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 samedi, 30 avril 2011


APPEL A CANDIDATURE


IMPORTANT - ÉLECTION DU 18 JUIN 2011 
de 9 à 13 heures à NÎMES à l'Ever In

 

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES

 

au Mouvement Démocrate du GARD

pour désigner :


• le Président Départemental


• les Membres du Conseil Départemental

 

 

 

APPEL À CANDIDATURE

 

Les adhérents membres du "Mouvement Démocrate" ("MoDem") du GARD, en droit de voter le 18 JUIN à NÎMES pour le renouvellement de la Présidence et du Conseil Départemental pour un mandat de 3 ans, ont reçu ce jour par mail - ou recevront dans les tout prochains jours (pour ceux qui n'ont pas d'adresse mail valide) par courrier postal - un "Appel à Candidature".
 

Ils doivent répondre impérativement au Délégué Départemental - Mr Régis VEZON, nommé par François BAYROU pour ce faire - le 14 MAI (dernier délai) pour se porter candidats.
 

Pour ceux des adhérents qui s'étonneraient de ne pas recevoir de mails ou de courriers personnels (envoyés sur la seule base du Fichier National), ils peuvent s'adresser au "Service Adhésion" du "Mouvement Démocrate" au 01 53 59 20 21.


Présidentielle 2012: François Bayrou estime peser «d'un poids plus important» qu'avant

Mis à jour le 30.04.11 à 12h44

Le président du MoDem François Bayrou a jugé, samedi sur France 3 Aquitaine, qu'«il n'y a aucun embouteillage au centre» dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012, estimant peser lui-même aujourd'hui «d'un poids plus important» que par le passé.

François Bayrou, qui n'a pris «aucun engagement de calendrier» pour sa possible candidature à la présidentielle, a estimé peser «d'un poids plus important» qu'il y a cinq ou dix ans, quand il était «un jeune homme politique bretteur, à la pointe de l'épée, dans les combats, gascon».

«Pas de démission» face au FN

«Les Français ont vu que je résistais dans les épreuves, que le cap ne changeait pas», a-t-il dit, dans cette émission réalisée avec France Bleu Béarn, Sud Ouest et Objectif Aquitaine. 

Interrogé sur les candidatures au centre, en particulier celle de Jean-Louis Borloo, il a estimé qu'«il n'y (avait) aucun embouteillage au centre» car «il suffit de se rappeler ce que centre veut dire». Pour le leader centriste, il y a, dans la vie politique française, «les ralliés automatiques à l'UMP ou au PS» et «ceux qui ont choisi le chemin de l'indépendance et la liberté». Soulignant n'avoir «jamais été en situation de dépendance», il a cité le général de Gaulle: «Choisissez toujours les chemins de crête, ce sont les moins encombrés».

François Bayrou a par ailleurs souligné être «dans une situation de confrontation, pas de démission» face au Front national. «Le FN porte un certain nombre de poisons mortels pour la société»: la division des Français entre eux et la volonté de sortir de l'euro, a-t-il dit. «Il ne faut pas s'effaroucher, il faut se battre», a-t-il plaidé.


13 avril 2011

"A la fausse-monnaie, j'oppose un Centre indépendant qui vise à véritablement changer les choses !"

François Bayrou

Ecouter le podcast

François Bayrou était l'invité de Michel Cardoze, sur Sud Radio, mercredi 13 avril. 

Le président du Mouvement Démocrate a qualifié "les tentatives" de Jean-Louis Borloo de "fausse-monnaie" et défendu pour sa part "l'idée d'un Centre indépendant, qui vise à un véritable changement".

SR : Alors on a quand même l’impression François Bayrou que vous êtes cerné : Jean Louis Borloo d’un côté, Nicolas Hulot de l’autre. Est ce que vous vous avez toujours envie d’être l’incarnation de l’alternative et du changement au centre ? 

