François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a expliqué dimanche 27 février ne pas croire qu'un remaniement puisse arranger la situation en France car, a-t-il expliqué, il ne s'agit pas d'"une affaire de personnes" mais de la manière dont le président Sarkozy "exerce le pouvoir".
"La question posée est: est-ce-que ce remaniement peut arranger la situation en France et la situation de la France? Je ne le crois pas", a-t-il souligné, en rappelant que Nicolas Sarkozy a déjà procédé à un remaniement il y a à peine trois mois.
"Sur le fond, si l'image de la France dans le monde est aujourd'hui profondément atteinte, ce n'est pas en raison des personnes mais de la complaisance qui a été celle du gouvernement français avec tous ceux que les peuples sont en train de chasser aujourd'hui", a-t-il estimé.
Interrogé sur la personnalité d'Alain Juppé, pressenti pour remplacer Michèle Alliot-Marie aux Affaires étrangères, le président du MoDem a insisté: "Je ne crois pas que ce soit une affaire de personnes. Cela tient à la manière dont on exerce le pouvoir en France".
"Si tout cela s'est produit, si ces affaires à répétition viennent à ce point perturber l'opinion française et les citoyens", c'est parce qu'il y a en France "un pouvoir entièrement entre les mains du président de la République et de son cercle proche", a ajouté François Bayrou.
"Les règles et les principes qui font que dans le monde, on évite de faire des bêtises lorsque les gens sont mal inspirés, les règles de séparation des pouvoirs avec un vrai parlement, une justice indépendante, des médias garantis dans leur indépendance... toutes ces règles en France ont été oubliées depuis longtemps", a-t-il regretté.
"Tant que l'on ne reconstruira pas cela, on n'aura pas la réponse aux questions posées", a-t-il lancé, en disant ne pas croire à l'autonomie d'Alain Juppé vis-à-vis des conseillers de l'Élysée dans ses nouvelles fonctions.
"Quand je le verrai, je le croirai. Mais toutes les expériences passées ont prouvé que le système de fonctionnement du pouvoir s'opposait à cet équilibre", a-t-il conclu.
Dans une interview au journal Le Parisien, publiée dimanche 20 février, François Bayrou, président du Mouvement Démocrate et député des Pyrénées-Atlantiques, déplore les errements de la diplomatie française et stigmatise « l'affaiblissement de la fonction présidentielle ».
Il redoute aussi les conséquences du débat sur l'Islam que veut lancer la majorité. Découvrez ses propos en intégralité.
Le Parisien: Le printemps arabe peut-il accoucher de démocraties?
François Bayrou: Ce mouvement est vital pour les peuples qui se libèrent et vital pour nous. Je me suis toujours battu contre les gens qui prétendaient que la démocratie était le luxe des riches. Elle est le droit de tous, et d'abord le droit des pauvres. En réalité, ce n'est pas le développement qui conduit à la démocratie, c'est la démocratie qui conduit au développement ! Elle porte en elle la circulation des idées, la liberté d'invention, la lutte contre la corruption, qui sont les conditions mêmes du progrès pour les peuples.
Le Parisien: Les politiques français, gauche et droite confondues, étaient-ils pro-Ben Ali jusqu'au 14 janvier?
François Bayrou: Gauche et droite confondues, Ben-Ali bénéficiait d'une indulgence et d'une connivence générales. Beaucoup n'hésitaient pas à profiter des avantages discrets du régime, de celui-là et de quelques autres.
Le Parisien: Avez-vous été approché par les amis de Ben Ali?
François Bayrou: Je n'ai jamais été « approchable ». Je tiens trop à ma liberté.
Le Parisien: Michèle Alliot-Marie doit-elle démissionner?
François Bayrou: L'image de la France souffre terriblement. Songez que les Tunisiens ont chassé leur nouveau ministre des Affaires étrangères parce qu'il avait flatté son homologue français. Le plus grave est que, dans cette situation, les gouvernants ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes, se croisent dans leur bon droit et crient au complot. La cause en est que le pouvoir comme on l'exerce en France isole de la réalité et fait perdre le sens commun. C'est une question d'importance nationale que de réformer l'exercice du pouvoir.
Le Parisien: Mais les Français semblent accepter ces dérives...
