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L'Université populaire du Mouvement Démocrate

Le Mouvement Démocrate lancera le samedi 14 mars 2009 son Université populaire. Ce lieu de réflexion ouvert et libre doit "porter le citoyen au niveau d'un décideur" et lui permettre d'affronter lucidement les questions majeures de notre société.
Pourquoi ouvrir une Université populaire et non pas, banalement, un « think tank », un « club » ou un « forum » ?

Pour permettre la rencontre et l’échange directs et réguliers entre des chercheurs, des universitaires, des entrepreneurs, des médiateurs, des novateurs qui tiennent à présenter leurs travaux au plus grand nombre, et des démocrates désireux d’élargir leur savoir, d’aviver leurs idées et d’approfondir leur engagement. Pour envisager ainsi, sans allégeance partisane ni interférence avec les instances délibératives et les groupes de travail du Mouvement Démocrate, une « politique de vérité, d’éducation civique générale, d’information et de formation, destinée à porter le citoyen au niveau d’un décideur », selon François Bayrou.

Coopérative de savoirs et d’expérimentations, lieu de réflexion ouvert et libre, l’Université populaire examinera des questions majeures qui bousculent aujourd’hui les individus, les sociétés et les politiques, qui provoquent la démocratie et que nous devons donc affronter plus lucidement et mieux armés que jamais.
Sa mise en œuvre a été confiée à l’historien Jean-Pierre Rioux, assisté de Hugues Amourette et Martin Leveneur. Son accès est libre, sur inscription et dans la limite des places disponibles. En 2009, elle tiendra cinq sessions, un samedi, à Paris et dans les régions. Le site Internet du Mouvement Démocrate signalera ses programmes et rendra compte de ses travaux.

Première session

Samedi 14 mars 2009 de 10h à 17h30
au Mouvement Démocrate, 133 bis rue de l’Université, 75007 Paris

La liberté numérique

La première session de l’Université populaire est consacrée à l’examen d’un aspect essentiel de la « révolution numérique », qui habite chacun d’entre nous et qui a saisi le monde : cette liberté, si revendiquée et si disputée, si gratuite et si banalisée, qui est désormais liée à l’usage massif et intense d’Internet et autres avancées technologiques. Il s’agit ici d’en mesurer la probabilité démocratique, la force citoyenne et la capacité politique.
Seront traités et discutés les points suivants :
• « Les territoires et leur connexion », par Cécile Moulard (Sixième Continent, HEC), auteure de Mail Connexion (Au Diable Vauvert) ;
• « Que faut-il entendre par fracture numérique ? », par Éric Guichard (Équipe « Réseaux, savoirs et territoires » de l’École Normale Supérieure), co-auteur de Odyssée Internet. Enjeux sociaux (Presses Universitaires du Québec) ;
• « Internet comme démocratie réticulaire», par Paul Mathias (Collège international de Philosophie), auteur de Des libertés numériques (PUF) ;
• « La politique en ligne », par Christophe Ginisty (Internet sans frontières) ;
• « Le pari de mediapart.fr », par Edwy Plenel (Mediapart), auteur notamment de La découverte du monde (Stock).

Deuxième session

Samedi 4 avril 2007, de 10h à 17h30
au Mouvement Démocrate,133 bis rue de l’Université, 75007 Paris