François Bayrou : J’aime bien Michel Cardoze comment vous posez des questions. C’est pas envie, c’est nécessité. Et c’est pas hésitation, c’est certitude. Pourquoi ? C’est très simple. Si ce mot , cette idée du centre… Je n’aime pas qu’on réduise ce courant politique uniquement au centre, parce qu’à mon avis il est plus large. Mais si ce courant a un sens, c’est évidemment pour être indépendant et pour changer les choses. Or, les tentatives actuelles, qui d’ailleurs ne dureront pas autant que les contributions, ces tentatives actuelles elles visent, un, à ne pas changer les choses et deux à empêcher ce courant politique d’être indépendant. Or vous verrez que au fur et à mesure que passeront les semaines et les mois, les électeurs vont imposer de ne pas être trompés sur la marchandise. Tout ça est cousu de fil blanc naturellement. On sait très bien d’où ça vient et où ça va. Mais les électeurs, eux, ce qu’ils veulent c’est des choses qui soient absolument certaines, ils veulent que leurs voix servent à quelque chose et c’est ce qu’ils imposeront au fil du temps. J’emploie comme vous entendez l’indicatif parce que c’est la réalité. J’ai déjà vécu cette histoire, cette grande histoire des élections présidentielles et je sais, pour l’avoir vécu, à quel point les électeurs eux, ne se trompent pas. Ils choisissent ce qui est vrai. 

SR : Alors je vais aussi vous parlez de Jean Louis Borloo, mais commençons par Nicolas Hulot, candidat aujourd’hui. C’est un vert qui peut vous affaiblir ou un vert avec qui vous aimeriez faire un bout de chemin ? 

François Bayrou : Non je pense que Nicolas Hulot est quelqu’un qui s’est beaucoup investi. Je pense qu’il croit à un certain nombre de choses. En tout cas c’est ce que je veux imaginer. Mais ce que je sais c’est que l’élection présidentielle c’est tout à fait autre chose. La responsabilité politique c’est tout à fait autre chose. Les pièges qui vont être déployés devant sont aussi tout à fait autre chose. Je ne suis pas certain qu’on s’improvise ou qu’on puisse entrer dans cette responsabilité de but en blanc. 

SR : Qu’est ce qui vous différencie de Jean Louis Borloo ? Ou, si je pose la question autrement, qu’est ce que Jean Louis Borloo au niveau des affaires suprêmes ferait et que vous vous ne feriez pas ? Et inversement : qu’est ce vous feriez et qu’il ne ferait pas ? 

François Bayrou : Ecoutez, il suffit de regarder les années qui viennent de s’écouler. Jean Louis Borloo était un des piliers du gouvernement. Il en était le numéro deux. Pendant neuf ans, cinq ans de Chirac et quatre ans de Sarkozy. Il n’a jamais trouvé à exprimer une seule réserve sur les décisions aussi incroyables et injustes qui étaient prises. Je pense au bouclier fiscal, à la privatisation des autoroutes, à laquelle je me suis beaucoup opposé. Jamais une réserve. Et vous savez bien que quand vous avez neuf ans, comme ça, adhéré, soutenu ou applaudi avec des mots qui étaient des mots incroyablement flatteurs à l’égard de ceux qui étaient en place et du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Évidemment, il y a une question d’authenticité ou de crédibilité qui se pose. Autre exemple : je vous assure que si j’avais été au pouvoir, en situation de responsabilité, l’affaire Tapie n’aurait pas eu lieu. Je n’aurai pas accepté qu’on spolie comme ça les Français de peut être 250 millions d’euros qu’on leur a pris dans leur poche de contribuable pour le donner à un intérêt dont vous savez ce que j’en pense et que maintenant la Cour des comptes écrit. Ça ne se serait pas produit. Évidemment vous savez que Jean Louis Borloo lui a soutenu cette entreprise. Vous voyez qu’il y a des différences très importantes. Et pour le futur, avec moi ou avec le courant que je représente, nous devons changer. C’est un impératif de changer la manière dont on gouverne la France, dont on associe les sensibilités diverses, dont on fait que au fond chacun des français se retrouvera plus ou moins dans l’estime qu’il porte au pouvoir, dans son honnêteté. Ça ne sera pas un pouvoir qui favorise les uns au détriment des autres. Ça sera un pouvoir qui permettra à la France de passer les temps difficiles qui nous attendent. 