François Bayrou: C'est vrai. Tous les jours ont entend, sous forme d'excuse, « ça s'est toujours fait ». Le « ça s'est toujours fait » est insupportable. De Gaulle n'a jamais été soupçonné. L'Allemagne n'a pas ces faiblesses. Son ministre de la Défense a du démissionner parce qu'il avait utilisé un avion de l'armée pour gagner son lieu de vacances. Ce ne sont pourtant pas des démocraties de saints!
Le Parisien: Dans l'affaire Florence Cassez, y a-t-il eu faute de la France?
François Bayrou: Les propos violents et humiliants tenus contre le Mexique risquent de faire deux victimes: les relations entre la France et le Mexique, pays qui était, parmi les puissances du G20, un des plus proches de nous. Et surtout Florence Cassez elle-même, qui risque de se trouver verrouillée dans son enfermement. Le mécanisme actuel, fait divers-prise de position sensationnelle, est dangereux, il faut s'en écarter.
Le Parisien: Dans ce dossier, comme dans l'affaire Laëtitia, le président de la République apparait comme le recours de première instance pour les familles...
François Bayrou: La compassion, le soutien, c'est bien et c'est juste. Mais se servir de tels drames pour en faire toujours le même scénario de communication: un drame, une émotion, un coupable, c'est affaiblir la fonction présidentielle.
Le Parisien: Le président de la République et certains de ses amis souhaitent supprimer l'Impôt sur la fortune. Est-ce une bonne idée?
François Bayrou: Non. Soutenir devant les Français que la priorité, dans la crise que nous vivons, est d'alléger encore la charge sur les plus favorisés, alors que les finances publiques sont à la rue et que tant de Français, y compris dans les classes moyennes, ont tellement de difficultés, cela pose une question: dans quel monde vivent-ils?
Le Parisien: Le pouvoir s'apprête à lancer un débat sur l'Islam...
François Bayrou: Le pouvoir et son parti croient pouvoir trouver un bénéfice électoral et se refaire en surfant sur cette mauvaise vague...
Le Parisien: Quelle vague?
François Bayrou: La peur de l'Islam, le rejet des musulmans. Ils veulent exciter les uns contre les autres pour obtenir des voix. Ils oublient que les guerres de religion sont mortelles. Tous ceux qui poussent à la division de la France, en ciblant les musulmans, veulent plaire à une partie de l'opinion, mais ils font prendre au pays un risque immense. Dans cette flambée, nous allons perdre le plus précieux: l'unité du pays, l'union de ses forces. Il faut donc parler au pays un autre langage, sans concession, et lui dire, les yeux dans les yeux, ceci: « Nous allons vivre ensemble! Nos enfants vivront ensemble, ils s'en sortiront ensemble, et seulement ensemble.» Si on les dresse les uns contre les autres, ils souffriront tous. Et nous avons l'arme la plus efficace et la plus rodée pour régler tous les problèmes qui se posent: la loi de 1905 sur la laïcité! Tout est dans la loi, y compris l'interdiction des prières dans l'espace public. Il suffit de l'appliquer sereinement.
Le Parisien: Dominique Strauss-Kahn est de passage à Paris ce week-end, ce qui provoque une étonnante effervescence...
François Bayrou: Cette agitation est ridicule. Politiques et médias, au lieu de se laisser manipuler par les agences de communication, devraient avoir un peu de sagesse et d'humour. Quand Dominique Strauss-Kahn parlera autrement que par formules sybillines, j'imagine que ça viendra un jour, un débat s'ouvrira. En attendant, ce sont de vains bruits que certains font avec leur bouche...
Le Parisien: Les propos de Christian Jacob sur DSK, qui n'incarnerait pas «l'image de la France des terroirs», ont été très critiqués...
François Bayrou: Disons qu'ils étaient au moins ambigüs. Pour moi je ne connais ni « vrai » ni « fausse » France. Je ne pense mon pays que comme une unité.
Le Parisien: On nous annonce la naissance prochaine d'une «confédération des centres», à l'initiative d'Hervé Morin, Jean Arthuis, Jean-Louis Borloo, dont la porte vous serait ouverte?
François Bayrou: Mettez vous bien ceci dans la tête: je ne participerai à aucun faux semblant. Vous le voyez bien: sur tous les sujets que nous abordons dans cette interview, il existe une autre politique, une autre pratique, un autre choix, un changement possible et nécessaire. C'est ce changement que je sers, pas les faux nez du pouvoir en place et les manipulations.
Le Parisien: Qu'allez-vous faire en Inde cette semaine?
