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Bayrou quitte l'hôpital du Val-de-Grâce, l'origine de son malaise identifiée

Le président du Mouvement démocrate François Bayrou doit quitter jeudi après-midi l'hôpital du Val-de-Grâce où il avait été admis lundi soir après un malaise, identifié par les médecins comme un "léger ictus transitoire" dû au surmenage, a annoncé à l'AFP Marielle de Sarnez

"François Bayrou va bien. Il sortira dans l'après-midi et se rendra dans son village de Bordères (Pyrénées-Atlantiques) pour se reposer quelques jours", a indiqué la vice-présidente du MoDem.

Selon l'eurodéputée, le leader démocrate est "content d'avoir obtenu une explication médicale à ce qui lui était arrivé"

"Les médecins ont mis un mot sur le malaise qu'il a subi: il s'agit d'un léger ictus transitoire, dont la cause probable est le surmenage, et qui s'accompagne d'une perte momentanée de l'attention et d'une partie de la mémoire", a précisé la numéro deux du MoDem.

M. Bayrou, âgé de 59 ans, avait été hospitalisé après avoir eu un malaise à la fin du Grand Journal de Canal+ dont il était l'invité lundi soir.

"Je me suis trouvé comme débranché de l'émission. Je savais que j'étais là, je n'ai pas perdu conscience mais j'avais une sorte de vertige. Je ne savais plus ce que les gens disaient et me disaient (...). C'était un sentiment d'irréalité", a raconté M. Bayrou à l'AFP? en précisant que son état "a durée une partie de la soirée".

Au cours de l'émission, M. Bayrou s'était accroché avec l'animateur du Petit Journal Yann Barthès, qui représente le "shadow cabinet" du MoDem comme "un monde parallèle", en contestant la réalité de propos qu'il avait bien prononcés lors du Congrès du MoDem.

Interrogé sur cet épisode, M. Bayrou a simplement affirmé: "Yann Barthès n'y est absolument pour rien. Le malaise a commencé avant son intervention".

Le leader démocrate a expliqué avoir "essayé de donner le change jusqu'au bout": "J'ai terminé l'émission, ai regagné ma voiture et me suis rendu aussitôt au Val-de-Grâce où les médecins ont diagnostiqué des signes cliniques d'hypertension", a-t-il rapporté.

"Pour moi, c'est la fatigue. Il y a eu l'émission de Drucker, beaucoup d'interviews, le congrès avec un discours de 1 heure 40 avec deux jours de préparation... J'ai le sentiment d'avoir un peu tiré sur la corde. J'ai une vie équilibrée mais je ne m'arrête jamais", a-t-il confié.

François Bayrou a par ailleurs exprimé sa gratitude aux nombreuses personnes qui lui ont adressé des messages de soutien et de sympathie.

Il rapporte avoir reçu plusieurs centaines d'appels dont certains émanant des principaux responsables politiques français, à commencer par le président Nicolas Sarkozy, François Fillon ou encore Martine Aubry.


 

François Bayrou a quitté le Val de Grâce

François Bayrou

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a quitté, jeudi en début d'après-midi, l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris. La cause de son malaise a été identifiée par les médecins : il s'agissait d'un "léger ictus transitoire", dû au surmenage.

"François Bayrou va bien. Il est sorti de l'hôpital en début d'après-midi et se rendra dans son village de Bordères (Pyrénées-Atlantiques) pour se reposer quelques jours", a indiqué Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement Démocrate. Selon l'eurodéputée, le leader démocrate est "content d'avoir obtenu une explication médicale à ce qui lui était arrivé" 

"Les médecins ont mis un mot sur le malaise qu'il a subi : il s'agit d'un léger ictus transitoire, dont la cause probable est le surmenage, et qui s'accompagne d'une perte momentanée de l'attention et d'une partie de la mémoire", a souligné la numéro deux du MoDem, ajoutant qu'il s'agit d' "un homme qui ne s'économise jamais et parfois, c'est bien de le faire". 

