle devrait pouvoir aider à trouver leur équilibre si elle maintient et développe le sien ?


La réussite de la construction européenne est vitale pour l’ensemble de la planète. L’Europe participe en effet de l’équilibre du monde depuis des millénaires. L’Histoire a tout particulièrement démontré que sa désunion était capable de jeter l’humanité entière dans l’horreur de la guerre, de ses souffrances, de ses destructions et autres abominations. Les Européens doivent désormais prouver que leur union est susceptible de la conduire vers un monde meilleur, c’est à dire plus équitable, plus stable, plus harmonieux et plus durable. Pour y parvenir, l’Union européenne dispose de deux atouts majeurs, uniques en leur genre, à savoir son modèle de société moderne et son aide aux tiers les plus pauvres. Le MoDem est sans doute le mieux à même de l’encourager à découvrir et exploiter son extraordinaire potentiel pour entraîner le reste du globe sur la voie du progrès collectif, juste et viable.


Merci beaucoup, Gilles ARTIGUES, pour cette belle vision de l’Europe que nous devons tous, chacun avec nos moyens, aider à faire développer.

Très bonne chance à vous pour porter cet idéal fort, démocratique et humaniste, enraciné dans les principes fondamentaux et adapté aux besoins et urgences d’un monde en pleine mutation.


Une rencontre a eu lieu le 11 décembre en Préfecture de Région à Montpellier sur les enjeux des élections européennes.


Vous trouverez dans le document pdf ci-joint :

- L'écrit d'un bilan de la présidence française européennes par JC Gegot président de la Maison de l'Europe et professeur d'histoire contemporaine à la faculté de Montpellier


- Quelques notes sur les échanges avec Alain Barrau directeur de la représentation du Parlement Européen en France


- Quelques commentaires personnels


Eric Chartier

alt


alt

C'est parti !

Les jeunes démocrates lancent leur mouvement. A la suite des élections internes, les jeunes démocrates souhaitent insuffler un nouveau dynamisme énergique, non seulement à ce jeune et prometteur mouvement, mais également aux idées et aux valeurs humanistes et européennes.

Avant tous les jeunes démocrates souhaitent remettre le citoyen et ses préoccupations au cœur des projets politiques de demain afin d'être au plus proche de son idéal de vie.

A cet effet les jeunes démocrates invitent à participer tous ceux qui le souhaitent

Au premier Café Démocrate qui se tiendra  Mercredi 17 Décembre 2008 à 20h30, à la brasserie de la Grande Bourse.

 

Le thème se veut ouvert, de même que cette soirée sur le thème : « Un autre monde pour demain ? » où chacun pourra s'exprimer au travers des groupes de réflexion thématique et des débats.

Ensemble pensons les valeurs de demain.

Les jeunes démocrates

 

Pour information, suite aux élections internes et à la réunion du bureau ont été élus :

 

Président des Jeunes : Guillaume Castille

Secrétaire : Jordi Borreil

Trésorier : Benjamin Lagatie

 

Membre du Bureau :

 

- Sylvie Zuliani

- Angélique Pellissier

- Fabrice Machelart

- Pierre Pidou

- Pierre Mourgues

 

Suppléant :

 

- Clémence Lacour

- Christophe Masson

 

Membre du conseil National :

 

- Guillaume Castille (membre de droit )

- Clémence Lacour

- Christophe Masson

- Benjamin Lagatie

 


Dans le cadre de la préparation de la campagne pour les élections européennes à venir, le mouvement démocrate a organisé aujourd'hui une formation sur les structures et sur le fonctionnement des institutions européennes.

Les adhérents ont répondu présent et se sont montrés très intéressés par la qualité de cette formation.

Philippe Berta, Catherine Labrousse et Régis Vezon ont présenté l'historique de la genèse européenne partant du conseil de l'Europe jusqu'au traité de Lisbonne.

Les Flyers de cette passionnante journée seront mis prochainement en ligne sur le site officiel du mouvement démocrate afin de permettre à tous ceux qui n'ont pas eu la possibilité de se déplacer de bénéficier de ces connaissances.

Un débat a suivit ce premier module de formation et a montré les attentes et les interrogations de chacun.

Les prochaines sessions nous permettrons de répondre aux questions auxquelles nous aurons à répondre pour la préparation de ces élections et nous espérons vous y retrouver nombreux.

 

alt

 


Tribune libre:

Considérant que l’évolution du monde économique est sous-tendue à des prérogatives complexes et multiples, l’hypothèse est faite que nous n’arriverons pas à changer suffisamment et/ou assez rapidement les règles de gouvernances économiques et financières pour stabiliser durablement notre monde économique et financier et le rendre plus juste.

