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LE MONDE 30.03.09

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Salle comble à la Maison de la chimie, dimanche 29 mars à Paris, pour la première des huit conventions thématiques européennes que le Mouvement démocrate (MoDem) a prévu d'organiser avant les élections du 7 juin. Alors que l'UMP et le PS peinent à lancer leur campagne, le parti de François Bayrou semble, lui, d'ores et déjà en ordre de bataille.

"Ça commence maintenant", a lancé en clôture des travaux M. Bayrou, en présentant "cet autre choix que nous allons défendre pendant l'élection présidentielle" ! Un lapsus qui a déclenché l'hilarité de la salle. Difficile, après, d'échapper à une critique en règle de la politique conduite par Nicolas Sarkozy.



"EXIGENCE DÉMOCRATIQUE"

Pour M. Bayrou, la crise, qu'il se refuse à considérer comme une simple "parenthèse", a "ruiné" le "modèle inégalitaire" proposé par M. Sarkozy. "Ce modèle qu'on voulait nous imposer s'est effondré sous nos yeux", estime le président du MoDem, pour qui, désormais, "un autre monde est possible". Dans le ton comme dans la forme, les accents radicaux du leader démocrate flirtent parfois avec le registre du Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot. "Il faut être dur pour faire la guerre à l'argent qui veut dominer tout. Il faut être dur pour faire la guerre à ceux qui veulent confisquer la décision", avertit-il.

"Nous acceptons d'être subversifs", affirme M. Bayrou. Au système capitaliste, il oppose l'"humanisme", qu'il définit comme "une exigence démocratique". "C'est une atteinte au modèle républicain d'avoir des dirigeants qui s'accordent des privilèges exorbitants et imposent à leurs concitoyens des efforts qu'eux ne partagent pas", s'indigne-t-il, estimant dans la foulée que le budget de l'Elysée "aurait dû baisser" et qu'"il y a des organisations de vacances sur lesquelles on pourrait discuter", dans une allusion à la récente escapade mexicaine du couple présidentiel.

Le président du MoDem a enfin présenté l'"engagement" de ses listes pour les européennes. "Nous voulons que l'Europe ait un modèle social et qu'elle le défende", affirme M. Bayrou, opposé à la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. "Il faut changer le président de la Commission", insiste-t-il, estimant que celui-ci a été "trop à la remorque des puissants gouvernants qui l'entouraient" et "que son idéologie est trop ultralibérale pour le monde dans lequel nous sommes entrés".

Or, selon M. Bayrou, "le choix de Barroso est déjà fait", le Parti populaire européen ayant décidé de le soutenir et les accords avec le PS étant "en très bonne voie". "Ce qu'il faut combattre dans cette élection, c'est la connivence entre l'UMP et le PS" : on retrouvait là les accents de la dernière élection présidentielle.

Patrick Roger


1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.

Dans l’histoire de l’humanité, jamais de peuples libres n’ont choisi de se rapprocher pour relever ensemble les défis de leur temps. C’est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais comme toutes les constructions humaines, après des succès impressionnants, il est arrivé à l’idéal européen de s’émousser et d’être un sujet de désillusion. Parfois, les peuples ont douté, beaucoup, ou un peu. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?
Nous proposons une réponse coordonnée de l’Union européenne à la crise, avec un grand emprunt européen de 3 pour cent du PIB, destiné, en particulier, à aider les PME à préparer l’avenir. Nous proposons que les grandes politiques de lutte contre la crise, par exemple, le plan automobile, fassent l’objet d’une démarche concertée et coopérative des Etats de l’Union, en tous cas de la zone euro.


2 - L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes.

Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit servir de point de repère. Ce sont les valeurs de l’humanisme européen qui doivent maintenant être défendues, notamment dans nos relations avec les autres puissances mondiales.
Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.


3 - En Europe, la compétition doit être rendue équitable.

Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement, et accepter qu’entrent chez nous des produits qui ne les respectent pas.
Nous demandons l’équité : les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous et l’Europe doit les aider à y parvenir.


4 - L’Europe, affaire de citoyens.

Les gouvernants de nos paus et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul en soit informé. Des choix très importants, qui nous concernent tous, sont ainsi décidés. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : c’est aussi notre affaire de citoyens.
Nous proposons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées, ou diffusées sur internet. Nous proposons que toute préparation de décision de l’Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant d’être prises, par voie de presse, de manière qu’ils puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.


5 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des Etats européens entre eux.

Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche vouée à l’échec et qui conduit à une impasse.
Nous proposons que soit mis en place une harmonisation fiscale qui permette une coopération et non pas des politiques de dumping qui visent à voler les entreprises des uns pour les installer chez les autres.


6 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe.

Nos pays développés savent désormais que la mondialisation donnera la victoire aux mieux formés, à ceux qui maîtriseront le mieux les découvertes scientifiques et les nouvelles technologies.
Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les Etats membres de l’Union, une aide efficace au dépôt de brevets.


7 - Pour que l’Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.

Un budget limité à 1 pour cent de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. D’autant que ce budget est utilisé pour la moitié par la politique agricole (essentielle).
Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’Union, par exemple un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.


8 - L’Europe, zone de sécurité.

En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue et d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.
Nous proposons un procureur européen avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays.


9 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais.

En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.
Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine.


10 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.

L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.
Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.


11 - Il faut convaincre les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.

Pour nous, Français, la Nation est un bien commun. La langue française, la création culturelle sont protégées : elles doivent l’être encore plus efficacement. Les régions sont une richesse de l’Europe, elles doivent être mises en valeur, avec leur langue et leur culture. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.
Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.


12 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté.

Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra répondre à ce drame. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption du tiers-monde que nous appelons le monde abandonné. Il faut protéger leurs marchés, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières. Pour cela, la lutte contre les paradis fiscaux qui abritent l’argent de la corruption est un impératif. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus en Europe, les contrats signés avec les paradis fiscaux.

Compte rendu de la réunion du vendredi 21 mars:

Marc DUFOUR remercie les participants d'avoir réussi à se libérer malgré le délai très court imparti et souhaite la bienvenue à Robert ROCHEFORT et Anne LAPERROUZE

Robert ROCHEFORT rappelle le contexte économique de la crise financière, économique et sociale dans lequel va se dérouler la campagne, après les manifestations du 19 mars et la réponse négative de François FILLON à une demande d'inflexion de la politique économique de la France.

Il souligne le contexte européen désolant, puisqu'au dernier sommet de Bruxelles, les 27 pays de l'UE n'ont pas réussi à s'entendre sur un plan de relance coordonné, ni à répondre à la demande de financement présentée par la Roumanie qui devra s'adresser au FMI.

Il annonce que Philippe MENARD, maire de BARSAC sera son Directeur de campagne.

Notre campagne doit être axée sur :


- L'idée qu'après des décennies de dogme affichant que seule la concurrence pouvait défendre les intérêts des consommateurs, certains domaines nécessitent une régulation des états ( énergies, services publics, etc..)

- Les réponses face à la crise, création d'un emprunt européen garanti par les 27 pays de l'UE, coordination des politiques économiques avec un plan de relance commun, régulateur européen, etc..

- Le plan de relance doit être coordonné, sinon aucun pays ne fera des efforts budgétaires suffisants au niveau de son plan de relance de peur que ce soit surtout les autres pays qui en bénéficient.

Peut-on avoir un plan de soutien au secteur automobile qui ne soit coordonné !

- La publicité d'un calendrier politique permettant à chacun de connaître les sujets en discussion au parlement européen.

- L'idée que notre vision de l'Europe ne s'oppose pas à celle des états et des régions.

- La mise en place d'une "gouvernance européenne". M. BAROSO qui a été le chantre d'un libéralisme débridé n'est pas le meilleur candidat pour diriger la commission dans le futur.