Panne de transmission, panne d’éducation

L’avenir appartient aux sociétés du savoir accru et partagé : toute fracture cognitive peut donc être fatale. Le présentisme et l’instantanéité ambiants signalent une rupture dans la temporalité et dans la transmission : nous voici orphelins du passé comme de l’avenir. Comment mesurer cette double latence ? Comment renouer ce qui s’est dénoué ? Comment tricoter de nouveau la transmission et l’éducation pour leur redonner du sens ? Pour lancer l’examen de questions aussi vitales, l’Université populaire propose ce jour-là une première série d’interventions, sur l’individu, la génération, la famille et l’enfant.
Au programme :
• « Le goût de transmettre », par Nathalie Sarthou-Lajus (Études. Revue de culture contemporaine), co-auteur de La défaite de la volonté. Les formes contemporaines du destin (Le Cerf) ;
• « Génération, classes moyennes : la panne », par Louis Chauvel (Observatoire sociologique du changement, Fondation Nationale des Sciences Politiques), auteur de Les classes moyennes à la dérive (Le Seuil) et Le Destin des générations (PUF) ;
• « Le rôle et la place de la famille dans la transmission et l’éducation », par Marie-Claire Blais (Université de Rouen), auteure de La solidarité. Histoire d’une idée (Gallimard) et co-auteur de Conditions de l’éducation (Stock) ;
• « Redonner du sens aux savoirs », par Marcel Gauchet (École des Hautes Études en Sciences Sociales, Le Débat), co-auteur de Conditions de l’éducation (Stock) et auteur, notamment, de La démocratie d’une crise à l’autre (Éditions Cécile Defaut), La condition politique (Gallimard) et La démocratie contre elle-même (Gallimard).

Pour vous inscrire à l’une des sessions, envoyez un courrier électronique à : universitepopulaire@lesdemocrates.fr en précisant vos coordonnées et la session à laquelle vous souhaitez participer.

www.mouvementdemocrate.fr



Un florilège d'images, suite à un déplacement de Nicolas Sarkozy à Saint-Lô le 12 février dernier....

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Lors de la Conférence nationale du Mouvement Démocrate qui se tenait à la Mutualité à Paris le 8 février 2009, F BAYROU, Président et fondateur du Mouvement Démocrate, a présenté les têtes de listes retenues pour défendre la couleur du Modem aux élections européennes qui se dérouleront le 7 juin prochain. Il s’agit des personnes suivantes

Ile-de-France:1Marielle de Sarnez 2Bernard Lehideux 3Fadila Mehal

Nord-Ouest:1Corinne Lepage 2Olivier Henno

Ouest:1Sylvie Goulard 2Bruno Joncour

Sud-Ouest:(Gard)1Robert Rochefort 2Anne Laperrouze (députée sortant)

Sud-Est:1Jean-Luc Bennahmias 2Fabienne Faure 3Gilles Artigues

Est:1Jean-François Kahn 2Nathalie Griesbeck 3Yann Wehrling

Massif Central:1Jean-Marie Beaupuy 2Chérifa Adaissi

F BAYROU a insisté sur l’esprit d’équipe qui a présidé à cette sélection «…Nous n'avons pas sélectionné, seulement des candidats, pas seulement des représentants de région, nous avons sélectionné une équipe... Nous les avons sélectionnés sur deux critères» en bref, le premier compétence, le second, volonté de servir.

L’enjeu de ces élections européennes est de toute première importance : F BAYROU a voulu galvaniser ses troupes en faisant du projet européen la clé d’un meilleur monde pour demain et sans doute y est-il parvenu.

Son discours, agrémenté d’un va et vient avec l’actualité, et de critiques acerbes vis à vis de la politique élyséenne, semblait pouvoir se diviser en deux temps

Dans un premier temps, en s’adressant aux militants, F BAYROU rappelle l’objectif des Démocrates : «nous voulons un autre monde» pas celui de la droite libérale, ni celui de la gauche socialiste.

Dans un deuxième temps il exprime sa conviction, pour accéder à cet autre monde il y a l’Europe : «l’Europe en est la porte d’entrée» mais pas n’importe quelle Europe. Oui à l’Europe de l’unité et de la concorde entre les peuples et les citoyens européens autour des valeurs humanistes de l’Europe. Non à la loi du profit , à la mondialisation et ses effets destructeurs de l’humain.

Lorsque F BAYROU commence à parler et entame son credo démocrate, ses phrases semblent retentir jusque dans les plus petites bourgades de France et de Navarre depuis le Mutualité où il harangue les militants.