"Je tiens à remercier les amis démocrates, et plus largement tous les citoyens, qui m'ont adressé par centaines leurs vœux de prompt rétablissement. Leurs messages d'amitiés me vont droit au cœur ", a tenu à préciser François Bayrou. 

M. Bayrou, âgé de 59 ans, avait été hospitalisé après avoir eu un malaise à la fin du Grand Journal de Canal dont il était l'invité lundi soir. Ayant ressenti un "trouble" durant l'émission, il avait décidé de lui-même de se rendre au Val-de-Grâce pour effectuer des examens. 


 Les confidences de Bayrou sur son lit d'hôpital

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Par Rodolphe Geisler
15/12/2010 | Mise à jour : 20:07
François Bayrou, «sentant un malaise venir», a été hospitalisé de sa propre initiative lundi soir.
François Bayrou, «sentant un malaise venir», a été hospitalisé de sa propre initiative lundi soir. Crédits photo : PATRICK KOVARIK/AFP

De Nicolas Sarkozy à Martine Aubry, en passant par Jacques Chirac, les messages de sympathie affluent au chevet du président du MoDem. 

«Je vais bien, mais c'est la preuve que personne n'est invulnérable», a confié mercredi au Figaro, depuis sa chambre d'hôpital , un brin d'autodérision dans la voix, François Bayrou. Hospitalisé au Val-de-Grâce de sa propre initiative, «sentant un malaise venir», le président du MoDem doit y séjourner, pour des examens complémentaires, au moins jusqu'à ce jeudi voire jusqu'à vendredi.

Le chef de l'État, Nicolas Sarkozy, a été le premier à prendre de ses nouvelles. Puis, du premier ministre François Fillon à la première secrétaire du PS Martine Aubry, en passant par l'ancien président Jacques Chirac, les messages de sympathie «y compris de citoyens» se sont succédé. Par dizaines, sur son téléphone portable, voire par centaines au siège du MoDem. Comment va François Bayrou ? «Bien», assurent ses plus proches collaborateurs. Lui, le premier, qualifie de «très émouvants» les appels reçus.

 

Examens approfondis 

 

«L'hypothèse la plus sérieuse est que j'ai eu un coup de fatigue par excès de travail. Il est vrai que je ne prends des vacances que pour avancer des écrits ou des réflexions, autant dire jamais, mais peut-être tout cela est-il un peu de ma faute ?» admet-il. «Je viens d'avoir des années chargées d'obligations et de stress, peut-être mon corps a-t-il dit stop !» analyse-t-il encore.

S'il assure qu'il n'y aurait «aucun signe alarmant» sur ce malaise, qui reste néanmoins «inexpliqué», ce sont les médecins - «de bons médecins», tient à préciser Bayrou - qui ont décidé de profiter de cette hospitalisation pour un check-up complet. «François va bien. C'est vrai qu'il ne s'économise pas, il ne prend jamais de vacances, mais tout va bien. Il n'y a rien d'inhabituel à profiter d'une hospitalisation pour effectuer des examens approfondis», rassurait encore mercredi, pour sa part, la première vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez.


 

 Bayrou hospitalisé au Val-de-Grâce après un malaise

Le président du Mouvement démocrate (MoDem) François Bayrou a été hospitalisé lundi soir au Val-de-Grâce à Paris à la suite d'un malaise "probablement dû à la fatigue", a annoncé mardi à l'AFP la vice-présidente du parti, Marielle de Sarnez.

M. Bayrou a été hospitalisé après avoir eu "un malaise à la fin de l'émission le Grand Journal de Canal+ où il était invité hier soir", a indiqué Mme de Sarnez.

Elle a précisé que ce malaise était "probablement dû à la fatigue" et que le président du MoDem subissait depuis "des examens".

Selon un de ses conseillers, le leader centriste, âgé de 59 ans, a ressenti un "trouble" durant l'émission et a décidé de lui-même de se rendre à l'hôpital pour effectuer des examens.

