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Bayrou veut que les PME soient protégées

AFP Mis à jour  | publié 

François Bayrou, candidat MoDem à la présidentielle, a estimé aujourd'hui, lors d'un déplacement à Sophia-Antipolis, qu'il fallait que les grands groupes prennent "sous leur aile protectrice" certaines PME afin de décupler les capacités à produire de la France.

"Il faut qu'il y ait un réseau dans le cadre d'une grande stratégie nationale du pays où les grands groupes prennent sous leur aile protectrice un certain nombre de petites et moyennes entreprises" afin de pouvoir "déployer toute la force de la France le jour où elle se remettra à produire", a-t-il estimé devant la presse, à l'issue d'une rencontre avec 150 représentants d'entreprises (chercheurs, chefs d'entreprises, etc.).

Partager les brevets

Et de citer de grands groupes comme "Airbus, EADS, Areva, les très grands groupes de l'eau", qui "ont beaucoup de brevets, beaucoup de processus de fabrication, (...) savent affronter la concurrence du monde, ont un réseau de distribution important"... "Une petite entreprise ne peut pas découvrir ça seule", a-t-il estimé pendant la rencontre.

Le candidat à la présidentielle s'est par ailleurs déclaré favorable à "des expérimentations sociales à l'intérieur d'un certain nombre de secteurs, par exemple le numérique". Aux entrepreneurs qui disent ne pas pouvoir appliquer "normalement le Code du travail à l'intérieur d'une entreprise du numérique", M. Bayrou propose ainsi que les "acteurs eux-mêmes (définissent) ce qui doit être les règles du droit" et fassent "une expérimentation sous le contrôle de l'Etat".

Il a également appelé à "la stabilité et la simplicité" en matières "fiscale, sociale, juridique". "Un sol que l'on remue tout le temps ne peut porter plante", a-t-il lancé.
Il s'est enfin prononcé, en matière sociale, en faveur d'"un contrat de travail unique, un CDI, qui soit +interrompable+ avec compensations fixées à l'avance".


 

M. Bayrou durcit le ton face au "monopole" du PS et de l'UMP

LEMONDE | 27.02.12 | 14h40

François Bayrou, le 11 février.

François Bayrou, le 11 février.REUTERS/GONZALO FUENTES

Du classique, mais avec un soupçon de véhémence dans le ton, pour tenter defaire la différence. Durant le week-end des 25 et 26 février, François Bayrou a fait feu de tout bois, avec un objectif simple : Ã©viter la marginalisation en douceur qui le guette. Car après un début de campagne salué par les sondages, il est désormais à la peine, aux alentours de 11 % à 13 % des intentions de vote, loin derrièreFrançois Hollande et Nicolas Sarkozy.

Samedi, le candidat centriste a bouclé sa série de "forums" programmatiques en annonçant sa volonté, s'il est élu, de faire un référendum sur la "moralisation" de la vie politique. Dimanche matin, il a enfilé son costume d'exploitant pour sillonner les travées du Salon de l'agriculture, à Paris, au lendemain de la visite de M. Sarkozy. L'occasion d'ironiser sur ceux qui ne viennent qu'"une fois par an" pour "flatter les croupes des vaches". Puis, le soir, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, il s'en est pris, cette fois, à M. Hollande, jugé "condescendant" et sujet à l'"excès de confiance".

GOUVERNEMENT RESSERRÉ

Des railleries, il y en a donc eu pour les deux candidats du "monopole", comme le dit M. Bayrou. Samedi, à la Maison de la chimie, devant une salle acquise, le président du MoDem avait déjà lâché ses coups. "Ils sont l'un et l'autre à la tête des deux partis qui ont bafoué depuis des années les principes que nous tenons pour sacrés. Ils ont mis à mal sans cesse la séparation des pouvoirs. Ils ont accumulé les privilèges partisans, ils ont tous deux des affaires à la pelle et des cadavres dans les placards", a-t-il lancé.