«…Le peuple en France a besoin d'être défendu et nous avons bien l'intention de le défendre. Ce ne sont pas les puissants et les privilégiés en France qui ont besoin qu'on les défende. Ils ont, au pouvoir, tous les amis pour cela. Ce sont ceux qui n'ont ni puissance ni privilèges et qui ont besoin de voix courageuses qui s'expriment en leur nom, sans jamais rien céder à la facilité et aux menaces…

…la France, chers citoyens, s'est construite contre la domination de l'homme par l'homme…

…Nous sommes un peuple de citoyens et, quand il nous est donné d'exercer des responsabilités, nous tenons à l'honneur de les exercer, d'abord, au nom de ceux qui n'ont ni pouvoir ni fortune. C'est en leur nom que nous parlons et c'est pour eux que nous vous gouvernons…

…Nous voulons un nouveau monde et ce monde s'appelle justice et s'appelle démocratie… »

En traitant de la crise financière, du plan de sauvetage accordé par les Etats au secteur bancaire et qui se chiffre en milliards d’euros, F. BAYROU n’oublie de penser à tous ces ménages surendettés et exécutés sur l’hôtel des crédits revolving, se souvient aussi de tous ces entrepreneurs de petites et moyennes entreprises qui ont du mal à obtenir du financement bancaire ou dénonce toutes ces rémunérations abusives en prise directe avec le secteur financière, sans lien avec l’activité réelle directe.

L’Europe est–elle la promesse de lendemains plus utopistes?

C’est le deuxième crédo de F. BAYROU

«L'Europe est notre atout. Nous voulons un autre monde et, de cet autre monde, l'Europe est la porte d'entrée et la seule disponible.

Alors, il y a une condition…»

Cette condition, selon F BAYROU, c’est de porter les valeurs européennes car la promesse de l'Europe, c'est une promesse de valeurs et de civilisation. Parmi les valeurs civilisatrices de l’Europe il y a le respect de la différence, la garantie des symboles d’indépendance, et l’humanisme du projet sociétal.

Au plan de l’interdépendance politique, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, préconisé par N SARKOSY (UMP) et son ministre de la Défense Hervé MORIN (UMP-NC) est jugé par F BAYROU comme une perte d’identité française, une faute historique gravement préjudiciable à l’Europe. «Nous sommes alliés, mais nous ne sommes pas alignés»

Au plan de l’interdépendance économique, F BAYROU prône une économie de l’humanisme qui s’éloigne de l’économie capitaliste lorsqu’elle est dangereuse pour l’avenir de l’homme, et nous traversons la plus grave crise mondiale financière et économique qui nous oblige à y réfléchir.

F BAYROU insiste sur cet «humanisme démocratique,» fondé sur une culture commune de l’humanisme et de la démocratie, qui «se construit par adaptation et non par révolution»

Et il conclue «Si l'Europe est fidèle à sa promesse, alors c'est la terre où s'épanouira l'humanisme démocratique.» Pas étonnant qu’il «propose que Strasbourg devienne la capitale parlementaire de l’Europe» et symbolise ainsi la capitale des peuples européens, peut-être aussi l’axe Franco Allemand dont il déplore le refroidissement des relations partenariales en cette période de crise.

Tout au long de ce discours de clôture, F BAYROU n’a pas manqué de faire des digressions de philosophie politique (celle qui fut le plus appréciée de nous porte sur l’idée de symbole:

…Mes chers amis, je veux le dire devant vous, les symboles, ce n'est pas secondaire, c'est essentiel…

Et symboliquement il était inévitable qu’il termine son discours par une note de réalisme politique bien pensé «Prenons les décisions qui s'imposent chez nous ( en Europe ) et appliquons-les»

Exemples: interdiction des paradis fiscaux, coordination des politiques économiques, sauvegarde du patrimoine naturel, des espèces et d’abord de l’espèce humaine.