Ce faisant, je pose l’idée de créer un univers économique parallèle sécurisé comme il existe un net classique (http) et un net sécurisé (https).

Cet univers économique qui correspond à une couche additionnelle et dont l’entrée est basée sur le volontariat obéit à des règles prudentielles particulières.

Un exemple le Crédit lyonnais crée une filiale sécurisé appelé Crédit Lyonnais#.

Ce suffixe # indique qu’il s’agit d’un organisme présent exclusivement sur le marché sécurisé.

Ainsi un nouveau client de cette banque a le choix d’ouvrir un compte et de placer son argent au sein de l’établissement opérant sur le marché classique ou sur le marché sécurisé.

Le choix naturellement portera les clients dont la sécurité est au centre de ses préoccupations vers l’établissement sécurisé et inversement.

Ainsi se créera un marché financier parallèle sécurisé qui supplantera progressivement le marché classique ceci sans qu’il soit nécessaire de reconstruire le marché actuel du fait des difficultés internationales compliquant et ralentissant les changements.

Ces règles pourraient être de manière non exhaustive :

  • Une société ou un organisme financier ne peut être à la fois sur le marché classique et sur le marché sécurisé. En revanche elle peut créer une filiale entièrement indépendante exclusivement présente sur ce marché sécurisé (la faillite de la filiale sur le marché classique ne pouvant entraîner la faillite de sa filiale sécurisée).
  • Une entreprise peut également décider d’abandonner le marché financier non sécurisé au profit du marché sécurisé. Des règles strictes de mutation seraient à mettre en place.
  • La spéculation est interdite sur le marché sécurisé, pour cela un organisme vérifie les échanges financiers.
  • Les échanges financiers doivent être motivés à partir d’un certain volume ou récurrence
  • Les échanges financiers dans ce monde sécurisé sont soumis à une petite taxation destinée à limiter les échanges à de vrais investissements
  • Les prêts hypothécaires sont interdits sur le marché sécurisé
  • Les effets de levier sont interdits sur le marché financier sécurisé
  • Les achats et ventes à découvert sont interdits sur le marché financier sécurisé
  • Dans le but d’interdire une forte dévaluation d’une entreprise bénéficiaire à cause de mouvements financiers défavorables, la plus ou moins value des titres d’une société est capée sur une valeur trimestrielle (ou autre) selon un mécanisme qui reste à définir. Le système destiné à caper les plus ou moins values est calculé en fonction du bénéfice des entreprises, d’une notation en terme d’écologie et de développement durable et d’une notation fonction du résultat social de l’entreprise.

 

Par exemple, les sociétés ne peuvent avoir un delta de leur cotation boursière supérieur à 10% sur le trimestre (+/- 5%).

Un ajustement décalera ce « capage » dans un sens ou dans l’autre selon que l’entreprise réalise ou pas des bénéfices, selon que l’entreprise crée ou détruit de l’emploi, selon que l’entreprise agit en faveur de l’écologie et du développement durable ou pas.

  • Etc.

Points forts de ce marché sécurisé :

Etant un nouveau marché additionnel, un état peut décider de tester ou de mettre en place un tel dispositif sans avoir besoin d’un accord international.

Ce test grandeur nature, s’il est un succès servira de vitrine internationale et s’imposera de lui-même en se généralisant.

Le monde financier nouveau qui en découlera sera stable et juste.

L’argent servira à la créativité et au monde du travail au détriment du monde spéculatif et purement artificiel du marché actuel.

Ces nouvelles règles pour ce marché sécurisé introduisent des encouragements à faire des bénéfices, à créer de l’emploi, à améliorer l’environnement et le développement humain.

La valeur d’une entreprise dépendant véritablement de ses qualités, l’argent n’est plus au centre du système mais c’est l’homme par la valeur de son travail qui est valorisé et mis au devant de la scène.

 

alt

 

Patrick Revol.


François Bayrou refuse de cautionner un plan de relance dont il conteste l'ampleur

LE MONDE | 08.12.08 | 14h08

François Bayrou enfonce un coin dans le plan de relance présenté par Nicolas Sarkozy. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) a indiqué, samedi 6 décembre, à l'issue du conseil national de sa formation, qu'il n'envisageait pas de le voter lorsqu'il sera examiné à l'Assemblée nationale, début janvier 2009. Il avait pourtant voté le plan de sauvetage bancaire le 14 octobre.