A son arrivée, il a subi une IRM et un électrocardiogramme qui ont confirmé qu'il n'avait pas eu d'accident cérébral ou cardiaque, a-t-on précisé.

M. Bayrou a cependant passé la nuit à l'hôpital pour y subir des examens complémentaires ce mardi.

"Il est en permanence sous pression. Ce coup de fatigue peut être lié à une phase de décompression après le congrès du MoDem où il s'était beaucoup investi dans son discours de clôture", a estimé le secrétaire général du MoDem Marc Fesneau.

La sénatrice Jacqueline Gourault rappelle que le responsable centriste a enchaîné ces derniers temps des voyages à l'étranger, en Corée et à Bruxelles pour un congrès démocrate, avec l'enregistrement de l'émission "Vivement dimanche" de Michel Drucker.

C'est le second malaise subi par le leader centriste qui, selon son entourage, est "solide", "rarement malade" et s'impose "une certaine discipline de vie".

En 1994, alors qu'il était ministre de l'Education nationale, François Bayrou avait été victime d'un léger malaise au Sénat lors d'une séance consacrée aux crédits de son ministère qui avait alors dû être suspendue.

Revenu au banc du gouvernement, il avait été accueilli par des applaudissements des rares sénateurs présents après que le président de séance, Ernest Dailly, ait "salué son retour" en lui conseillant "la prudence".


LES RENDEZ-VOUS DU MODEM DU GARD

Les choses au MoDem du GARD vont désormais vite. Très vite.
 

En attendant que des candidatures MoDem se déclarent sur le reste du département, pour NÎMES, c’est bouclé.

 

Les premières réactions, étonnées de notre large présence dans cette compétition, n’ont pas tardé à se manifester, certaines très embarrassées. La campagne démarre donc sur les chapeaux de roues. Les mandataires financiers se mettent en place et ont commencé leur travail administratif.

 

apprendre-a-dessiner-le-visage-du-pere-noel-0.jpgAutre signe de vitalité de notre Mouvement gardois : alors que nous avions omis de recenser ceux d’entre nous qui participeraient au Congrès National de ce dernier dimanche - nous étions persuadés que l’approche des fêtes aurait été un handicap pour beaucoup - le Président Philippe BERTA a été comblé quand il a retrouvé à PARIS une bonne dizaine d’entre nous qui avaient fait le déplacement. Le GARD était super bien représenté.

 

Notre Président nous charge de vous dire combien cette présence en nombre le conforte dans nos démarches et accentue notre poids près de nos instances nationales. Il a même “promis” (?), pour vous remercier tous, de porter un chapeau de “Père Noël” ce prochain Mardi 21 prochain. Amènera-t-il avec lui une hotte de cadeaux ?

 

Car ce prochain Mardi 21 Décembre, nos 3èmes Mardis Démocrates se poursuivent comme à l’accoutumée : il y a tant à nous dire entre nous, même s’il est normal qu’il y ait parmi nous quelques défections à 3 jours de Noël. Mais nous ferons entre nous le point sur les campagnes qui démarrent, certaines même sitôt les fêtes.

 

Nous ne pouvions donc pas attendre le 3ème mardi de Janvier pour vous en parler.

 

RENDEZ-VOUS, donc, ce très prochain MARDI 21 DÉCEMBRE à 18h30, à “L’Ever’In”, Place Séverine, Avenue Jean Jaurès à NÎMES.

 

NB : Toute éventuelle ressemblance entre l'image du Père Noël ci-dessus avec le Président  Philippe BERTA ne serait que purement fortuite. Mille excuses près de ce dernier pour toute confusion possible. 


Découvrez la motion politique adoptée par le Congrès !

Après une matinée de débats et de nombreuses interventions, les 1 700 congressistes ont adopté une motion politique qui vient compléter le Projet Humaniste du précédent congrès. Découvrez là !