Difficile d'aller plus loin. Même si M. Bayrou a dénoncé la pratique du pouvoir de l'UMP, "perpétuelle installation d'affidés ou de récompensés dans une multitude de fonctions d'Etat", il a réservé ses flèches les plus acérées au PS. "Ils ont plus de pouvoirs locaux, municipaux, départementaux, régionaux, qu'aucun parti n'en a jamais eus depuis que la République est République. Ils pratiquent savamment l'art d'additionner les privilèges, les élus étant si souvent en même temps salariés d'autres élus, d'autres collectivités, de groupes politiques dans d'autres assemblées ou de structures collectives. Dépendants de ces réseaux, ils ne sont plus libres de leur parole."

"Produire""instruire" et maintenant "construire" la démocratie : voilà désormais le troisième pan annoncé de son programme, qu'il égrène depuis son entrée en campagne. M. Bayrou prône l'organisation, s'il est élu, d'un référendum sur la"moralisation" de la vie publique dès le 10 juin. Il veut un gouvernement resserré de moins de vingt ministres, une interdiction du cumul des mandats pour les députés et la limitation pour les sénateurs, la diminution du nombre de députés d'un tiers, et l'instauration de la proportionnelle pour le quart des sièges à l'Assemblée nationale. Cette dernière est une mesure-clé pour M. Bayrou : le MoDem, aujourd'hui, ne compte en effet que trois élus au Palais-Bourbon (M. Bayrou, Jean Lassalle etAbdoulatifou Aly).

SUPPRESSION DES MICROPARTIS

Autre proposition, la suppression des micropartis qui sont au nombre de 300 et assurent, selon M. Bayrou, "des financements illicites à ceux qui n'acceptent pas les disciplines de notre loi". Ces partis avaient créé la polémique au moment de l'affaire Woerth-Bettencourt, en 2010.

Samedi, M. Bayrou, en appui de son discours sur la moralisation, a reçu opportunément le soutien public de l'ex-avocat général à la cour d'assises de Paris,Philippe Bilger, qui l'avait déjà soutenu en 2007. Au Salon de l'agriculture, dimanche, M. Bayrou a défendu sa proposition de référendum. "On en parle depuis des années, avec moi ce serait fait le 10 juin", affirme-t-il.

Mais il a surtout renoué avec sa posture de défenseur du monde rural et agricole de 2007, en second plan dans sa campagne de 2012, qu'il a axée sur l'industrie et le "produire en France". "Il faut arrêter de parler aux agriculteurs comme à un électorat, mais comme à des hommes et des femmes", a-t-il répété... à la nuée de caméras qui l'entouraient, cordon souvent infranchissable.

 


 Pour Bayrou, Hollande pèche par «excès de confiance»
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Le match PS-UMP, un piège (Bayrou)

AFP Publié  

François Bayrou, candidat du MoDem à la présidentielle, a affirmé aujourd'hui que les Français, maintenant que la campagne électorale est lancée, allaient refuser le "piège" de la bipolarisation PS-UMP et du match Hollande-Sarkozy. "Ils veulent un autre deuxième tour et ils vont l'obtenir parce que c'est eux qui ont entre les mains l'arme suprême", a-t-il déclaré en ouverture du dernier des forums programmatiques de sa campagne, consacré au "nouveau pacte démocratique pour la France", Maison de la Chimie, à Paris.

"Cette semaine aura marqué un ça suffit de la part des Français. Ils trouvent que franchement (...) le Sarkozy-Hollande et le Hollande-Sarkozy, ça suffit", a-t-il assuré en s'appuyant sur un sondage TNS Sofres selon lequel le trio de tête Sarkozy/Hollande/Le Pen est trop médiatisé pour une majorité de Français. "Au contraire, la place qui est faite aux autres candidats qui représentent des courants importants de la démocratie française, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas trop grande", a souligné M. Bayrou.

Mais il s'est affiché résolument confiant, estimant qu'au moment "où s'ouvre réellement la campagne électorale", "les Français se rendent compte de l'impasse dans laquelle on essaie de les enfermer, avec une bipolarisation à outrance, provocante, provocatrice". "Il y a là un piège duquel les Français vont se dégager. Ils vont imposer, comme ils le font chaque fois, que la présidentielle soit une élection de plein exercice, dans laquelle le premier tour joue son rôle, y compris son rôle de créateur de surprises. Ca a été le cas à chaque fois", a dit le député béarnais, en remontant à 1995.