François Bayrou: L'Inde sera bientôt le pays le plus peuplé au monde, avec des diplômés par dizaines de millions, des chercheurs par millions, et en même temps les pauvres les plus désespérément pauvres de la planète. Et ce pays de plus d'un milliard d'habitants est une démocratie, un pays libre. Comment pourront-ils se nourrir eux-mêmes, comment lutter contre l'effroyable inégalité et la corruption, comment éviter le terrorisme? Ce n'est pas seulement une question pour eux, c'est une question pour toute l'humanité. J'ai été un jeune homme fasciné par l'aura de Gandhi: aujourd'hui, la question du monde, c'est de mettre la démocratie au service du développement.
Source: Nathalie Segaunes, Le Parisien/Aujourd'hui en France
Débat sur l'islam : Pour Bayrou l'UMP veut "exciter les Français les uns contre les autres"
LEMONDE.FR avec AFP | 20.02.11 | 14h56 • Mis à jour le 20.02.11 | 20h25
Le président du Mouvement DémocrateFrançois Bayrou présente le pojet humaniste du Modem, le 6 décembre 2009 au Palais des expositions d'Arras, au dernier jour du congrès du parti.AFP/PHILIPPE HUGUEN
Le président du MoDem, François Bayrou, a estimé dimanche qu'en lançant un débat sur la laïcité et la pratique de l'islam, le camp présidentiel et l'UMP "veulent exciter" les Français "les uns contre les autres".
Le numéro un de l'UMP Jean-François Copé doit réunir le 5 avril une convention de son parti sur l'exercice des cultes, une initiative critiquée au sein même de la majorité, certains n'y voyant qu'une volonté de prendre de vitesse le Front national à 14 mois de la présidentielle.
Interrogé par Le Parisien sur ce débat lancé par le parti présidentiel à la demande de Nicolas Sarkozy, François Bayrou juge que "le pouvoir et son parti croient pouvoir trouver un bénéfice électoral et se refaire en surfant sur (...) la peur de l'islam, le rejet des musulmans".
"NOUS ALLONS PERDRE LE PLUS PRÉCIEUX: L'UNITÉ DU PAYS"
"Tous ceux qui poussent à la division de la France, en ciblant les musulmans, veulent plaire à une partie de l'opinion, mais ils font prendre au pays un risque immense", insiste le député des Pyrénées-Atlantiques, probable candidat à la présidentielle de 2012.
"Dans cette flambée, nous allons perdre le plus précieux: l'unité du pays, l'union de ses forces. Il faut donc parler au pays un autre langage, sans concession, et lui dire, les yeux dans les yeux, ceci: 'Nous allons vivre ensemble ! Nos enfants vivront ensemble, ils s'en sortiront ensemble, et seulement ensemble'", ajoute-t-il.
François Bayrou estime enfin que sur la question de l'exercice des cultes en France "nous avons l'arme la plus efficace et la plus rodée pour régler tous les problèmes qui se posent: la loi de 1905 sur la laïcité!""Tout est dans la loi, y compris l'interdiction des prières dans l'espace public. Il suffit de l'appliquer sereinement", fait-il valoir.
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, était l'invité de l'émission Les 4 Vérités, mercredi 16 février sur France 2.
"Il est urgent que soit rétablie en France une vie publique saine", a-t-il jugé. Les Français "n'en peuvent plus des mélanges perpétuels entre affaires privées et vie politique, ils n'en peuvent plus que l'argent soit mélangé aux décisions publiques, ils n'en peuvent plus de cet univers dans lequel on ne sait plus exactement quelles sont les règles", a-t-il poursuivi.
Interrogé sur une éventuelle démission de Michèle Alliot-Marie, le député des Pyrénées-Atlantiques a estimé que cela relevait de "la responsabilité du président de la République". "Je ne participe pas aux querelles de personnes", a-t-il affirmé. Mais, a ajouté François Bayrou, s'il était chef de l'État, "il y a longtemps" qu'il n'aurait "pas accepté un certain nombre de pratiques".
"Nous avons un devoir et une urgence, c'est de rétablir en France une vie publique saine", a fait valoir le probable candidat à la présidentielle de 2012. "Il y a eu un nombre de manquements comme je crois aucune République n'en a rencontrés", a-t-il dit, prenant l'exemple de l'affaire Bernard Tapie, la Cour des comptes ayant cette semaine estimé que "l'Etat n'a pas respecté la loi". "Est-ce qu'on peut vivre dans un pays où ni les principes ni les règles de droit ne sont respectés par ceux-là même qui ont la responsabilité des institutions?", a-t-il demandé.