 

"Je veux proposer de l'espoir, de la vérité, de l'enthousiasme pour reconstruire", déclare François Bayrou

François Bayrou

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, est à la une du Figaro Magazine du samedi 11 décembre. A la veille d'un congrès à Paris, il veut "proposer de l'espoir, de la vérité, de l'enthousiasme pour reconstruire" le pays. 

De la crise européenne au déficit budgétaire de la France, de l'affaire Bettencourt à la nécessité d'une réforme fiscale, il fait le tour des sujets d'actualité et défend l'idée "qu'il existe bel et bien un autre projet, un autre idéal, une autre pratique de la politique". 

Découvrez l'interview dans son intégralité.

Le Figaro Magazine : Les crises se succèdent en Europe. Trouvez-vous les dirigeants européens à la hauteur des enjeux? 

François Bayrou : Les dirigeants européens se révèlent faibles, désorganisés et confus. Il n'y a pas de cap clairement fixé, qui rassure les citoyens et les acteurs économiques. Cette indécision augmente les dangers de la crise. 

Le Figaro Magazine : Que faudrait-il faire? 

François Bayrou : L'Union européenne et la zone euro doivent fixer le but à atteindre et la vision à porter: il faut annoncer au monde que l'euro sera défendu envers et contre tout ! C'est une obligation historique: rendre la parole et l'autorité aux décideurs politiques, par rapport à l'univers des décideurs bancaires qu'on appelle «marchés». Il faut donc construire une politique de défense de l'euro autour de la Banque centrale européenne : le premier pas, c'est la mutualisation des emprunts avec la création d'obligations européennes. Les emprunts ne seront plus réalisés par les Etats chacun pour leur compte, mais solidairement par l'ensemble de la zone euro. S'il le faut, pourquoi la BCE, comme les autres banques centrales, ne prêterait-elle pas directement aux Etats ? Ce type de soutien créera instantanément trois obligations: renforcer le sérieux de la gestion financière dans tous les pays solidaires, harmoniser peu à peu les fiscalités, choisir les mêmes priorités économiques. 

Le Figaro Magazine : Mais les Allemands y sont opposés! 

François Bayrou : Il est assez rare que je me trouve en désaccord de fond avec les dirigeants allemands. Mais je n'approuve pas aujourd'hui leur attitude crispée, comme s'il fallait punir ceux qui sont en crise, comme si on leur demandait à eux des aides ou des subventions. On ne leur demande rien de tout cela: on demande une organisation commune du crédit à des pays en difficulté. Je rappelle que dans les années 90, il y a eu une immense polémique en France parce que nous avons accepté des taux d'intérêt très élevés, jusqu'à 12 pour cent, pour rester solidaires, à l'intérieur du système monétaire européen de l'époque, avec l'Allemagne qui construisait sa réunification. A l'époque, j'ai soutenu cette solidarité qui nous coûtait très cher. Tout le monde doit comprendre que nous sommes dans le même bateau. Au lieu de pousser les plus faibles en dehors pour sauver les plus forts, les pays européens devraient s'inspirer de la tactique des troupeaux de bisons pourchassés par les loups: s'ils choisissent la fuite en avant, les plus faibles, les plus jeunes, les malades, ne peuvent pas suivre, ils décrochent, et les loups les dévorent. Si au contraire, ils mettent les plus faibles au milieu et les plus forts à la périphérie pour les défendre, les loups abandonnent la partie. Face aux spéculateurs, dont la condition est de chasser en meute, c'est la seule solution. 

Le Figaro Magazine : Certains militent pour une autre solution: la sortie de l'euro, qui permettrait de doper nos exportations. 

François Bayrou : Ce serait une catastrophe épouvantable et la misère pour beaucoup de Français, particulièrement les classes moyennes ! La dette française vogue vers les 1800 milliards d'euros. Avec des taux d'intérêt à 3 pour cent, la charge de la dette s'élève à 45 milliards d'euros par an. C'est le premier budget de l'Etat devant celui de l'Education nationale. Si on quitte l'euro, les taux d'intérêt exploseront. S'ils montent à 9 ou 10 pour cent (situation de l'Irlande aujourd'hui), il faudra trouver 100 milliards de plus dans la poche des Français ! Cela équivaut à tripler l'impôt sur le revenu. Les emprunts pour la maison, pour la voiture, deviendront hors de prix. Je me refuse à toute indulgence à propos d'une telle folie. 