"C'est ce qui est en train de naître en France", a dit Bayrou qui a une "certitude": "si le paysage politique français était durablement organisé par le monopole de l'UMP et du PS, étant donné le passé, les affaires, ce qu'ils traînent les uns et les autres, les habitudes qu'ils ont prises, les dérives qu'ils ont acceptées, il serait impossible de refonder les principes de la démocratie française". Selon lui, "il n'y a que le pluralisme, de nouvelles expressions, de nouvelles exigences qui puissent obliger à sortir de cet enlisement dans lequel le Parti socialiste et l'UMP nous ont amenés".


 

Bayrou pour un référendum sur les institutions dès juin s'il est élu

LEMONDE.FR avec AFP | 25.02.12 | 17h51   â€¢  Mis à jour le 25.02.12 | 18h10

 François Bayrou, lors du forum pour un "nouveau contrat démocratique, le 25 février à Paris. 
François Bayrou, persuadé que les Français vont refuser le "piège" du duel Hollande-Sarkozy, a promis samedi 25 février, s'il est élu président de la République en mai, d'organiser dans la foulée un référendum de "moralisation" tous azimuts de la vie publique. Ce dernier aurait lieu le 10 juin, le même jour que le premier tour des élections législatives.

Devant 850 partisans réunis à la Maison de la Chimie à Paris pour son dernier forum programmatique, consacré au "nouveau pacte démocratique"François Bayrou a détaillé la loi-cadre qui serait proposée au vote des Français : gouvernement à moins de 20 ministres, cumul des mandats "interdit" pour les députés dès 2012 et "limité" pour les sénateurs, nombre de députés abaissé de 577 à environ 400, Assemblée nationale élue aux trois quarts au scrutin majoritaire actuel et au dernier quart à la proportionnelle, reconnaissance du vote blanc, obligation effective de parité hommes-femmes, suppression des micro-partis individuels, définition du conflit d'intérêt, interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption, indépendance de la justice et des médias...

 

D'ici à la présidentielle, "une commission de juristes" autour de M. Bayrou rédigera"l'avant-projet de cette loi-cadre référendaire""Ce texte, je le veux simple, clair, sans aucun piège, afin qu'il puisse Ãªtre lu et approuvé par le peuple français", a-t-il souligné.

"PRÉSIDENT LIBRE D'UNE RÉPUBLIQUE HONNÊTE"

Tout au long de son discours, M. Bayrou, qui, lui, "croit à l'élu de proximité", a affiché ses divergences fondamentales avec le président-candidat et exposé longuement sa conception de la fonction présidentielle, en esquissant en creux un anti-portrait de Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat doit, à ses yeux, "garder la bonne distance", il ne peut Ãªtre "un chef de parti" â€“ les réunions partisanes à l'Elysée sont "une offense" â€“, il doit présider un"Etat impartial" â€“ "je serai le président libre d'une République honnête" –, il a "une mission de pédagogie civique" â€“ "très mal remplie ces dernières années" – et il ne peut prétendre Ãªtre "un magicien".

M. Bayrou a aussi répliqué aux flèches du candidat PS. "François Hollande a crupouvoir Ã©crire qu'il ne comprenait pas que, dans une campagne électorale, on puisse prétendre ne pas faire de promesses. En effet, c'est un risque qu'il ne court pas...""Il y a des mois qu'il s'évertue à ne rien dire (...) mais ce rien est émaillé d'un chapelet de promesses qu'il est incapable de tenir", a-t-il encore ironisé.

Le troisième homme de 2007 en est persuadé: "On peut changer le destin d'un peuple en lui disant la vérité" et c'est même "le seul chemin" possible.

REFUSER "LE MONOPOLE DE L'UMP ET DU PS"

Alors qu'il patine actuellement dans les sondages (de 11% à 13% dans les plus récents), le candidat du MoDem pense pouvoir faire mentir "les observateurs" en empêchant la finale annoncée entre le président sortant Nicolas Sarkozy et le socialiste François Hollande.

