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Bayrou raille les "3 impôts" de Sarkozy

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Bayrou pointe "l'affolement" de Sarkozy

avec Reuters Mis à jour  | publié 

 

Bayrou/culture: "produire français"

AFP Mis à jour  | publié  

Le candidat du MoDem à l'élection présidentielle, François Bayrou, en visite aujourd'hui au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême, a estimé que le "produire français" concernait aussi la culture, soulignant les succès mondiaux de la BD française.

"Produire français, ce n'est pas que l'industrie et l'agriculture, c'est aussi la production culturelle, notamment la BD, domaine dans lequel la France est un pays phare", a déclaré le candidat centriste après avoir fait le tour de stands d'éditeurs et s'être fait dédicacer quelques albums.

"Tout ce qui est création culturelle relève du produire français, on le voit bien avec le succès mondial d'Astérix", a insisté François Bayrou qui s'est notamment fait dédicacer un album intitulé "La faute aux Chinois", bande dessinée d'humour noir sur fond de crise sociale parue en 2011 aux éditions Futuropolis. "Si nous sommes un pays créatif, nous allons relever les défis. Si nous baissons les bras, le modèle français n'y résistera pas", a-t-il dit.


 Le Point.fr - Publié le 27/01/2012 à 18:38 - Modifié le 27/01/2012 à 18:44

Le candidat centriste était vendredi près d'Annecy pour s'afficher au côté de politiques anonymes. Leur mérite : de ne pas être (que) de droite.

François Bayrou et ses nouveaux soutiens, le 27 janvier à Sevrier, près d'Annecy.

François Bayrou et ses nouveaux soutiens, le 27 janvier à Sevrier, près d'Annecy. © Philippe Desmazes / AFP

Sur les bords du lac d'Annecy, vendredi matin, François Bayrou et son équipe sont là pour montrer que le candidat centriste reçoit l'appui de personnalités venues de tous les bords politiques - à l'exception des extrêmes -, et pas seulement du centre droit, comme c'est le cas depuis son entrée en campagne. Le déplacement est prévu de longue date, et les noms des bayrouistes fraîchement convertis ont déjà fuité dans la presse - il y a notamment Thierry Billet, maire adjoint de la ville, un déçu d'Europe-Écologie, et Jean-Luc Rigault, maire Nouveau Centre d'Annecy.

Il fallait bien mettre en scène cette vague de soutiens locaux composée d'une quarantaine de personnes, dont des écologistes, une poignée de "divers gauche", mais aussi des membres du Parti radical et du Nouveau Centre. Alors les artisans de ce rapprochement sont là : Bernard Bosson, ex-UDF réconcilié avec la ligne indépendante de François Bayrou depuis l'université d'été du mois d'août dernier, et les écolos historiques du MoDem, les anciens Verts Jean-Luc Bennahmias et Yann Wehrling.

"Europe Écologie est morte"

En arrivant à la salle polyvalente de la petite ville de Sevrier, juste à côté d'Annecy, François Bayrou ne se fait donc pas prier pour répondre aux questions des journalistes. Pas plus que pour inviter ses soutiens à se glisser sur la photo. "Beaucoup de responsables écologistes se posent des questions", glisse-t-il au passage, devant les caméras, cherchant à éveiller la curiosité, l'air de rien. "Certains m'ont appelé, mais je ne me fie pas forcément aux déclarations d'intention...", lâche-t-il, sans donner de nom. Un optimisme qui contraste avec les explications de ces nouveaux ralliés.

Thierry Billet tâche de son côté d'expliquer sa démarche. Il dit regretter la ligne Cohn-Bendit du parti de Cécile Duflot et Eva Joly, celle de "l'écologie politique". "Le problème n'est pas la personnalité d'Eva Joly, c'est la ligne politique du parti. Elle n'est pas audible sur les questions environnementales, mais le parti l'a choisie. Selon moi, Nicolas Hulot aurait été plus légitime...", regrette-t-il. "Europe Écologie est morte", va-t-il jusqu'à affirmer. "Y aura-t-il une vague d'écologistes qui rejoindront Bayrou ?", l'interroge alors un journaliste. "Non, je ne pense pas", répond-il, réaliste. "Parce qu'il faut avoir travaillé ensemble dans une situation locale, comme nous, pour être capable de sortir du clivage." 

Ce grand gaillard à lunettes avoue dans un sourire ne pas connaître Bayrou personnellement, mais explique son choix justement par son expérience locale et la "confiance" dans un certain "mode de fonctionnement", devant un Bayrou tout sourire.