Le Figaro Magazine : La France est-elle menacée par la spéculation? 

François Bayrou : Les propos de circonstance qui laissent entendre que s'il y a le feu chez le voisin, tout va bien chez nous, je ne m'y prêterai pas. 

Le Figaro Magazine : La rigueur prônée par Fillon ne suffira pas à éviter cette menace? 

François Bayrou : L'idée selon laquelle les efforts sont derrière nous et que les décisions prises suffiront à rétablir la situation est faite pour rassurer. Mais l'heure de vérité viendra. 

Le Figaro Magazine : Que préconisez-vous? 

François Bayrou : J'ai tout à fait conscience que c'est en période de croissance qu'on peut faire des économies plutôt qu'en période de récession. Mais nous n'aurons pas le choix. Pour rétablir l'état de nos finances publiques, il faudra construire un large consensus national. J'ai alerté notre pays sur ce sujet depuis ma campagne de 2007. Il y a trois directions à suivre, en un plan de cinq ans: le retour à l'équilibre des régimes de retraite et de la Sécurité sociale nous permettra d'économiser 40 milliards; il faudra réduire les interventions de l'Etat à hauteur de 25 milliards et faire une réforme fiscale juste qui permette de trouver 25 milliards supplémentaires. Le but est de rejoindre un seuil de déficits, entre 20 et 30 milliards, à partir duquel - enfin ! - le stock de dettes n'augmente plus. Le bateau ne s'enfonce plus, la croissance peut le remettre à flot. A condition de concentrer les moyens et les efforts sur les deux priorités de croissance pour la France : l'éducation (d'abord apprendre à lire à tous les enfants) et l'emploi (innovation, création, relocalisation des productions sur le sol européen en général et sur le sol français en particulier). 

Le Figaro Magazine : Etes-vous favorable à la suppression de l'ISF? 

François Bayrou : Je pense qu'on doit non pas supprimer, mais transformer l'ISF en l'incluant dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Affecter un pourcentage du capital détenu par le contribuable (par exemple 0,5 pour cent) à sa base d'impôt sur le revenu, accompagné de la création d'une tranche supplémentaire à 45 pour cent, la combinaison de ces deux décisions suffirait à équilibrer l'opération. 

Le Figaro Magazine : En échange de la fin du bouclier fiscal? 

François Bayrou : Le bouclier fiscal est une injustice d'Etat. C'est une organisation de la fiscalité dans laquelle - on l'a vérifié au fil de l'affaire Bettencourt - les plus riches payent en réalité proportionnellement beaucoup moins que les plus pauvres, moins qu'un smicard ! C'est une organisation qui rend l'impôt non pas progressif, mais dégressif au bénéfice des plus privilégiés. Le bon sens et l'esprit de justice se révoltent devant un tel montage. 

Le Figaro Magazine : Etes-vous favorable à l'instauration de jurys populaires dans les tribunaux correctionnels? 

François Bayrou : Je ne crois pas que le fait d'amoindrir l'autorité des magistrats en les faisant passer pour laxistes soit la bonne solution. Le ministre de la Justice est devant un défi personnel considérable: rendre confiance aux Français dans l'indépendance de la justice alors qu'au gouvernement domine un courant d'opinion qui n'aime pas l'indépendance de la justice. Je n'ai pas de doute sur ses sentiments profonds. Aura-t-il la force de résister? S'il le fait, il remplira une mission historique. 

Le Figaro Magazine : L'espace politique que vous représentez est aujourd'hui encombré pour 2012: Hervé Morin, Jean-Louis Borloo, voire Dominique de Villepin veulent l'occuper. 