Au final, une note d’espoir et d’encouragement pour nos futurs députés européens qui auront une responsabilité historique au regard des enjeux de démocratie et de justice dont l’Europe est porteuse

«…Nous avons un très grand projet à porter… j'ai le sentiment et la certitude que le modèle que nous portons est le modèle qu'attendent, en secret, les esprits et les cœurs des citoyens européens. C'est cela, la mission que nous allons désormais remplir tous ensemble. Je vous remercie.FB»


source
:http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/conference-nationale-080209/0-discours-interventions/conference-nationale-080209-francois-bayrou-cloture.html

Christian Nannini



La modification du statut des enseignants chercheurs par modification du décret de 1984 basée sur la concertation des acteurs peut faire facilement l’objet d’un consensus dans la communauté universitaire. La reconnaissance de la totalité des activités des enseignants chercheurs, qui ont tant évolué ces dernières années, est en effet une nécessité. Comment ne pas y être favorable ?


Un rappel des missions de l’enseignant chercheur :

- Fonctions d’enseignant, de transmission des connaissances ;

- Participation accrue à l’orientation des étudiants tout au long du cursus ;

- Réflexion autour de la mise en place de nouvelles pratiques pédagogiques (pédagogie par problèmes et par projets, contrôle continu…) ;

- Démarches de professionnalisation (suivi de stages, visites de sites, gestion de l’intervention des professionnels…) dont l’université avait tant besoin ;

- Suivi individuel des étudiants pendant et après leur passage dans l’établissement ;

- Activités de recherche ;

- Fonctions administratives ;

- Participation aux activités de valorisation et de transfert (pôle de compétitivité par exemple).

Dans les faits, l’enseignant chercheur voit son activité jugée au seul prisme de son activité recherche. Les structures pour se faire ne manquent pas : conseil national des universités, commissions des organismes de recherche, agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, agence nationale de la recherche…

Le malaise actuel est lié, d’abord et comme toujours, à l’absence de concertation préalable et au mépris affiché au plus haut de l’état. Il est complété par le mode d’application de l’expertise de l’activité de l’enseignant chercheur. Seule une évaluation nationale par les pairs (voire internationale), est une garantie de qualité, de lutte contre l’arbitraire. Il faut de véritables moyens pour garantir ce type d’évaluation. Comment accepter que la modulation de services et les promotions soient le seul fait du seul président d’université ? Comment imaginer que ce dernier puisse être un éminent spécialiste quelque soit le champ disciplinaire ? Comment, sans procès d’intentions, garantir une véritable impartialité ?

La mise en place de cette modification de statut doit de plus d’effectuer dans le contexte actuel de suppressions d’emplois, en contradiction avec les promesses faites. Comment alors ne pas imaginer que la redéfinition du service de l’enseignant chercheur ne soit perçue comme un moyen de compensation du déficit d’encadrement, niveau d’encadrement que le ministère est toujours bien en peine d’évaluer malgré la LOLF.

Le travail reste donc à faire en concertation étroite avec les acteurs et dans le souci de valoriser pleinement chacun des volets d’activité qu’exige le métier d’enseignant chercheur. Il faut d’urgence intégrer l’évolution de ce métier dans les dernières décennies dans une sorte de fiche de poste correspondante, mais aussi être capable de tenir compte de l’évolution de la carrière individuelle de chaque enseignant avec l’inévitable et souhaitable mobilité qui lui est associée. C’est aussi par ce biais que la fonction pédagogique reprendra sa pleine mesure et ne sera plus considérée comme une sorte de punition pour les moins actifs ou performants alors qu’elle est si essentielle.

Philippe Berta.


François Bayrou a présenté dimanche les candidats du Mouvement démocrate (Modem) pour les élections européennes, dont le député béarnais espère faire un tremplin pour son propre avenir politique.

