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Emprunt d’Etat: un conseiller très très spécial a convaincu Sarkozy

Gérald Andrieu - Marianne | Vendredi 26 Juin 2009 à 11:39

Non, ce n’est pas Henri Guaino qui a soufflé à notre vénérable Président l’idée d’un emprunt d’Etat. C’est un autre membre de sa cour: un conseiller encore plus «spécial». En exclusivité, les images de son intervention auprès du chef de l’Etat…

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LA CONVENTION DÉPARTEMENTALE : UN SUCCÈS !

prieure.jpgLe Mouvement Démocrate du GARD s’est réuni en Convention Départementale extraordinaire ce mercredi 24 Juin dans le cadre accueillant du Prieuré Jean-Paul II à UZÈS, sous la Présidence de Philippe BERTA et des membres de son Bureau.

 

Le parking s’est vite révélé trop petit pour accueillir les véhicules des participants venus de tout le département : les derniers arrivés ont même dû trouver refuge dans les vastes espaces du Prieuré lui-même sous l’œil indulgent mais discret du Frère Prieur.

Après un large et enrichissant tour d’horizon où chaque participant a été invité à donner son point de vue, Régis VEZON, Délégué Départemental, a présenté la vingtaine de contributions qui lui avaient été envoyées pour être ensuite remontées sur PARIS. Une vaste discussion en est née : il était presque 22 heures quand le débat s’est conclu et que les participants ont été enfin invités à partager le buffet qui avait été préparé par plusieurs de nos amis dévoués.

Il était près de 23 heures quand les derniers participants se sont finalement séparés. Une soirée plus qu’intéressante : constructive ! Il en faudrait plus souvent encore.


Voici le message d'Anne Lapeyrouze que l'on peut lire sur son blog

“Le poste de TV restera fermé ce soir, trop dur de supporter les commentaires des journalistes et des politiques suite à notre déroute d’hier. J’ai passé toute la journée à recevoir des messages d’amitié et de sympathie pour ma non réélection au Parlement européen, cela ressemblait à des condoléances. Ils sont tous adorables, je leur ai répondu gentiment, mais d’ici quelques jours la vie reprendra son cours, les élus d’aujourd’hui deviendront les vedettes de demain pendant que je réfléchirai à ce que je vais faire, « à tout ce temps que sera ma vie » et celle de ma famille. J’ai tenu bon toute la journée, sensible à ces marques d’attention. Mais ce soir, je viens de craquer : un fonctionnaire de l’ADLE a pris le temps de me joindre sur mon portable pour me dire, au nom aussi de ses collègues, comme ils étaient attristés de ce résultat, parce que selon eux, j’étais la meilleure au Parlement. C’était le message de trop… Pourtant, je croyais m’être préparée à une telle issue, depuis que François Bayrou m’a informée qu’il avait choisi Robert Rochefort comme tête de liste : « Tu comprends, tu as une toute petite notoriété, et Robert Rochefort a pour lui l’expérience des médias nationaux, c’est le directeur du Credoc, un type bien, vous allez faire une belle équipe !.. ». Mais à quoi cela sert d’être la meilleure si votre chef de parti ne le sait pas ou tout simplement s’en moque ?

Je ne suis pas entrée en politique pour être une politicienne. Je me suis engagée car j’ai été élevée avec le devoir d’aimer et d’aider mon prochain. Et j’ai atteint le zénith avec ce mandat, je crois que c’est le plus beau des mandats, j’ai eu le sentiment de participer à une si belle construction ! Oui, j’étais une privilégiée, je l’ai compris dès l’instant où je suis rentrée dans l’hémicycle à Strasbourg, tous ces peuples réunis pour la paix, pour édifier ensemble l’avenir des jeunes générations, pour répondre à ces enjeux mondiaux que sont la construction d’une nouvelle économie, la préservation de notre environnement, et surtout la cohésion sociale de l’Humanité, le Vivre Ensemble !
Mais fille du peuple, j’ai vite compris que n’appartenant ni à l’establishment parisien, n’étant ni la protégée à alimenter ou à (re)caser, ni l’apparatchik d’un parti, encore moins un ancien ministre, star nationale ou présentatrice du journal télévisé, mes jours seraient comptés…

Alors, représentant le peuple, je me suis donnée à fond dans mon nouveau job ! Grâce à ma formation d’ingénieur et mon expérience industrielle, je suis vite rentrée dans les dossiers (on dit rapports au Parlement). En cours de mandat, j’ai pris du grade  en devenant vice présidente de la Commission Industrie Recherche Energie ; pour cela, je ne doute pas de la complicité des fonctionnaires du Parlement, qui, tel le majordome dans « Pretty Woman », m’indiquaient les usages en Commission parlementaire, et se réjouissaient de mes progrès !
Au Parlement européen personne ne vous demande d’où vous venez, il suffit de bosser, de pratiquer l’art de la diplomatie, et vous êtes reconnu ! Un concept qui devient rare de nos jours ! Merveilleux, non ?