- La nécessité de ne pas laisser le champ libre aux souverainistes qui vont promouvoir le repli sur soi en demandant que "l'argent des Français serve aux Français", nos concitoyens ont besoin que nous donnions du sens à notre vision de l'Europe. "Jouer collectif et non perso" pour sortir de la crise est un message qui devrait bien être perçu dans une terre de rugby.


Les débats actuels sur l'abandon même momentané du bouclier fiscal et le scandale des Stock Options à la Société Générale montre que Nicolas SARKOZY en ne voulant pas entrer dans le capital des banques s'est privé des leviers nécessaires pour peser sur les décisions dans le secteur bancaire.

Par ailleurs le fait que ce soit M. GUAINO qui annonce la baisse de la TVA dans la restauration à 5,5 % alors qu'il n'est que simple conseiller du Président montre l'importance que le pouvoir donne à ses ministres. Cette mesure va coûter 5 milliards d'euros qu'il faudra bien financer par des impôts nouveaux.

Nous devons mesurer le décalage qui existe aujourd'hui entre l'Europe et le citoyen et pour les convaincre nous devons parler concrètement de la manière dont l'Europe est présente au quotidien.


Quel type de campagne devons nous mener ?

Nous devons transformer le capital de sympathie que François BAYROU a réussi à capitaliser sur son nom à la dernière élection Présidentielle en capital de sympathie pour les candidats du MoDem à ces élections européennes, en étant "agressifs" par rapport aux autres listes UMP et PS car nous sommes "l'alternance à l'alternance".

L'UMP siège au sein du PPE qui est responsable de la situation actuelle et d'une vision trop anglo-saxonne de l'économie.

Le PS n'a pas réussi sa transformation "Sociale-Démocrate" et en est encore à proposer des idées du passé.

Notre vision d'une société humaniste, c'est une vision d'une société au service de l'épanouissement de l'homme et pas où l'argent est la valeur repère. La valeur Solidarité apparaît comme une valeur refuge en temps de crise.

Sur la forme, il nous faut organiser des visites thématiques "médiatisables" pour montrer notre visibilité et notre écoute vis-à-vis des problèmes rencontrés par nos concitoyens. Nous n'avons pas vocation à répondre à toutes les questions.

Ces réunions thématiques pourront être suivies le soir de réunions sur des thèmes plus généraux

Chaque département proposera ses thèmes au Directeur de campagne qui coordonnera l'ensemble des dates.

Une convention " Quel modèle européen" se tiendra à Montpellier le 10 ou 17 mai (date à confirmer).
Le meeting de fin de campagne devrait avoir lieu à Toulouse.


Compte rendu de la réunion du vendredi 13 mars:

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Marc DUFOUR remercie les Présidentes et Présidents des 5 Mouvement départementaux d'avoir répondu à son invitation, ainsi qu'à tous les participants. Il informe que Philippe BERTA, malade, lui a demandé de l'excuser, Régis VEZON représente le Mouvement Départemental du Gard.

Il souhaite que cette réunion permette à chacun de s'exprimer sur sa vision de la campagne à venir et que nos différentes actions puissent être coordonnées afin de leur donner une lisibilité plus importante.

Il commence par exposer ce qu'il a retenu de son entretien avec Robert ROCHEFORT lors de la brève visite qu'il a faite à Montpellier lors de son passage à l'émission de FR3, le samedi 21 février 2009.

- Robert ROCHEFORT souhaite bien évidemment un contact avec chaque Président Départemental.

- Il doit y avoir deux types de réunions, des réunions publiques relayant nos valeurs, permettant des rassemblements aussi importants que possible pour montrer notre audience, mais aussi des visites sur le terrain thématiques pour montrer notre implication dans la résolution des problèmes concrets et permettant de compléter l'image de notre Mouvement.

- Le meeting de fin de campagne aura lieu à Toulouse en présence de François BAYROU.