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Dans un discours au palais de la Mutualité, à Paris, le député béarnais a dénoncé les "abus de pouvoir" du président Nicolas Sarkozy et l'"esprit d'inégalité" de ses réformes, tout en plaidant pour une Europe des valeurs qui ne cède pas à "la loi du profit". Deux ans après sa troisième place à la présidentielle, François Bayrou s'est une nouvelle fois posé en défenseur de "ceux qui n'ont ni pouvoir ni fortune". "C'est en leur nom que nous parlons et en leur nom que nous gouvernons", a-t-il dit devant quelque 2.500 délégués du Modem, entouré des candidats qui porteront les couleurs de son camp le 7 juin. On retrouve parmi les têtes de liste son bras droit Marielle de Sarnez, candidate en Ile-de-France, l'ancienne ministre Corinne Lepage (Nord-Ouest) et l'ex-Vert Jean-Luc Bennahmias (Sud-Est). Des nouveaux venus, aussi, comme le journaliste Jean-François Kahn, candidat dans l'Est, et le directeur du Centre de recherche pour l'étude et les conditions de vie (Credoc), Robert Rochefort, dans le Sud-Ouest.

Crédité de 18,6% des voix en 2007, François Bayrou a ensuite été lâché par la plupart de ses anciens disciples et obtenu de faibles scores aux législatives et aux municipales. Il compte sur les européennes, traditionnellement favorables au centre, pour se refaire une santé politique, un oeil rivé sur la présidentielle de 2012. Aux élections européennes en 2004, son camp avait remporté près de 12% des voix. Il espère faire mieux cette fois. Un récent sondage Ifop le crédite de 14% des voix.
"C'est plutôt un plus pour l'instant, naturellement, c'est même impressionnant", a-t-il commenté dimanche, avant de répondre aux attaques des dirigeants de l'UMP comme Xavier Bertrand, qui l'a qualifié de "populiste". "Il n'est plus centriste, il n'est pas populaire, c'est un populiste. C'est quelqu'un qui est à la remorque des autres et qui n'a pas d'idées nouvelles", a lancé le secrétaire général de l'UMP au Grand rendez-vous Europe 1-Aujourd'hui en France. Patrick Devedjian, ministre UMP de la Relance, a jugé quant à lui sur radio J que le Modem est atteint "d'une espèce de virus de l'autodestruction".

"Ils voient une concurrence, une menace et un danger et ils ont bien raison", leur a rétorqué François Bayrou. Trois jours après l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, le leader centriste a accusé le chef de l'Etat d'avoir menti sur la situation des enseignants-chercheurs, actuellement en grève, et d'oublier la Guadeloupe, en colère contre la vie chère et le chômage. Face à la crise, il a mis en garde contre un plan de relance qui "creuse durablement le trou des déficits". "On est en train de confondre relance et déficit durable, on est en train de créer sous forme de relance un gisement de déficit durable qui va entraîner notre pays par le fond", a-t-il prévenu.
Article paru ce jour sur LCI-Laposte.


Vendredi 6 février 2009, Bernard Lehideux, Député européen du Mouvement Démocrate était à Nîmes.

Bernard Lehideux est responsable du groupe projet « POLITIQUE SOCIALE » auprès de Marielle de Sarnez pour préparer le projet du Mouvement Démocrate pour les élections européennes de juin 2009.

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Il avait souhaité se rendre au plus près des citoyens pour les entendre sur leur vision de l'Europe, ce qu'elle leur apporte ou pas, et surtout ce qu'ils en attendent.C'est pour cette raison que le Bureau du Mouvement Démocrate au lieu d'organiser une réception à grande échelle avec tous les adhérents de la région avait opté pour lui préparer une visite locale sans doute moins médiatique mais beaucoup plus proche des besoins des citoyens.