Adieu donc, les rapports, les négociations en « eurobritish » avec la Commission et le Conseil,  les interventions dans l’hémicycle, le forum européen de l’énergie, le forum européen de l’eau, l’ADLE, la délégation Chine, l’intergroupe vins,…Adieu les réponses aux sollicitations de la grande région Sud Ouest… Adieu à tous ceux qui m’ont sollicitée pour faire aimer le Parlement européen ! Adieu mes assistants Sylvain et  Elodie, Amélie, Gérard et Alain, Adieu Nicola et Giedre, Tamara et Roger et tous les autres, Luis, Angelika, Alejo, Cristina, Vittorio, Lena, Chris, Elunet, Giles, Pilar, Reino, Patrizia, Sarunas, Fiona, Jerzy…
Après la vie que j’ai menée, hyperactive depuis 5 ans, décalage hebdomadaire entre la Mairie et le Parlement, Puylaurens et l’Europe, c’est vrai que l’atterrissage est douloureux.
Fille du peuple, je reviens me ressourcer auprès des miens !

 Cette aventure que je viens de vivre, personne ne peut me la prendre… Si je deviens vieille, je radoterai certainement en racontant à mes petits enfants : « Je t’ai déjà parlé de mon voyage au Groenland quand il y avait la glace »?, ou bien « Tu pars demain sur la Lune, tu te rends compte, moi, j’avais été invitée pour assister au lancement d’Ariane… ».

La vie continue, avec ses joies, ses peines, ses déceptions, ses espoirs, … On m’a déjà dit : « vous n’avez pas choisi la voie la plus facile ». C’est vrai, le chemin est long, la voie est étroite, semée d’embûches…Mais la vie est belle et comme à chaque fois, je sais que je retrouverai l’énergie nécessaire pour une autre cause à défendre !

A ceux qui ont permis cette aventure,
A ceux qui m’ont accompagnée jusqu’au bout de cette aventure,
Et à Jean-Patrick, François et Jeanne qui ont certainement souffert de cette aventure,
Je veux dire un grand merci !”


Et maintenant ?

altQuelques dizaines d’heures après le vote, l’heure des premiers bilans est venue pour chacune des formations politiques.

A l’UMP, la direction s’est interdite de triomphalisme, on comprend pourquoi : tout compte fait et refait, le parti majoritaire a recueilli le soutien de 11% des électeurs inscrits. Chiffre insuffisant pour parler de victoire et surtout, le socle électoral est trop étroit pour soutenir une politique active de transformation.

Chez les écologistes, la surprise et le triomphe passés, le front victorieux se promet de rester uni pour affronter les élections à venir. Mais en le disant, les élus savent que les miracles se répètent rarement, et ce qui domine, c’est le risque que cette coalition d’occasion résiste mal au temps. Si le programme se veut “durable”, ce n’est pas le cas de la coalition.

Au parti socialiste, les voix s’élèvent surtout chez les responsables âgés de moins de 50 ans, pour dénoncer la “légèreté” des non-décisions prises mardi et qui sont “bien éloignées des mesures radicales qu’exigeait le véritable danger de voir mourir et disparaitre le parti”.

Au Modem, les militants et les électeurs regrettent l’algarade télévisée et le brouillage de l’image de F.Bayrou qu’elle a provoquée.

Ce n’est pas dans les deux formations “à gauche de la gauche” et les deux autres “à droite de la droite” que l’on trouvera des responsables triomphants.

La question se pose donc : ET MAINTENANT ?

Le mauvais score obtenu par les candidats du Modem dimanche soir, va-t-il gêner le fonctionnement futur du parti et ses capacités à se développer ? Et ce même score met-il en péril la possibilité pour F.Bayrou de préparer dans de bonnes conditions l’élection présidentielle ? Reprenons d’ailleurs l’ancienne formule utilisée par Talleyrand et qui conserve toute sa valeur deux siècles plus tard : ” Quand je me regarde, je me désole.Quand je me compare, je me console.”