François Bayrou : Il n'y a aucune concurrence possible: le centre est attendu, mais le centre, par définition, c'est l'indépendance par rapport à l'UMP et au PS. Tous ceux qui se sont situés, depuis des années, dans le pouvoir actuel ou sous sa coupe se retrouvent aujourd'hui forclos. En prenant tous les risques - et Dieu sait que cela n'était pas évident - pour bâtir cet espace d'indépendance, j'ai donné aux Français la preuve qu'ils pouvaient avoir confiance. 

Le Figaro Magazine : Ils viennent quand même chasser sur vos terres... 

François Bayrou : Non. Depuis le premier jour de mon engagement, je défends l'idée qu'il existe bel et bien un autre projet, un autre idéal, une autre pratique de la politique. La voie proposée par le pouvoir d'aujourd'hui, une société d'inégalités et de rapports de force, et celle proposée par la gauche, qui pense que l'Etat doit prendre en charge tous les problèmes de la société, ce sont deux erreurs. Je propose une voie qui s'oppose à ces deux impasses, une voie fondée sur la vérité. C'est pourquoi je me sens proche d'un Pierre Mendès France ou d'un Raymond Barre, d'un Jacques Delors, qui ont fait de la vérité, en économie, aussi bien que dans le social, le socle de leur politique. Comme eux, je pense qu'au fond les choix éthiques sont les premiers choix, les seuls vraiment efficaces en démocratie parce qu'ils sont la condition de la confiance. 

Le Figaro Magazine : Redoutez-vous les candidatures en 2012 de Dominique Strauss-Kahn au PS et d'Eva Joly pour Europe Ecologie? 

François Bayrou : Personne ne sait qui sera candidat en 2012. Mais ce qui compte, ce n'est pas les concurrents, c'est sa propre force. 

Le Figaro Magazine : Vos critiques à l'encontre de Nicolas Sarkozy ont semblé moins virulentes ces derniers mois. 

François Bayrou : Il y a un temps, quand tout le monde se tait, quand tout le monde est tétanisé, où la dénonciation est un devoir. J'ai été présent, et en avance, à ce rendez-vous. Aujourd'hui, tous les yeux se sont ouverts. Nous sommes entrés dans un autre temps, où il faut encore être en avance pour proposer de l'espoir, de la vérité, de l'enthousiasme pour reconstruire. C'est là désormais que je me situe. 

Le Figaro Magazine : Ecririez-vous à nouveau «Abus de pouvoir» aujourd'hui? 

François Bayrou : A ce livre, je n'ai pas une ligne à changer. Et même parfois, l'actualité donne plutôt envie d'en souligner quelques-unes. 

Le Figaro Magazine : Pourquoi avez-vous voté blanc au second tour de la présidentielle de 2007? 

François Bayrou : J'avais annoncé que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy, parce que je ne voulais pas être de sa majorité présidentielle. Mais le programme et les choix de Ségolène Royal ne me paraissaient à la même époque ni convaincants ni rassurants. 

Le Figaro Magazine : Comment retrouver en 2012 la partie de l'électorat socialiste qui s'était porté sur vous en 2007? 

François Bayrou : La plupart des gens réfléchissent et jugent par eux-même. Ce n'est pas un parti qui dicte leur choix. L'électeur choisit ce qui lui paraît le plus honnête, le plus juste, le plus entraînant. C'est cela la vertu de l'élection d'un Président par les citoyens, directement, par un choix de femme ou d'homme, en conscience: c'est la seule élection dans laquelle les partis n'ont pas le pouvoir de s'interposer. 

Le Figaro Magazine : Craignez-vous un score élevé de Marine LePen à la présidentielle? 

François Bayrou : Les votes extrêmes sont la garantie absolue du maintien des pouvoirs et des influences déjà en place, avec tous leurs abus. 

Le Figaro Magazine : Le remaniement a permis de rééquilibrer le pouvoir entre le Premier ministre et le président de la République... 

François Bayrou : ... je n'en crois rien ! 