SR : Alors prenons un exemple : la question de la laïcité. On en a beaucoup parlé, elle a été instrumentalisée à la fois par le FN, par Mr Copé avec son débat qui visait en fait l’islam. Et aujourd’hui on apprend, ya une information qui circule, il paraît que Mr Nicolas Sarkozy demanderait que certains concours qui tombent par exemples les jours de fêtes juives, puissent se dérouler à des horaires adaptées, selon les croyances. Est ce que c’est de la laïcité ou du communautarisme ? 

François Bayrou : Oh c’est plus que ça, je ne sais pas, la recherche de plaire à des petits groupes. En vérité, vous le voyez, la laïcité, ça ne se divise pas. Vous ne pouvez pas en même vous tourner vers les musulmans les plus intégristes diront les uns, pratiquants diront les autres, en leur interdisant un certain nombre de pratiques et en même temps aménagé les concours en secret sans en rien dire à personne, pour que certains candidats puissent passer les concours de nuit. Ca n’a pas de sens. Ce n’est pas responsable. Ce n’est pas une manière de s’adresser à un pays comme l’unité, c’est une manière de le découper en tranches : les uns favorisés, les autres stigmatisés. Et ceci, pour moi en tout cas, ça n’est pas acceptable. La communauté de l’éducation nationale ne l’acceptera pas. Et tous ceux qui croient en France, au fond qu’il y a des principes qui nous permettent d’être dans le même pays, de vivre dans ce pays et de nous respecter malgré les différences, tous ceux là ne l’accepteront pas. C’est une décision dangereuse et, à mon sens, inquiétante pour une certaine conception du pouvoir. 

SR : La justice c’est un centriste que l’on n’entend pas beaucoup, qui est en charge de la garde des sceaux au gouvernement Fillon. Les jurés populaires en première instance en correctionnelle, ça suit son cours et je ne sais pas quelle est votre opinion, en tout cas je vous la demande. Et puis il y a la motivation annoncée des verdicts aux assises, sans compter une loi sur la garde à vue qui a été votée hier et dont on dit qu’elle va être inapplicable. 

François Bayrou : Alors, un, Michel Mercier est quelqu’un de bien. Et je crois que désormais dans le monde de la justice, cette idée s’est imposée ou a fait son chemin. Il est quelqu’un de bien avec un président de la République qui lui demande de faire un certain nombre de choses dont je suis certain qu’elles ne lui seraient pas venues spontanément à l’esprit. On va différencier les sujets que vous avez abordés. Premier sujet : la motivation des jugements aux assises. Je trouve que c’est défendable parce que quand vous jugez de la vie de quelqu’un qui va passer des années en prisons ou au contraire, qui va être libéré, c’est normal au fond de demander quelles sont les raisons. Deuxièmement, il y a une autre idée qui est celle de mettre des assesseurs, des citoyens auprès des juges chargés de l’application des peines de libérer les détenus dangereux ou pas. Là aussi ça peut se justifier. Pensons seulement que rien que ces deux décisions vont beaucoup alourdir une fois de plus le financement de la justice et qu’on ne sait pas avec quels moyens ça se fera. Dernier point, les jurés au tribunal correctionnel ça ne se fera pas. On nous dit que ça se fera. Ça ne se fera pas et c’est impossible. Et si ça se faisait cela présenterait des inconvénients lourds et graves. Pourquoi ? parce que juger… il s’agit de 40 000 affaires par an. Je vous rappelle que le nombre de jugements en Cour d’assises, c’est 2600. Donc on multiplie par plus de 10, par 15 le nombre de citoyens à tirer au sort, à indemniser. Et surtout, quand vous êtes aux assises, vous avez le temps d’entrer dans une affaire des jours et quelque fois des semaines. Là c’est quelques minutes. Il faut avoir le temps et la disponibilité pour lire les dossiers, faut connaître la jurisprudence, faut connaître le droit et ma certitude c’est que cette affaire est annoncée à grands sons de trompes : elle ne se fera pas.