- Une réunion thématique doit avoir lieu à Montpellier à l'une des dates suivantes 18, 25, 28,29 ou 30 avril, la date du 9 mai devant être exclue pour cause de pont du 8 mai. Cette réunion thématique devrait avoir pour thème « Le Modèle Européen ».

Enfin Marc DUFOUR précise qu'au-delà du travail de proximité effectué sur le terrain par les référents de canton, nous devons nous concerter dans les actions que chaque département planifiera dans un plan de campagne régional afin que chacun puisse bénéficier des bonnes idées de tous mais aussi pour que tous les départements contribuent à la réussite de chaque événement en y participant.

Chantal GOMBERT au nom du MODem 66 précise les actions effectuées ainsi que celle à venir.

- Une réunion sur la filière bois en présence d'Anne LAPERROUZE en décembre.

- Une réunion sur la filière fruit et légumes et le marché international de Perpignan en présence de Jean PEYERELEVADE en janvier

Elle propose que chaque département soit porteur d'un thème de campagne en proposant pour son département deux sujets « La filière viticole » et « Le traitement des déchets ».

Enfin elle indique que le MoDEm catalan souhaite organiser pour la journée du 9 mai (journée de l'Europe) un grand Pique Nique, avec lâché de ballons oranges, sur un « site visible », action qui pourrait faire l'objet d'une communication régionale si chaque département pouvait s'y associer.

Marie- Christine GUITARD pour le Modem Lozère, indique son accord pour une coordination régionale, mais précise que compte tenu de la position de son Mouvement départemental celui-ci s'oriente plutôt vers une campagne de proximité, visite terrain et cafés démocrates.

Elle souligne l'importance du soutien des autres départements aux réunions que le Mouvement Lozérien pourra organiser afin de les rendre plus médiatiques.

René CAUNES indique que le MoDem Aude privilégie une campagne de proximité au niveau de chaque circonscription en s'appuyant sur les responsables de cantons.

Il souligne l'importance de connaître rapidement les noms des candidats de la liste MoDem du Grand Sud Ouest afin de donner plus de lisibilité à notre campagne.

Il pose la question des ressources nécessaires pour mener cette campagne étant entendu que le Mouvement de l'Aude n'a pas de ressources actuellement. Il souhaite un budget minimum par département et indique combien il est difficile de faire relayer nos actions par la Dépêche du Midi.

Enfin pour pouvoir convaincre les électeurs, nous devons connaître rapidement les grandes lignes de notre programme Européen.

Régis VEZON pour le Modem Gard, souhaite que les têtes de listes puissent venir plusieurs fois dans chaque département car nos candidats ne sont pas très connus du grand public. Ces visites pourraient être prétexte à des manifestations variées ( meeting, visite de quartier, etc..). Nous avons en gros 2 mois de campagne à planifier.

Au niveau des sujets qui touchent plus particulièrement le Gard, il cite le nucléaire avec le projet EPR, ainsi que la position du MoDem sur les OGM.

Il trouve que l'idée du Pique Nique du 9 mai intéressante et souhaite que l'on puisse populariser le site « européen.fr » parce que la campagne se jouera aussi sur internet.

Marc DUFOUR souligne l'importance de « coller » à l'image de François BAYROU car c'est notre meilleur porte drapeau.

Chaque meeting départemental sera l'occasion de rappeler les valeurs qui nous différencient de l'UMP et du PS. Chaque visite sur le terrain devra être l'occasion de positionner notre image en la régionalisant ( ex: la pêche concerne Port-Vendres, mais aussi Sète , le Grau du Roi, etc...).

Dans ces deux mois de campagne on peut organiser 5 réunions thématiques et 5 visites terrain par département.

Concernant les frais de la campagne, notre meilleure réponse se situe dans un Plan de Campagne Régional dans lequel chaque département planifierait ses actions en les budgétisant.