Le Figaro Magazine : Vous ne croyez pas à une nouvelle répartition des rôles? 

François Bayrou : Ni les institutions, ni le quinquennat, ni la structure de la majorité ne peuvent laisser place à un autre rapport de force, à un Premier ministre qui prendrait le pas sur le Président. C'est une vision journalistique. 

Le Figaro Magazine : Nicolas Sarkozy ne changera pas? 

François Bayrou : Les hommes ne changent jamais vraiment sur leurs fondamentaux. 

Le Figaro Magazine : N'avez-vous pas l'impression d'être isolé? 

François Bayrou : Si j'étais isolé, j'aurais disparu. Le combat politique est si âpre qu'il exige aussi de la chaleur humaine. Pendant toutes ces années, j'ai eu deux appuis : une équipe soudée, solide, amicale, et les gestes de soutien des Français. C'est beaucoup. 

Le Figaro Magazine : Mais la nomination attendue de nouveaux secrétaires d'Etat devrait renforcer la présence des centristes au gouvernement! 

François Bayrou : Je n'ai jamais pensé que des maroquins suffisent à construire l'équilibre, alors des sous-maroquins... c'est dérisoire.


 

Bayrou entend être celui qui dira la vérité aux Français en 2012

AFP | 09.12.10 | 17h09

 

Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, entend proposer en 2012 "une voie fondée sur la vérité", à l'opposé d'une "société d'inégalités proposée par le pouvoir" et d'une société où "l'Etat doit prendre en charge tous les problèmes" défendue par la gauche.

"Depuis le premier jour de mon engagement, je défends l'idée qu'il existe bel et bien un autre projet, un autre idéal, une autre pratique de la politique", explique le leader centriste dans un entretien à paraître dans le Figaro magazine, samedi, la veille du congrès de son parti.

"La voie proposée par le pouvoir d'aujourd'hui, une société d'inégalités et de rapports de force, et celle proposée par la gauche, qui pense que l'Etat doit prendre en charge tous les problèmes de la société, ce sont deux erreurs", dit-il.

"Je propose une voie qui s'oppose à ces deux impasses, une voie fondée sur la vérité. Les choix éthiques sont les seuls vraiment efficaces en démocratie parce qu'ils sont la condition de la confiance", dit-il en balayant la question des autres candidatures: "Ce qui compte, ce n'est pas les concurrents, c'est sa propre force", ajoute-t-il.

Quand à l'encombrement des prétendants dans l'espace centriste - Morin, Borloo ou Villepin - l'ex-président de l'UDF tranche : "Le centre, par définition, c'est l'indépendance par rapport à l'UMP et au PS. Tous ceux qui se sont situés, depuis des années, dans le pouvoir actuel ou sous sa coupe se retrouvent aujourd'hui forclos".

N'est-il pas isolé pour mener son combat ? "Si j'étais isolé, j'aurais disparu. Pendant toutes ces années, j'ai eu deux appuis : une équipe soudée et les gestes de soutien des Français. C'est beaucoup".

Et puis, rappelle François Bayrou, la présidentielle est "la seule élection dans laquelle les partis n'ont pas le pouvoir de s'interposer".

Pour endiguer la crise internationale, il considère comme une "obligation historique" de "rendre la parole et l'autorité aux décideurs politiques".

"Il faut annoncer au monde que l'euro sera défendu envers et contre tout", dit-il, expliquant qu'une sortie de l'euro conduirait à une explosion des taux d'intérêt de la dette française qui "vogue vers les 1.800 milliards d'euros".

"S'ils montent à neuf ou 10 pour cent, il faudra trouver 100 milliards de plus", ce qui équivaudra "à tripler l'impôt sur le revenu", prévient-il.

A contrario, il propose de "construire une politique de défense de l'euro autour de la Banque centrale européenne" (BCE), avec création d'obligations européennes pour mutualiser les emprunts et s'il le faut, la possibilité pour la BCE de prêter "directement aux Etats".