Favorable à une réforme de l'ISF mais au maintien comme un geste de solidarité
Le président du MoDem, s'est dit mercredi "favorable à une réforme" de l'impôt sur la fortune (ISF) tout en souhaitant son "maintien comme un geste de solidarité" des "plus favorisés" envers "les plus pauvres". Nicolas Sarkozy s'est dit partisan de la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), comme l'ont fait "les socialistes allemands et espagnols", mardi lors d'un déplacement à Montmirail (Marne) sur le thème de la réindustrialisation des territoires.
"Dans un pays comme le nôtre, donner l'impression que la priorité des pouvoirs publics est à s'occuper des plus favorisés, c'est, me semble-t-il, troubler infiniment la manière dont on conduit le pays", a estimé François Bayrou sur France 2.
"On a besoin d'un pays juste dans lequel les responsables font en sorte que chacun prend sa part des efforts. Bien entendu, les plus favorisés prennent un peu plus de part que les plus pauvres, ça me paraît la justice élémentaire", a-t-il ajouté. "C'est pourquoi je suis favorable à une réforme de l'ISF mais à son maintien comme un geste de solidarité", a-t-il conclu.
Mexique: les "déclarations outrancières" de Sarkozy sont un "danger" pour Florence Cassez
François Bayrou, a également estimé mercredi que la "diplomatie brutale" et les "déclarations outrancières" de Nicolas Sarkozy à l'égard du Mexique était un "risque et un danger" pour Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements.
"Cette jeune femme est dans une situation malheureuse (...) j'ignore les détails" de l'affaire, a dit M. Bayrou sur France2, relevant toutefois que "des gens au Mexique-même disent que le jugement n'a pas été bien pris". Mais "en écoutant un certain nombre de déclarations, je me suis senti très mal à l'aise", a-t-il ajouté, estimant que "tous les Mexicains aujourd'hui se sentent insultés" par les propos de Nicolas Sarkozy alors que "le Mexique est un grand pays".
"Toutes ces déclarations sont à mon sens dangereuses pour Florence Cassez elle-même", "évidemment qui va en payer les conséquences? c'est cette jeune femme", a-t-il affirmé, ajoutant: "Cette diplomatie brutale avec des déclarations outrancières, c'est un risque et un danger pour elle".
Chers amis, le 20 Mars, c'est le 1er tour des élections cantonales où notre Mouvement a accordé son investiture nationale à 4 de nos candidats.
Corinne PONCE-CASANOVA, candidate sur le 4° Canton de NÎMES, et Philippe TREIL, son suppléant, ont ouvert à NÎMES le “bal” des ouvertures de campagne en se présentant devant les électeurs et la presse.
À ALÈS-Ouest, Henri FRANCÈS, candidat sur ce Canton, et sa suppléante Marylin ROY, ont déjà suivi le même chemin.
Le calendrier se poursuit maintenant à NÎMES pour deux candidats investis eux aussi par notre Mouvement :
MERCREDI 16 FÉVRIER à 19 heures,
au Restaurant “Porte de France” (60, Rue Porte de France - Place Montcalm),Deny JEAN, candidat sur le 5° Canton de NÎMES, et sa suppléante Élisabeth AïT AMARA-GARNIER recevront électeurs, amis et la presse à l’occasion du lancement de leur campagne électorale. Cette réception sera rehaussée par la présence de Mr Jean-Marie BOCKEL, ancien Ministre, Sénateur du Haut-Rhin, Président de “La Gauche Moderne”, mouvement dont notre ami Deny est, on le sait, l’un des responsables.
JEUDI 17 FÉVRIER à 18h45,
à la Brasserie “L’Étrier”(40, Allée du Mas de Ville, Centre Commercial près de Jardiland), Guillaume CASTILLE, candidat sur le 3° Canton de NÎMES, et sa suppléante Joëlle PELLISSIER, recevront à leur tour électeurs, amis et la presse pour présenter leur programme et répondre à leurs questions.
Deux rendez-vous à ne pas manquer et dont chacun peut mesurer l’importance.
Enfin notre rendez-vous “traditionnel” mensuel :
MARDI 15 FÉVRIER à 18h30,
à l’”Ever’In”, (Place Séverine, Avenue Jean Jaurès à NÎMES), notre rencontre dans le cadre des
“3èmes MARDIS DÉMOCRATES du GARD”.