"Ils ne renient rien de leur histoire"

Le président du MoDem se félicite clairement de ces nouveaux soutiens et surtout de leur "diversité" : "Tous les soutiens sont importants. Ceux du centre gauche, du centre droit et les écologistes", explique-t-il. Mais n'allez surtout pas lui parler de "ralliements". Il récuse ce terme. Pas seulement par l'une de ses coquetteries de langage, mais parce que ses nouveaux soutiens, affirme-t-il, "ne renient rien de leur histoire, n'abandonnent rien de ce qu'ils étaient".

À la tribune, son habituel discours sur l'union nationale prend un sens particulier. "Notre famille se retrouve et s'élargit", s'émeut-il, devant plus d'une centaine de militants. Avant d'énumérer : "Les divers gauches, les écologistes, les radicaux, les non-inscrits, les centre-centre, les centre droit... Tout cela, vous voyez bien que c'est la même inspiration ! Croyez bien que ceux qui se retrouvent ne se laisseront plus séparer." Vantant le caractère de "résistance" de sa "famille d'esprit", Bayrou, qui parle sans notes, part dans un laïus qu'on lui connaît bien sur les deux partis politiques "irréductiblement opposés", en France. "À l'Assemblée, on dirait des jars, vous savez ? Le mâle de l'oie... La moitié de l'hémicycle pointe l'autre du doigt !" se moque-t-il.

Bayrou revendique sa capacité à faire collaborer les hommes politiques "de la droite républicaine" et de la "gauche réformiste". Alors à la tribune, jouant les provocateurs, il s'exclame : "Oui, j'aime bien Jacques Delors, je le respecte ! Même s'il est socialiste en étiquette, je me sens libre de le dire !" La salle semble ravie. Mais pour convaincre sur son rêve de gouvernement d'union nationale, il faudra peut-être que François Bayrou prenne un plus grand risque que celui de Jacques Delors...


 

Bayrou acte ses «désaccords» avec le PS


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François Bayrou, lundi à Brest, lors de sa visite de la base de la Marine nationale à l'Île-Longue.
François Bayrou, lundi à Brest, lors de sa visite de la base de la Marine nationale à l'ÃŽle-Longue. Crédits photo : Soazig de la Moissonnière/Soazig de la Moissonnière

Le candidat centriste pointe les «incohérences» des propositions socialistes, et répète qu'il vise le second tour pour être élu.

Veut-il y voir l'illustration de l'un des possibles duels du second tour de la présidentielle? Lundi dernier, François Bayrou a visité la base militaire des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) à l'ÃŽle-Longue, en rade de Brest. Lundi prochain, même lieu, presque même heure: mais cette fois, ce sera François Hollande, le candidat socialiste, aujourd'hui grand favori des sondages, qui emboîtera le pas du candidat centriste. Pour la même photo?

Dans l'entourage de François Bayrou, la situation est «assez simple». Les socialistes «ont compris que si Nicolas Sarkozy continue de dévisser comme ça, leur adversaire de second tour, ce sera François - le nôtre - et qu'à partir de là, rien n'est joué pour eux», se prend-t-on à rêver au MoDem. Certes, pour l'heure, dans les sondages, le chef centriste ne passe pas la barre des 15% d'intentions de vote. Mais, dans les enquêtes qualitatives, les Français lui prêtent l'habit présidentiel. Voire le placent devant François Hollande en termes de popularité. Alors, on dit attendre que le «déclic» se produise…

Pour Stéphane Le Foll, de l'équipe de campagne du candidat socialiste, «il est clair que François Bayrou se met en situation de récupérer les électeurs déçus de Nicolas Sarkozy». Il est vrai que vendredi encore, en actant ses «désaccords» avec François Hollande après la présentation de ses soixante propositions, François Bayrou s'est placé en alternative au projet socialiste. «François Hollande a raison: nous sommes en accord sur le constat de nos désaccords qui sont substantiels», a expliqué au Figaro le candidat centriste.

Il développe «sa» différence: «Je considère que le programme de François Hollande ne correspond pas à l'exigence des temps, voire que certaines propositions sont dangereuses. Le retour à la retraite à 60 ans est une régression pour notre pays. Surtout en la finançant abusivement par une contribution nouvelle à la charge des entreprises. De même, la multiplication des dépenses empêchera le retour à l'équilibre qui est vital pour le pays», note-t-il, notant encore «bien d'autres incohérences».

«Reconstruire le pays»

Par exemple, sur la proposition du retour «avant la fin de l'année» des troupes françaises basées en Afghanistan de François Hollande, François Bayrou estime qu'«avant de dire on remballe tout, la question mérite d'être approfondie». «Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas prendre de décision, explique-t-il. Mais il faut planifier ce retour et faire en sorte que la France apparaisse cohérente à travers le temps. En tout cas, pas comme un pays qui improvise dans la précipitation.»