Pour réduire la dette, il plaide pour "un plan en cinq ans" pour "rejoindre un seuil de déficits de 20 à 30 milliards", à partir duquel le stock des dettes n'augmentera plus et suggère, pendant ce temps, de concentrer les moyens sur deux priorités : l'éducation et l'emploi.

Sur la fiscalité, il qualifie le bouclier fiscal d'"injustice d'Etat" et propose de "transformer l'ISF (Impôt sur la Fortune, NDLR) en l'incluant dans le calcul de l'impôt sur le revenu".


 

CONGRÈS STATUTAIRE DU MOUVEMENT DÉMOCRATE

 

PARIS - 12 DÉCEMBRE 2010

 

Couverture Bulletin Congres-Paris

Le Congrès statutaire du Mouvement Démocrate du 12 décembre se tiendra cette année à Paris. 

Nous vous donnons rendez-vous dimanche 12 décembre à l'hôtel MARRIOTT, 17 boulevard Saint-Jacques, 75014 PARIS. 

L'accueil sera ouvert à partir de 08h30, les travaux débuteront à 10h00 précises. 

MODIFICATION DES STATUTS du MoDem

Lors du Congrès National du 12 Décembre 2010, les adhérents présents seront également invités à se prononcer sur une proposition du Conseil National de modification des statuts du Mouvement Démocrate.

 

Après le Congrès fondateur de Villepinte, il convenait en effet de tirer les conclusions de la marche de notre Mouvement et de ses fédérations depuis cette fondation.

 

C'est un allègement profond des procédures pour rendre notre Mouvement plus efficace.

 

Un adhérent ami a établi un tableau comparatif entre "l'ancien" texte et celui proposé aujourd'hui.

 

Vous trouverez ce comparatif ici.


 CANDIDATURES AUX CANTONALES DE MARS 2011

Le Mouvement Démocrate du GARD prépare activement les prochaines cantonales de Mars 2011.

 

Ce 9 Décembre, le staff, réuni sous la Présidence de Philippe BERTA, Président Départemental du Mouvement Démocrate, a préparé son soutien aux 3 candidats prêts qui se présenteront sur NÎMES.

 

G.Castille.jpg

 

Sur le 3° canton de NÎMES, il est proposé Mr Guillaume CASTILLE, ex-Président des Jeunes Démocrates du GARD (2008-2010), qui représentera les couleurs du Mouvement Démocrate. Il aura pour suppléante Mme Joëlle PELLISSIER(Mouvement Démocrate), ancienne Conseillère Générale UDF du 2° canton (2001-2008), orthophoniste établie sur le 3° canton.

 

deny-jean.jpgSur le 5° canton de NÎMES, le Mouvement Démocrate soutient la candidature de Mr Deny JEAN (Membre du Comité Politique National, candidat investi par la Gauche Moderne), Président d'un Comité de Quartier de NÎMES. Mr Deny JEAN aura pour suppléante Mme Élisabeth GARNIER, épouse AIT-AMARA (Mouvement Démocrate), économiste, membre des instances dirigeantes du Mouvement Démocrate.

 

Ces deux candidats ont, d’autre part, décidé de mutualiser leurs moyens logistiques et auront le même gestionnaire de leurs comptes de campagne respectifs : Mr François VAN DE VILLE, Secrétaire Départemental du Mouvement Démocrate.

 


Corinne PONCE.jpgaprès la réunion tenue ce jeudi 9 en soirée, le Mouvement Démocrate a reçu ce 10 Décembre la candidature, pour le 4ème canton de NÎMES, de Mme Corinne PONCE-CASANOVA, ancienne adjointe au Maire de NÎMES, ex-Présidente de l'Office du Tourisme et membre des instances dirigeantes du Mouvement Démocrate. Elle a choisi pour suppléant Mr Philippe TREIL, Président d'une association de quartier de NÎMES.

 

Il ne reste plus, au Mouvement Démocrate du GARD, qu'à finaliser ses candidatures en préparation sur les autres cantons du département.


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