Détente entre nous, avec nos élus et responsables, et échanges d’informations sur la vie de notre Mouvement en présence du Président Philippe BERTA.
l Maryline Roy est suppléante d'Henri Francès sur Alès-Ouest.
Henri Francès, candidat MoDem sur le canton Alès-Ouest, a présenté sa suppléante, l'Alésienne Maryline Roy, adjoint territorial en charge du logement social, sans étiquette, avec laquelle il partage ses idées démocrates et humanistes. « Son passé politique est plus ancien que le mien, elle a 20 ans de militantisme au centre derrière elle. »
Habituée des campagnes comme Henri Francès est un habitué des milieux associatifs, leur équipe « peut et doit être représentée à deux chiffres », espère leur directeur de campagne, Ludovic Bouix, vice-président du MoDem du Gard. « Après l'associatif, la politique est un plus pour faire avancer les idées », considère le médecin de Saint-Christol. Président d'AGIR (association gardoise pour les intérêts de la ruralité), président d'honneur actif de l'association Coline et président de Cévennes non éol es, Henri Francès a choisi quatre axes pour son programme, qu'il présentera le 18 février. À savoir, la solidarité envers les personnes âgées, « un sujet que je connais bien puisque j'exerce depuis trente ans », l'éducation et la sécurité aux abords des écoles, le tourisme, et l'environnement, avec un pôle sur les transports et les milieux naturels, « notre canton est le plus cévenol ».
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, était l'invité mercredi 9 février de France info.
Il est revenu sur les deux sujets qui dominent l'actualité française: la polémique sur les vacances ministérielles de Michèle Alliot-Marie et François Fillon en Tunisie et En Égypte, et la fronde des magistrats au lendemain des propos de Nicolas Sarkozy sur les "dysfonctionnements" dans l'affaire Laetitia.
"Il est légitime que la puissance publique s’interroge" sur les raisons qui ont conduit à la dramatique affaire Laetitia, mais "la manière dont Nicolas Sarkozy s’est exprimé, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase", a estimé François Bayrou à propos de la mobilisation des magistrats.
Sur la polémique autour des vacances de Michèle Alliot-Marie et de François Fillon, le président du Mouvement Démocrate a souligné que pour les fêtes de fin d'années c'était "tout l'appareil d'Etat français qui se trouvait exactement dans la même situation" en vacances à l'étranger. Alors que la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie et le Premier ministre François Fillon sont mis en cause pour leurs vacances en Tunisie et en Egypte, M. Bayrou a relevé sur France Info, que le président de la République "lui aussi était invité au Maroc".
"Vous aviez tout l'appareil d'Etat français qui se trouvait exactement dans la même situation, dans les mêmes circonstances, j'allais presque dire dans les mêmes avions, dans les mêmes privilèges", a-t-il affirmé. "C'est pour ça qu'il y a une espèce de solidarité, et je trouve que c'est ça qui est malsain, je trouve que les dirigeants ne devraient pas se satisfaire de vivre ainsi dans des privilèges discrets", a-t-il ajouté.
Selon lui, avec de telles pratiques "un, notre parole est moins libre, et deux l'image de la France auprès des opinions publiques des pays en question se trouve singulièrement écornée, singulièrement affaiblie". "Il faut que tout cela change. Hélas, j'ai l'impression que depuis des années non seulement ça ne s'arrange pas mais ça s'aggrave".
Affirmant avoir des "sentiments d'estime" pour François Fillon, François Bayrou a jugé que "la différence" entre ses vacances en Egypte et celle de Mme Alliot-Marie en Tunisie "est dans le calendrier peut-être parce que les évènements de Tunisie avaient débuté" avant le séjour de la ministre des Affaires étrangères. Certes "ce sont des pratiques qui durent depuis longtemps, ont été pratiquées par toutes les majorités", mais elles "n'en sont pas pour moi plus saines". "Je trouve qu'il y a là quelque chose qui ne va pas, qui n'est pas sain pour la démocratie française", a-t-il conclu.
L'IDÉE Un GPS pour les secours Ayant appris par Ludovic Bouix, son directeur de campagne, que les services de secours du Gard n'étaient pas équipés de GPS, Henri Francès, candidat Modem sur le canton Alès-Ouest et médecin de profession a annoncé « offrir à tous les véhicules de secours d'Alès un GPS », s'il est élu. La sécurité dans les écoles est l'une de ses priorités.