SR : La presse anglo-saxonne semble adouber Nicolas Sarkozy au rang d’un Bush bottant les fesses, c’est une expression anglo-saxonne, des dictatures. 

François Bayrou : C’est même une expression de chez nous quelques fois. 

SR : Au fond, la fin de Gbagbo et, si elle survenait, celle de Kadhafi, est ce que ça pourrait sauver Sarkozy du désastre ? 

François Bayrou : Je crois que ça n’a pas de lien. Je pense qu’il fallait mettre un terme à la guerre civile en Côte d’Ivoire. Je pense que Gbagbo avait la responsabilité du déclenchement de la guerre civile. Il suffit de se représenter par l’esprit, et ça fera beaucoup de chagrin à beaucoup de gens, ce que serait la Côte d’Ivoire aujourd’hui si il y a cinq mois Gbagbo avait dit : « je croyais l’emporter dans cette élection, j’ai donné ce que j’avais de meilleur, je n’ai pas été élu, je souhaite bonne chance à Ouattara et j’aiderai mon pays du mieux que je le pourrai ». Vous auriez la paix civile et la prospérité. Au lieu de ça vous avez aujourd’hui une fracture incroyable du pays, vous avez, on l’a entendu sur plusieurs antennes, des chefs d’entreprise français installés depuis longtemps qui disent on a perdu la confiance. Bref, c’est un drame épouvantable dont Gbagbo porte la responsabilité. Alors, il a pris, Nicolas Sarkozy, à la demande des Nations Unies, la décision de donner un coup de pouce, peut être plus qu’un coup de pouce, au sein de cette affaire. De ce point de vue-là moi je ne lui ferai pas de critique. J’essaie d’être objectif dans la manière dont je regarde ces choses, je ne ferai pas de critique. Je dis seulement que maintenant il appartient à Alassane Ouattara et à ceux qui l’ont aidé, de reconstruire la paix civile et la compréhension et peut être l’amnistie en Côte d’Ivoire. 

SR : Le programme socialiste vient d’être publié, les candidats ne sont pas encore sortis du bois, en tout cas pas tous. Il y en a un qui n’est pas encore sorti du bois : il est à Washington. En vue de la présidentielle l’année prochaine, est ce que vous aimeriez plutôt discuter avec DSK alors que vous n’avez pas discuté avec Ségolène Royal il y a cinq ans ? 

François Bayrou : Le but quand on se présente à une élection présidentielle ça n’est pas de rallier, c’est au contraire de convaincre et d’être présent au deuxième tour pour l’emporter. J’ai été très près comme vous le savez, en 2007, de réussir. Et ça sera évidemment le but qu’il faudra suivre pour la prochaine élection présidentielle. Je n’ai pas été convaincu du tout par le programme du PS, parce qu’au fonc jamais dans notre histoire le pays n’a été dans une situation, la France n’a été dans une situation aussi inquiétante comme vous le savez et déséquilibrée et dangereuse. On le verra dans les mois qui viennent. Alors présenter un programme qui dit « mais c’est très simple mes enfants ! Il suffit de recruter par l’Etat, 300 000 personnes ici, 10 000 personnes là-bas, de créer des postes, d’améliorer… Et les problèmes se règleront comme par magie ». Ce n’est pas vrai. En tout cas, du plus profond de ce que je crois, j’affirme et j’affirmerai que si on veut entraîner un peuple vers un destin qui le relève et qui en fasse un grand pays et pour les enfants quelque chose qu’ils aimeront, il faut lui dire la vérité. Or la campagne présidentielle, une fois de plus, elle part pour qu’on ne dise pas la vérité et bien moi je ferai tout ce que je peux pour dire la vérité aux Français.