"On se fout de nous, on veut nous vendre un deuxième tour obligatoire avant même le premier. On nous fait Sarkozy et Hollande à l'endroit et à l'envers", a-t-il lancé. Mais les Français vont dire "ça suffit", veut croire le député béarnais, refuser"le monopole de l'UMP et du PS" Ã©tant le seul moyen de "refonder les principes de la démocratie française". M. Bayrou, lui, s'engage à rendre "la vie politique honnête et insoupçonnable" car il sera "un président libre, lié à aucun réseau et ne trimballant aucune affaire lointaine".


 

 

 Meeting: Bayrou dénonce des "perles"
AFP Publié 

 3èmes MARDIS DÉMOCRATES du GARD

RÉUNION DE PRÉ-CAMPAGNE


Dans ± 60 jours, nous serons déjà au 1er tour des présidentielles : le temps passe vite. Très vite.

Notre candidat, François BAYROU, après un démarrage étonnamment vigoureux, déploie désormais son projet au travers de ses déclarations et des forums qu'il réunit successivement pour l'affiner.

Pour ces prochains 60 jours, nous nous devons d'être présents et mobilisés partout sur le terrain : l'enjeu, ce n'est pas Mr Sarkozy ou Mr Hollande mais la France qui est en grand danger. Nous ne pouvons rester les bras croisés à regarder passer les trains.

François BAYROU a besoin de nous tous pour l'emporter dans cette dernière manche du combat que nous devons mener à ses côtés.

Nous nous réunirons donc ce prochain

MARDI 21 FÉVRIER 2012 à partir de 18h30
à l'Ever'In - Place Séverine - Allées Jean Jaurès à NÎMES

Cette rencontre mensuelle avec les responsables gardois du Mouvement Démocrate sera une réunion de pré-campagne et de mobilisation.

Votre présence est hautement souhaitée.

Nous prolongerons cette rencontre autour d'un repas amical (vers 20 heures) pris sur place pour prolonger nos échanges.

Afin de prévenir notre hôte du nombre de couverts à prévoir, merci de confirmer votre présence avant lundi soir à l'adresse mail ci-dessus, ou téléphoner à notre Secrétaire Départemental au 06 09 51 53 25.

À bientôt. Merci.

Bayrou dit halte à la «sarkhollandisation»

A deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat centriste est venu rencontrer des lecteurs au siège de notre journal à Saint-Ouen.

Publié le 17.02.2012, 08h48 


Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), hier. « Il y a 1% ou 2% d’abus  chez les chômeurs, mais il y en a plus dans le monde de la finance ou chez  les politiques Â», a affirmé le candidat centriste.

Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), hier. « Il y a 1% ou 2% d’abus chez les chômeurs, mais il y en a plus dans le monde de la finance ou chez les politiques Â», a affirmé le candidat centriste.







Nos sept lecteurs attendaient François Bayrou Ã  11 heures…Le candidat centriste est arrivé à Saint-Ouen avec une demi-heure de retard, mais un alibi : après un petit déjeuner avec le « patron » de la CFDT, François Chérèque, il a fait un saut à un Forum du livre pour un échange sur la culture et une déclaration d’amour à l’écrit : « Le livre nous a faits ! » Une fois installé, c’est lui qui commence par interviewer nos lecteurs, s’intéressant à leur situation familiale, leurs enfants, leurs passions…« Ah oui, très bien…» L’ancien prof ne peut jamais s’empêcher d’en passer par ce petit préambule. 

Une heure trente plus tard, détendu, il parle un peu de lui. Les tablées de 25 personnes le dimanche, quand la « tribu » Bayrou est réunie à Bordères, dans une ambiance « joyeuse et affectueuse ». Il évoque aussi son cocktail culturel quotidien : quelques pages d’histoire politique, de la littérature et un roman policier. Dernière confidence sur son régime de campagne : des fruits, des yaourts, du thé et deux verres de vin, qu’il s’autorise le soir pour se détendre. Que du naturel ! « Je n’ai jamais pris un somnifère de ma vie, ni un anxiolytique », conclut-il. 

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