Lors de la rencontre et des échanges directs avec des habitants et des professionnels du quartier Valdegour de Nîmes, Bernard Lehideux a surtout entendu des parole d'habitants aimant leur quartier mais en attente de soutien : « Nous sommes coupés du reste de la ville », « Il y a quelques années, il y avait environ 40 associations et aujourd'hui plus que quelque unes qui ont de moins en moins de moyens », « depuis longtemps, les projets immobiliers sont montés sans véritable concertation avec les habitants et donc échouent et après on accuse le quartier », « Il y a une zone franche, mais rien n'a été prévu pour l'embauche locale, et il n'y a même pas un restaurant pour accueillir les entreprises le midi », « s'il y a quelques problèmes dans le quartier, il y a aussi beaucoup de richesse humaine, d'énergies et d'envies d'y vivre et d'y travailler », « Nous ne savons pas comment monter les dossiers », « Bruxelles est trop loin », « Nous n'avons pas d'interlocuteurs proches »

Bernard Lehideux a apporté quelques informations précieuses : « L'europe décide de ses objectifs mais ce n'est pas elle qui décide des orientations sur les territoires. C'est chaque pays et chaque gouvernement », « A l'Europe, nous entendons souvent des fonctionnaires européens qu''ils ne comprennent pas pourquoi la France ne consomme pas les budgets qu'elle pourrait avoir », « Si vous devez être aidés, il y aussi parmi vous des compétences à réunir », « Il faut absolument créer des relais entre vous et l'Europe ».

Bernard Lehideux est reparti content d'avoir pu être au plus près des habitants de ce quartier et de leurs préoccupations.

Au-delà de cette visite, des problématiques de ce quartier, et de ses besoins en terme de financements européens ce moment humain riche et partagé de citoyens habituellement fort peu écoutés et très isolés par rapport au reste de la ville de Nîmes avec un député européen, met aussi en exergue l'importance que toute politique sociale doit se concevoir comme une politique sociétale ou de lien social, pas seulement pour répondre à des besoins d'un quartier mais aussi pour favoriser le lien entre les habitants des différents quartiers d'une grande ville, la connaissance et la reconnaissance mutuelle, le dépassement des représentations, bref, LE MIEUX-VIVRE ENSEMBLE…

Eric Chartier


Le groupe "Politique sociale", présidé par Bernard Lehideux, Député européen, et animé par Stéphane le Bouler se réunira le vendredi 6 février, à Nîmes, à partir de 18h00, pour un débat-public autour du thème "l'Europe face aux quartiers difficiles, la reconversion traité par l'exemple : le quartier de valdegour (ZUP nord)"
Association AJRONAA, 26 promenade Newton, 30900 Nîmes


Vous êtes chaleureusement conviés à cette réunion.

Au programme :

Thème: l'Europe face aux quartiers difficiles, en reconversion traité par l'exemple: le quartier de valdegour (ZUP nord) à Nîmes

Interview du député Lehideux france bleue le matin par téléphone (tranche 7h45-8h)

15h30: Point rencontre presse (bureaux sur place du Cabinet d'architecture Aït Amara)

16h-17h Visite de terrain en compagnie de Bernard Gombert, pharmacien hautement impliqué dans le secteur, à la rencontre des acteurs
- asoociation AJRONAA et association AZUR
- NAON Martine: maison de la justice et membre de l'associations LES PINS
- GHARBI Sadock un exemple de réussite issue du quartier(dans ses bureaux ou au café)
- Directeur de l'école primaire

17h-18h Rencontre d'une 10e d'acteurs centraux dans la vie du quartier (à l'école): et l'Europe (et ses aides) vous connaissez?

18h-19h Débat public (avec tous les militants) introduit par la présentation d'un projet d'urbanisme porté par des acteurs du quartier "de la cité vers la cité de la connaissance": l'Europe partenaire ?
Lieu: association AJRONAA
Adresse :
26 Promenade NEWTON
30900 NIMES
Tél : 04 66 64 03 34

Venez nombreux