LA MASCARADE BORLOO

TRIBUNE LIBRE

de François VAN DE VILLE

J'ai entendu dimanche matin sur LCI Mme Rama Yade, grande "amie" désormais proche de Mr Borloo.

Femme belle et sympathique, elle a surtout une qualité que j'apprécie : elle ne parle pas systématiquement la "langue de bois...".

Évoquant la sortie très médiatique de Mr Borloo sur sa soudaine "indépendance" de l'UMP, elle a été parfaitement claire : "l'objectif de Mr Borloo", selon elle, c'est "d'amener l'UMP à revenir aux fondamentaux qui étaient les siens à sa fondation et dont elle s'est éloignée depuis" et, "bien sur", a-t-elle ajouté, "permettre à la majorité actuelle d'être reconduite en 2012".

Voilà qui est clairement dit. Bas les masques !

Je suis franchement peiné de voir certains de mes amis tomber dans le piège de cette mascarade Borloo et de ne pas s'apercevoir qu'elle n'est qu'une manœuvre politique montée de toutes pièces, avec un vraisemblable appui de qui vous savez, et financée de surcroît avec son accord.

Un véritable piège à cons !


vendredi, 08 avril 2011

TF 1 à LA GRAND'COMBE avec nos ami(e)s Ferrer et Bouix

delarue.jpgNos excellents ami(e)s Céline Ferrer et Ludovic Bouix, tous deux élus d’opposition à La Grand’Combe, nous signalent avoir reçu ce jeudi 7 Avril toute l’équipe de l’émission “50mn Inside”, condu!te par l’animateur Jean-Luc Delarue, au titre d’une émission de la “Fondation Réservoir” qui avait pour vocation, à cette occasion, de sensibiliser les méfaits de la drogue chez les jeunes.

Cette émission passera sur l’antenne nationale de TF1 le Samedi 9 Avril de 18h45 à 19h50.

Ils vous invitent tous à la regarder. À vos écrans.


CONVOCATION du CONSEIL DÉPARTEMENTAL

du Mouvement Démocrate du GARD

 

 

 

Dans le cadre des obligations statutaires fixant le délai de préavis de convocation de notre Conseil Départemental, vous avez reçu le 5 Avril, par mail, l’information qui le convoque pour le MARDI 19 AVRIL à 18h30 2011 à l’Ever’In”, Place Séverine, Allées Jean Jaurès à NÎMES.

 

L’ordre du jour de cette réunion est le suivant :

 

• point politique sur la situation de notre Mouvement après les élections cantonales des 20 et 27 Mars

• fixation de la contribution du Mouvement Départemental aux frais de campagne pour les candidats MoDem investis officiellement par Paris mais n’ayant pas obtenu 5% des voix (minimum fixé pour la prise en charge des frais par l’état)

• fixation de(s) date(s) et du lieu d’organisation des élections départementales (1er et 2ème tour éventuel si le Président n’est pas élu au 1er tour)

• information du Président quant aux modalités de cette élection telle qu’elle nous a été signifiée par le Bureau National après les modifications statutaires arrêtées par le Conseil National.

• information sur les modalités de présentation des candidatures (Présidence Départementale, Conseil Départemental, Bureau National)

• questions diverses

 

À l’initiative du Président, la tenue de notre Conseil Départemental sera ouverte aux invités - autres adhérents, amis et sympathisants - réunis même lieu et même heure dans le cadre de nos habituels “3èmes Mardis Démocrates” du mois (ces invités ne pouvant cependant participer aux différents votes des résolutions).

 

Pour le cas où certains d’entre vous ne pourraient participer à cette réunion, vous pourrez remettre une procuration à l’un des autres membres élus présents de notre Conseil Départemental, ou, à défaut, la retourner au Secrétaire Départemental qui la déposera sur le Bureau du Conseil qui en fera la répartition entre les membres présents (une seule procuration autorisée par membre).