Est-ce à dire que rien dans le programme de François Hollande ne trouve grâce aux yeux de François Bayrou? Pas vraiment, répond le centriste, qui rappelle avoir lui-même proposé, il y a quinze jours, lors d'un forum à la Maison de la chimie de Paris, une réflexion sur de nouveaux instruments de financement des entreprises. Défendant depuis 2002 son «ni droite ni gauche», il assure encore «ne pas être de ceux qui pensent que des hommes publics ne peuvent pas se rencontrer sur des propositions concrètes». Est-ce une façon de répondre à François Hollande, qui assure ne pas voir le député des Pyrénées-Atlantiques dans son gouvernement en cas de victoire de la gauche en 2012? François Bayrou répète qu'il vise le second tour pour être élu. Et assure encore: «Je pense que c'est un devoir quand des responsables publics sont en accord de travailler ensemble. Et nous devrons tous le faire dans un esprit d'unité nationale quand il s'agira de reconstruire le pays. Mais c'est aussi un devoir, quand ils sont en désaccord, qu'ils l'expriment et s'en expliquent.»

D'ici là, toujours dans les rangs centristes, on s'explique ainsi la nouvelle posture du candidat du PS vis-à-vis de celui du centre: «Hollande prend conscience que le retard à l'allumage de sa campagne, notamment dû aux bisbilles de l'accord PS-Verts et aux difficultés entre socialistes à se mettre d'accord sur la TVA sociale, pousse un électorat de centre gauche à se tourner plutôt vers la constance de Bayrou que vers le flou de certaines propositions du candidat socialiste», observe Christophe Madrolle, secrétaire général adjoint du MoDem.



 


Le candidat du MoDem à la présidentielle François Bayrou a martelé vendredi lors d'un déplacement en Haute-Savoie son credo du "made in France", égratignant au passage un parti socialiste auquel il reproche un manque de "sobriété et d'humilité".

Le candidat du MoDem à la présidentielle François Bayrou a martelé vendredi lors d'un déplacement en Haute-Savoie son credo du "made in France", égratignant au passage un parti socialiste auquel il reproche un manque de "sobriété et d'humilité".

Le candidat du MoDem à la présidentielle François Bayrou a martelé vendredi lors d'un déplacement en Haute-Savoie son credo du "made in France", égratignant au passage un parti socialiste auquel il reproche un manque de "sobriété et d'humilité".

"Produire en France est possible", a déclaré aux journalistes le candidat centriste lors d'une visite vendredi de l'entreprise Meggit Sensorex, fabricant de pièces pour l'aéronautique, installée à Archamps, à la frontière suisse.

L'entreprise d'origine haut-savoyarde, rachetée en 2005 par le groupe britannique Meggitt, emploie 150 personnes avec des salaires "en moyenne 15% supérieurs à ceux que l'on trouve habituellement dans ce secteur", a indiqué M. Bayrou pour qui le "remède" à la délocalisation n'est pas une baisse des salaires.

"La question principale n'est pas le coût du travail. Ce n'est pas par l'effondrement des salaires que l'on résoudra le problème. C'est en recherchant de nouveaux produits, de nouveaux moyens de développement que l'on devient compétitif", a assuré M. Bayrou.

"On est un pays qui prouve tous les jours qu'il est en avance dans des secteurs difficiles à conquérir et en même temps on est incapable de produire du milieu de gamme", a-t-il déploré.

Le centriste, qui est allé en fin de matinée à la rencontre de ses soutiens à Sevrier sur les bords du lac d'Annecy, a attaqué le PS, estimant que la situation de la France exigeait "plus de sobriété et d'humilité".

"Le PS est un parti extrêmement puissant, extrêmement riche qui peut dépenser des millions pour un meeting. Nous ne sommes pas dans cette culture-là (...) et d'une certaine manière heureusement que nous n'en avons pas les moyens car la situation du pays exige plus de sobriété et plus d'humilité et pas le sentiment que tout est joué à l'avance", a-t-il dit aux journalistes.

Plus tôt dans la matinée le candidat avait signifié son "désaccord" avec les 60 engagements avancés la veille par François Hollande: "Je suis en désaccord avec lui. Il y a des orientations dangereuses et imprudentes dans ce texte".

"L'idée qu'on va se remettre à dépenser est une idée irréaliste, ça n'existe pas. Et c'est plus grave encore, ça fait revenir en arrière. Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels la conscience des Français, la raison des Français, avait bougé. C'est le cas sur la retraite", a-t-il donné en exemple.