Pour l'ancien candidat à l'élection présidentielle, la relance Sarkozy "ne permettra pas de changer le visage de la crise". "Il y a beaucoup d'habileté, pour ne pas dire d'illusion, sur sa présentation comptable, estime M. Bayrou, mais, au bout du compte, cela ne représente que 4 milliards d'euros d'investissements réels, soit à peine 0,25 % du PIB. On est très loin de l'effet de levier nécessaire. Ce n'est pas avec ça qu'on va arrêter ou détourner la crise."

Le député des Pyrénées-Atlantiques met en relation ce "plan peu substantiel" avec le montant du "paquet fiscal" adopté en début de législature, qui représente un coût annuel de 12 milliards pour le budget de l'Etat. "Une erreur majeure", à ses yeux, qui "prive la France de toute marge de manoeuvre en période de mauvais temps". "Nous allons sortir de la crise tout nus", a, pour sa part, estimé Jean Peyrelevade, vice-président du MoDem chargé des questions économiques. alt

M. Bayrou déplore l'absence de "réflexion commune" à l'échelle européenne. "On aurait dû mettre sur la table l'idée d'un grand emprunt européen à hauteur de 3 % du PIB, chaque Etat européen aurait pu puiser pour conduire ses politiques de relance", suggère-t-il, plaidant pour une "mutualisation du risque".

A la critique de l'"insuffisance" du plan, le président du MoDem ajoute la dénonciation de la mesure annoncée par le chef de l'Etat qui vise à relever de 206 000 euros à 5,15 millions d'euros le seuil d'autorisation des procédures allégées d'appel d'offres pour les marchés publics.

"C'est une décision dangereuse", s'est-il élevé. "On ne peut pas se servir de la crise comme paravent pour faire sauter des règles prudentielles précisément dressées pour éviter les dérives des marchés de gré à gré dont on sait qu'ils ont été générateurs de tant de complaisances, voire de corruptions", s'indigne-t-il, convaincu que, "en tout état de cause, le Conseil constitutionnel aura son mot à dire" sur ce sujet.

Patrick Roger

Chers ami(e)s,

Sur la demande du mouvement démocrate national, les jeunes démocrates de la fédération gardoise vous convie à une formation sur l'Europe et les enjeux européens, le samedi 13 décembre de 10h à 13h. Nous avons choisi pour vous un lieu convivial, très simple d'accès, en particulier pour nos amis venant d'autres fédérations:

BestWestern - Nimotel
152 rue Claude Nicolas Ledoux, Nîmes

 

Itinéraire: dès la sortie Nîmes ouest, prendre le périphérique sud en tournant à droite, premier rond-point (rond-point Paul Emile Victor) à droite direction ville active par le cours Jean Monnet, puis premier rond-point à droite rue Ledoux (suivre les indications).

Merci de votre présence

La fédération MoDem du Gard


Pensez à vous inscrire avant le 31 décembre 2008

altEn 2009 se dérouleront les élections européennes. Si vous ne l’avez pas encore fait, vous avez jusqu’au 31 décembre pour vous inscrire sur les listes électorales. N’attendez pas le dernier moment.

Le 7 juin 2009 se dérouleront les élections européennes. Pour pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes électorales, être au minimum âgé de 18 ans, avoir la nationalité française ou être ressortissant de l'un 27 pays de l'Union Européenne et jouir de ses droits civils et politiques. L’inscription peut se faire à tout moment, mais il faut être inscrit avant le 31 décembre pour pouvoir voter l’année suivante.

Formalités:

Les pièces à fournir sont : une pièce d’identité (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, etc.), un justificatif attestant le domicile dans la commune depuis plus de six mois (quittance de loyer, facture d’électricité, etc.)

Cas particuliers:

Certaines personnes peuvent s’inscrire sur les listes en dehors des périodes de révision et voter dans l’année, notamment : les jeunes qui ont 18 ans entre le 1er janvier et le jour d’une élection ; les fonctionnaires mutés ou admis à la retraite après le 1er janvier et les membres de leur famille. La demande doit être adressée au plus tard le 10e jour précédant la date du scrutin.

La carte d’électeur:

Après son inscription sur les listes électorales, la personne reçoit sa carte d’électeur. En cas de perte ou de vol, la mairie du lieu de vote peut délivrer une attestation d’inscription sur les listes électorales. Mais pas d’inquiétude le jour du scrutin, à condition d’être inscrit, la carte d’électeur n’est pas obligatoire, une pièce d’identité peut suffire.