 

Comptant sur votre participation active, et en vous remerciant.

 

Cordialement vôtre.

 

 

Le Président : Philippe BERTA

Le Délégué Départemental : Régis VEZON


 

ÉLECTIONS INTERNES au MOUVEMENT DÉMOCRATE

Entre le 15 Mai et le 30 Juin prochains (la date précise vous sera communiquée dès sa fixation) auront lieu les ÉLECTIONS INTERNES au sein du Mouvement Démocrate.

Au niveau départemental, nous aurons à élire pour un mandat de deux ans :

• le Président Départemental (scrutin uninominal)
• les membres du Conseil Départemental (scrutin de liste)
• les membres gardois du Conseil National (scrutin de liste)

Chacun des adhérents de notre Fédération sera donc appelé à voter. Chacun pourra aussi se porter candidat, s'il le désire, dans les limites statutairement fixées, notamment  quant au nombre admis de candidats : tout vous sera communiqué en temps voulu.

Mais, pour cela, il faut être à jour de cotisation.


 6 avril 2011

"Nous devons donner aux Français, non pas un projet de parti, mais un projet de pays", prône François Bayrou

François Bayrou

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé une longue interview au journal Le Figaro, publié le jeudi 7 avril. 

Il y critique le projet du PS et plaide pour "un changement profond à la présidentielle". Selon lui, seul le Centre est en mesure de l'incarner.

LE FIGARO - Approuvez-vous l'action de la France en Côte d'Ivoire ? 

François BAYROU. - Si la reddition de Gbagbo intervient à temps, l'action de la France aura été décisive. Cette guerre civile, Gbagbo en est responsable. Alassane Ouattara a été patient. La France et les Nations unies l'ont accompagné dans sa patience. Quand il n'y a plus rien eu à tenter, l'intervention internationale a permis de rétablir l'ordre légitime et la légalité. Reste à faire émerger de cet immense gâchis la réconciliation, la paix et la prospérité. 

Dans quel état politique est la France aujourd'hui ? 

FB: Jamais je n'ai ressenti une telle ambiance de décomposition et de division du pays. Cela place les acteurs politiques devant leurs responsabilités. 

Comment y répondre ? 

FB: Rassembler, donner du sens. Mais d'abord, la vie politique doit être assainie. Il faut effacer les soupçons que font peser toutes ces affaires obscures, comme l'affaire Tapie, les financements opaques, les cumuls de toute nature, la manipulation des sondages... 

Que vous inspirent les derniers développements de l'affaire Tapie ? 

FB: Nous n'étions pas nombreux, au début, à dénoncer envers et contre tous une affaire d'État, une spoliation de l'argent public, par centaines de millions d'euros. Aujourd'hui, chaque jour qui passe apporte des preuves supplémentaires. J'ai la conviction que l'un des enjeux de 2012 sera de faire la lumière sur ces affaires, qu'on respire enfin. 

Comprenez-vous la colère qui s'est exprimée dans le vote FN ? 

FB: Quand j'ai écrit Abus de pouvoir, je savais ce que je traduisais. La politique est devenue fausse monnaie. Les mots servent à cacher les choses. Les buts véritables ne sont jamais avoués. La vraie vie est niée - on l'a vu sur le prix du gaz ou de l'électricité - et les valeurs qui font vivre les gens aussi. Les Français enragent d'entendre leurs gouvernants leur décrire un pays qui n'est pas le leur. 

Ne craignez-vous pas un 21 avril bis ou un 21 avril à l'envers ? 

FB: Non. Ce sont les Français qui choisissent les candidats du second tour. 

Face à la montée des extrêmes, le centre a-t-il encore un espace ? 