Pour ce qui touche au parti, F.Bayrou a indiqué que des modifications seraient apportées à ” la gouvernance “, que l’attachement du parti au développement durable serait plus fortement affirmé et que le parti souhaitait participer à Bruxelles à une coalition qui aurait pour objectif d’obtenir que M.Barroso ne soit pas désigné à nouveau à la tête de la Commission.

Pour la candidature à la prochaine présidentielle, il restera que l’échange violent à la télévision n’aurait pas dû intervenir, et que l’argument de F.Bayrou n’aurait pas dû être utilisé. Mais le temps passant, on comprendra peut-être mieux les raisons de cette colère. Raisons qui seront insuffisantes à justifier l’écart, mais qui pourrait cependant permettre aux déçus de F.Bayrou de se réconcilier avec celui qu’ils avaient soutenu ou qui envisageaient de le faire. C’est probablement la priorité pour lui.

Ensuite, il ne faut pas oublier l’ensemble de la campagne et se focaliser sur les seuls derniers jours et les résultats qui se sont ensuivis. N’oublions pas que pendant des semaines, la campagne de F.Bayrou a été saluée par les militants, le public, la presse et même certains adversaires. Fut une période, un mois avant le scrutin durant laquelle la campagne de D.Cohn Bendit était accusée de mollesse, d’inefficacité et de ne porter aucun message clair.

N’oublions pas que la publication du livre de F.Bayrou “Abus de pouvoir” chez Plon a été vendu à plus de 100.000 exemplaires, un succès inconnu depuis longtemps pour un livre politique. N’occultons pas que ce livre a connu des effets immédiats dont celui de placer F.Bayrou parmi les opposants les plus irréductibles à la politique mise en place par N.Sarkozy.

Et le temps passant, le pouvoir encouragé par le succès de dimanche poursuivra une politique assez largement condamnée par les Français. Et quand viendra le moment de choisir un opposant à la politique menée, combien seront-ils à pouvoir apparaitre comme un authentique contradicteur à la politique suivie ? Combien seront-ils à avoir été un opposant efficace et à pouvoir présenter une équipe cohérente et un programme en mesure d’éxiger un changement de cap ? Et ce jour là, de combien pèsera la polémique regrettable de Juin 2009 sur un plateau de télévision?

Voilà quelques motifs objectifs pour croire que les chances de F.Bayrou et de son parti à participer activement au débat national et à se présenter comme l’acteur principal et peut-être l’architecte de la construction d’une alternative au pouvoir de Nicolas Sarkozy sont bien réelles.

Un article de Philippe Lapousterle pour lesdemocrates.fr


CONVENTION d'UZÈS du 24 JUIN 2009

IMPORTANT

Suite à la réunion de la Présidence, le mardi 16 juin, visant à la préparation de notre réunion d'Uzès du 24 juin à 19h...,

....nous vous proposons la démarche suivante :

Chacun d'entre nous souhaitant transmettre idées et réflexions faisant suite à la campagne et aux résultats aux élections européennes, doit transmettre par voie écrite ces dernières au Délégué Départemental (Régis VEZON) :


Ce dernier réunira de façon synthétique vos écrits.

Ils nous seront présentés le 24 au soir avant transmission à Paris.

Merci par avance pour votre participation active.

Amitiés

Philippe BERTA
au nom de la Présidence


Suite aux décisions et à la demande du comité exécutif du Mouvement Démocrate national, nous vous convions à une convention départementale exceptionnelle pour discuter avec vous du résultat des élections européennes et faire remonter à Paris vos appréciations.
Nous profiterons de votre présence pour vous proposer un moment festif, très utile par ces temps de crise budgétaire pour notre jeune mouvement (le maillot de bain peut être approprié).
 
  Lieu:                    INSTITUT JEAN-PAUL II, 38 avenue de la gare
                                     (direction Sommières)                                                           
                                                      UZES
 
 Date:                Mercredi 24 juin de 19h à 21h pour la partie "travail"
 

Synthèse des remarques des adhérents à destination du Bureau National

à partir de 21h : APÉRITIF DINATOIRE
 
au bord de la piscine
(pizzas & boissons)

PARTICIPATION aux Frais :

Adultes : 8€

Enfants (jusque 13 ans) : 5€

 
 
Vous comprendrez l'importance de votre présence.

 amitié
 
 
Philippe Berta, président du MoDem Gard                  Régis Vezon, délégué départemental


Comment l’UMP veut éliminer Bayrou

Article paru dans le parisien du 11 juin 2009

Dans l’euphorie de sa victoire aux européennes, Nicolas Sarkozy aimerait porter le coup de grâce au président du MoDem. Les manœuvres d’encerclement ont commencé.