Bien évidemment ce plan sera soumis à l'approbation de Robert ROCHEFORT et Anne LAPERROUZE pour validation des actions qui leur paraissent les plus pertinentes compte tenu de leur vision de cette campagne.


Il s'en suit des échanges avec les participants portant sur :

- La nécessité d'intégrer la gestion de la crise financière et économique en montrant tout ce que l'Europe apporte en terme de protection et d'espoir pour une relance concertée.

- La nécessité de penser au niveau de chaque action en termes de retombée médiatique.

- L'idée d'un groupe de communication régional est lancée.

- Il faut « faire passer » dans notre communication le projet de société humaniste et démocratique.

- Les blogs personnels par ville et village doivent être encouragés et multipliés afin de créer du « Buzz », ceci d'autant plus que le site national le permet facilement.

- Une première liste de thème est évoquée en séance : la pêche, l'agriculture, le nucléaire, les énergies renouvelables, les services publics et l'aménagement du territoire, les transports, l'agroalimentaire, la biotechnologie, le projet Euro-Méditerranée, la gestion des risques, les Pôles de compétitivité, les Parc d'activités Européens, etc...

Il est convenu, suite aux différents échanges que :

1°) Une liste des thèmes par département doit être constituée, afin de programmer par département une réunion thématique et une visite terrain « médiatisable » et ce avant le 20 mars.

La liste définitive sera arrêtée lors d'une réunion de coordination régionale des Présidents avec l'accord de Robert ROCHEFORT.

2°) Des réunions de coordination régionale pourront être organisées par conférence téléphonique.

3°) Un plan de campagne régional doit être arrêté.

4°) Une équipe de coordination médiatique doit être organisée.

Marc DUFOUR clôt cette réunion en invitant tous les participants à poursuivre le débat autour d'un apéritif dînatoire.



Le Mouvement Démocrate du gard participera aux rassemblements sur Nîmes et Alès, lors de la journée d'action du 19 mars prochain.

Pour Nîmes rendez-vous devant la pyramide des allées Jean Jaurès un quart d'heure avant la manifestation
Pour Alès rendez-vousplace de la Mairie à 10 heures


Il est faux de prétendre que la France est moins touchée par la crise que les autres pays.

Pour le Mouvement Démocrate du GARD, des décisions urgentes s’imposent ;

Créations d’emplois : afin de ne pas les décourager en une période où le chômage est redevenu un fléau national, il faut annuler immédiatement l’exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires.

Formation des futurs enseignants : le gouvernement veut faire croire qu'il veut améliorer le niveau de professionnalisation en mettant le niveau de recrutement à BAC + 5. La réalité, c'est que la stagiairisation disparaît grâce à ce tour de passe-passe (économie de 12 000 euros pas professeur reçu au concours).
Le plus grave est que les futurs Professeurs des Ecoles sortiront pour certains sans avoir testé des pratiques pédagogiques comme c'était le cas dans les IUFM et les anciennes Ecoles Normales.


Enseignement supérieur : il faut éviter que l’autonomie soit synonyme de privatisation confiée à des barons locaux. Les projets actuels de décrets doivent être annulés. La fonction d’enseignant doit être réhabilitée par la création d’une prime pédagogique accordée sous le contrôle du Conseil National des Universités et non pas laissée à la seule discrétion des Présidents d’Universités. En plus, si l’on veut que nos Universités soient à la hauteur des enjeux face aux grandes écoles, l’encadrement doit être renforcé dans de nombreuses disciplines. Les chercheurs doivent cesser d’être pénalisés selon des critères purement subjectifs.

L’attitude actuelle du Président de la République ne cesse de créer de nouvelles polémiques pour diviser les français entre eux. Les exemples se multiplient. Information : nomination des Présidents de chaîne à la discrétion du Président. Finances : nomination, en dépit de toutes règles déontologiques, des responsables de groupes par le pouvoir. Justice : mainmise accrue sur les nominations des juges. Institutions : réformes à la va-vite pour accentuer la mainmise de ce même pouvoir. Etc....