FB: Plus que jamais. Car le vote extrémiste est non seulement un danger moral pour le pays mais une impasse politique. Le Front national au second tour, c'est la garantie absolue de la victoire pour l'UMP ou le PS. Nous sommes les seuls à pouvoir proposer un changement véritable, un nouvel ordre politique, sans impasse et sans risque. 

Accepteriez-vous de participer à une confédération des centres avec Jean-Louis Borloo, Jean Arthuis ou Hervé Morin ? 

FB: Pour que le centre trouve sa force, il y a trois conditions : reconnaître que le centre est indépendant de la droite et de la gauche, que son projet est différent, et donc sortir de la dépendance politique et financière à l'égard de l'UMP ; revendiquer une vocation majoritaire et donc s'élargir vers des sensibilités nouvelles, accepter le dialogue avec tous les républicains ; tourner la page des divisions et accepter le principe «un candidat et un seul en 2012». Au bout du compte, cela revient à une question : voulez-vous vraiment le changement ou, au fond, souhaitez-vous que le pouvoir en place l'emporte pour cinq ans de plus ? 

Serez-vous candidat en 2012 ? 

FB: Mon action n'a qu'un but : obtenir un changement profond pour le pays qui ne peut se décider qu'à la présidentielle. Pour cela, j'ai refusé toute complaisance, toute proposition, toute compromission avec le pouvoir. Il fallait ces années de lutte et d'intransigeance pour que, le jour venu, les électeurs sachent qu'ils ne seront pas trahis. 

Quelles seront vos priorités ? 

FB: Nous devons donner au pays un projet qui le rassemble. Non pas un projet de parti, mais un projet de pays. Ce projet doit être soutenable dans le temps, ce qui exige les équilibres financiers et budgétaires. Il doit permettre à la France de retrouver la production sur son sol, et donc les emplois qui vont avec. Il proposera un grand contrat éducatif qui est la seule clé pour l'avenir. Il définira des institutions qui permettront de changer pas seulement de pouvoir, mais le pouvoir. Séparation des pouvoirs, loi électorale juste, représentation de tous les courants, par un système à l'allemande par exemple. 

Est-ce à dire que vous acceptez l'élection de députés du FN ? 

FB: Oui, bien sûr. Il est absolument anormal que des forces qui ont atteint ces dernières années 15 à 20 pour cent des suffrages - nous-mêmes, les écolos ou le FN - n'aient pas de représentation à l'Assemblée. Quant au Front national, il vaut mieux le combattre face à face. 

Le projet du PS vous paraît-il s'inscrire dans ce changement que vous appelez ? 

FB: Il y a dans ce texte des idées que j'approuve et défends, notamment sur l'investissement des entreprises ou les institutions. Mais je suis en profond désaccord sur deux points : tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique - allocation pour tous les jeunes, emplois d'avenir, recrutements publics, recours à l'impôt pour de nouvelles dépenses. J'ai l'impression de retrouver le jugement de Frédéric Bastiat : «La grande fiction qui fait que tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.» Et ensuite, ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif, volontaire, qui préfère que les gens s'en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres : la création, l'innovation, la recherche. L'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée. 

Martine Aubry semble favorable à une sortie du nucléaire. Et vous ? 

FB: Ce qui se passe au Japon remet en cause l'idée avec laquelle nous vivions d'un nucléaire sûr. Cela oblige à des épreuves de sécurité immédiate pour les centrales existantes, et à des choix sérieux, de long terme, d'économies d'énergie, de soutien aux énergies de substitution non émettrices de CO2 et d'investissements lourds sur la recherche. 

Silvio Berlusconi a décidé d'accorder des laissez-passer aux clandestins de Lampedusa… 

FB: C'est notre faute. Nous avons été irresponsables de laisser l'Italie toute seule face à un problème de cet ordre, alors qu'il fallait une réponse européenne. Avec cette politique du chacun pour soi, nous voulions laisser l'Italie seule face aux difficultés, maintenant l'Italie nous envoie ces pauvres gens. C'est nul !