Azzeddine Ahmed-Chaouch et Martine Chevalet | 11.06.2009, 07h00

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La rencontre risque d’être glaciale. Alors que le président de la République reçoit aujourd’hui à l’Elysée François Bayrou comme tous les autres chefs de partis, qu’il consulte actuellement , la consigne est claire à l’UMP : profiter du résultat des européennes pour « achever » le centriste, affaibli par le résultat du 7 juin.

Première manœuvre : se rapprocher de certains de ses lieutenants. D’où le surprenant compliment entendu hier dans la bouche de Brice Hortefeux à propos de Marielle de Sarnez, bras droit du patron du MoDem : « Elle serait excellente au gouvernement, assure le ministre des Affaires sociales, proche de Sarkozy. C’est une femme très intelligente et solide. Elle serait très compétente. Je la connais bien puisque nous avons coorganisé les états généraux de l’opposition UDF-RPR en 1990. »

« Je ne suis pas ralliable »

altDes louanges accompagnées d’une rencontre programmée à l’agenda depuis un mois. Mardi prochain, Marielle de Sarnez et la sénatrice Jacqueline Gourault, autre pilier du MoDem, doivent normalement dîner chez Hortefeux. Mais Sarnez n’est visiblement pas décidée à honorer l’invitation. « Nous nous connaissons bien, mais je n’ai aucune connivence politique avec Brice, précise-t-elle. Je vais annuler ce dîner amical, qui m’était complètement sorti de l’esprit et que Frédéric Lefebvre (NDLR : porte-parole de l’UMP) m’a involontairement rappelé, dimanche soir, en marge d’un plateau télé. Je connais trop l’interprétation qui pourrait en être faite. Tant pis pour les carottes râpées ! » Pas dupe, Sarnez tient à lever le doute sur un éventuel ralliement. « Ils pensent sans doute que je suis bonne à cueillir comme la romaine et toute cabossée. Mais je ne suis pas ralliable », conclut-elle.
Deuxième fer au feu, à l’Elysée, pour tordre le cou à Bayrou : accueillir un nouveau parti dans la galaxie centriste. Le 27 juin, le sénateur Jean Arthuis, ex-UDF, lance son mouvement Rassembler les centristes. Ce parti ambitionne de reconstituer la vieille famille UDF « dans un partenariat clair avec la majorité présidentielle afin de préparer les régionales ». Dans les régions où il semblera possible de capter l’électorat du MoDem, des primaires UMP seront même organisées au premier tour avec les partis centristes « amis » pour ratisser plus large. Fin juin, Nicolas Sarkozy réunira les partis de sa majorité pour renforcer le plan anti-Bayrou lors d’un comité de liaison présidé par Jean-Claude Gaudin. Des manœuvres de plus en plus précises pour contrer un adversaire déclaré à l’élection présidentielle de 2012.

 

 



Des élections européennes décevantes, une remise en question de la gouvernance du Mouvement Démocrate, des interrogations sur les prochaines échéances électorales... les sympathisants, les militants et les électeurs plus généralement se posent aujourd'hui de nombreuses questions. Trois jours après le scrutin européen, François Bayrou a souhaité leur répondre.

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MoDem « J'ai mal à l'Europe »

DR

Il n'a pas ouvert le champagne dimanche soir. Philippe Berta, patron du MoDem, avoue volontiers qu'il manque au moins quatre points à sa formation restée sur 8 %. « On se réfère toujours à l'UDF, mais on oublie que nous avons à peine un an d'âge, et quinze élus dans les petites communes du Gard. » Et au lendemain d'un cinglant revers, des raisons d'espérer malgré tout, « à part Mende, qui est une situation très particulière, Nîmes est la ville du Languedoc-Roussillon où le MoDem obtient le plus de votes. Comparé aux municipales, les secteurs où nous avons commencé sérieusement à travailler, par exemple autour du 6 e canton, nous triplons notre score. » Indéfectible centriste, cet universitaire croit encore qu'il existe une troisième voie entre la gauche et la droite, « qui doit pouvoir regrouper des gens des deux bords ».

Aux vainqueurs qui ne boudent pas leur plaisir, il rappelle que près de 60 % des électeurs ont boudé les urnes. Face à cette abstention record, il ne trouve rien d'autre à ajouter que : « J'ai mal à l'Europe. »

R. D.


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