L’heure présente et la gravité de la situation imposent, tout au contraire, un rassemblement urgent de tous les français unis dans une plus grande solidarité et plus de justice sociale pour gagner ce combat. C’est ce que réclame le Mouvement Démocrate du GARD.

C’est pour affirmer cette volonté que le Mouvement Démocrate du GARD est solidaire des manifestations du 19 Mars.


Philippe BERTA
Président du Mouvement Démocrate du Gard
Régis VEZON
Délégué Départemental du Mouvement Démocrate

Le candidat MODEM à l’élection présidentielle avait déjà joué l’avant-garde en lançant son site de campagne Bayrou.fr en janvier 2007. François Bayrou expliquait à l’époque : « Je pense qu’Internet est un outil essentiel qui va permettre de changer le résultat de cette élection. » Le Web n’a pas vraiment changé la face du scrutin. Mais un an plus tard, le positionnement numérique compte davantage aux yeux des politiques. Aux Etats-Unis, Barack Obama a exploité au maximum les réseaux sociaux avec My.barackobama.com. L’outil lui a permis de ramener des sympathisants et de récolter des fonds. En France, des partis comme l’UMP planchent sur une architecture numérique semblable, loin de leur culture centralisée.

Le Modem dégaine le premier en lançant officiellement son « média social ».« Au-delà de toute adhésion, de tout militantisme, les citoyens ont là le moyen de découvrir des idées, des personnes, d’autres amitiés, qui pourront leur permettre un jour, je crois, d’être engagés », s’est hier enthousiasmé François Bayrou qui a l’intention de cultiver son image de technophile averti. Lesdemocrates.fr se veut à la pointe de la technologie du moment. La page d’accueil se présente comme un mashup, c’est-à-dire une compilation des contenus issus de différentes sources (blogs, revue de Web, Webtélé…). Le site intègre la notion galvaudée de réseau social, type Facebook, avec la possibilité de créer des groupes et d’avoir des amis. Le principe affiché est l’ouverture à tous vents, autrement dit à des internautes qui ne sont pas forcément encartés au Modem. L’internaute volontaire s’identifie et peut ouvrir son blog.

Depuis le lancement le 19 février en version bêta, près de 200 blogs ont été créés. Les contributions sont libres, mais les meilleures sont susceptibles d’être remontées en une. « La stratégie Internet des Democrates.fr est horizontale, l’information vient des blogueurs », s’enthousiasme Nicolas Voisin, dont la société 22 mars a conçu le projet. Application du journalisme de liens en vogue, les billets écrits à l’extérieur et les liens repérés sont rassemblés dans la « Toile démocrate » et la « revue du Web ». Comme il s’agit quand même d’un site du Modem, on y trouve un bureau virtuel des militants, géré par Christophe Ginisty, conseiller national en stratégie Internet du parti.

Le dernier cri de la panoplie Web s’y déploie également avec la géolocalisation, la recherche par centre d’intérêts, les échanges de bonnes pratiques… Un blog est également dédié à la campagne européenne. « Lesdemocrates.fr est un laboratoire qui va sans doute évoluer, explique Ginisty. C’est un média très vivant sur ce qui se passe au Mouvement démocrate et dans les réseaux. » Il rappelle que le Modem a été créé sur Internet au soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, avec un formulaire d’adhésion rempli par 80 000 personnes.

Pour les politiques, Internet est un moyen d’attirer un nouveau type de militant, celui qui ne se rend pas aux réunions de section, mais qui est actif en ligne. « Internet permet de faire participer à la vie politique, estime Ginisty, comme Obama a réussi à mobiliser des gens qui n’allaient jamais voter. » Demain, ne pas être sur le Web pourra faire perdre une élection. Les politiques n’ont pas l’intention de rater le train.


Paru dans Libération du 26 février 2009