"Et là, en prétendant qu'on peut financer, que c'est pas dur (...) de décider qu'on va se retrouver avec la retraite à 60 ans, c'est revenir en arrière", a ajouté François Bayrou.


 


Le candidat du MoDem à la présidentielle François Bayrou a martelé vendredi lors d'un déplacement en Haute-Savoie son credo du "made in France", égratignant au passage un parti socialiste auquel il reproche un manque de "sobriété et d'humilité".

Le candidat du MoDem à la présidentielle François Bayrou a martelé vendredi lors d'un déplacement en Haute-Savoie son credo du "made in France", égratignant au passage un parti socialiste auquel il reproche un manque de "sobriété et d'humilité".

Le candidat du MoDem à la présidentielle François Bayrou a martelé vendredi lors d'un déplacement en Haute-Savoie son credo du "made in France", égratignant au passage un parti socialiste auquel il reproche un manque de "sobriété et d'humilité".

"Produire en France est possible", a déclaré aux journalistes le candidat centriste lors d'une visite vendredi de l'entreprise Meggit Sensorex, fabricant de pièces pour l'aéronautique, installée à Archamps, à la frontière suisse.

L'entreprise d'origine haut-savoyarde, rachetée en 2005 par le groupe britannique Meggitt, emploie 150 personnes avec des salaires "en moyenne 15% supérieurs à ceux que l'on trouve habituellement dans ce secteur", a indiqué M. Bayrou pour qui le "remède" à la délocalisation n'est pas une baisse des salaires.

"La question principale n'est pas le coût du travail. Ce n'est pas par l'effondrement des salaires que l'on résoudra le problème. C'est en recherchant de nouveaux produits, de nouveaux moyens de développement que l'on devient compétitif", a assuré M. Bayrou.

"On est un pays qui prouve tous les jours qu'il est en avance dans des secteurs difficiles à conquérir et en même temps on est incapable de produire du milieu de gamme", a-t-il déploré.

Le centriste, qui est allé en fin de matinée à la rencontre de ses soutiens à Sevrier sur les bords du lac d'Annecy, a attaqué le PS, estimant que la situation de la France exigeait "plus de sobriété et d'humilité".

"Les PS est un parti extrêmement puissant, extrêmement riche qui peut dépenser des millions pour un meeting. Nous ne sommes pas dans cette culture-là (...) et d'une certaine manière heureusement que nous n'en avons pas les moyens car la situation du pays exige plus de sobriété et plus d'humilité et pas le sentiment que tout est joué à l'avance", a-t-il dit aux journalistes.

Plus tôt dans la matinée le candidat avait signifié son "désaccord" avec les 60 engagements avancés la veille par François Hollande: "Je suis en désaccord avec lui. Il y a des orientations dangereuses et imprudentes dans ce texte".

"L'idée qu'on va se remettre à dépenser est une idée irréaliste, ça n'existe pas. Et c'est plus grave encore, ça fait revenir en arrière. Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels la conscience des Français, la raison des Français, avait bougé. C'est le cas sur la retraite", a-t-il donné en exemple.

"Et là, en prétendant qu'on peut financer, que c'est pas dur (...) de décider qu'on va se retrouver avec la retraite à 60 ans, c'est revenir en arrière", a ajouté François Bayrou.


 

Le Point.fr - Publié le 27/01/2012 à 11:11 - Modifié le 27/01/2012 à 12:39

En déplacement en Haute-Savoie, le patron du MoDem a qualifié le programme du candidat socialiste de "dangereux".

François Bayrou, le 5 janvier 2012

François Bayrou, le 5 janvier 2012 © Miguel Medina / AFP

Assailli par la presse dès son arrivée vendredi matin à Archamps, non loin d'Annecy, en Haute-Savoie, sur le site de l'entreprise Meggitt, François Bayrou s'est refusé à commenter la prestation de son rival socialiste la veille dans Des paroles et des actes, prétendant n'avoir pas regardé l'émission. 

Sur le programme de François Hollande, le candidat centriste, qui plaide pour un gouvernement d'union nationale, a réitéré ses critiques : "Les orientations de François Hollande ne me paraissent pas aller dans le sens de ce que le pays attend." Interrogé sur les propos tenus par le candidat socialiste à son égard (François Hollande affichant une certaine indifférence ), le patron du MoDem a ironisé : "I agree to disagree, comme on dit en anglais. Je suis d'accord avec François Hollande pour dire que je suis en désaccord sur son programme ! Je m'en expliquerai plus longuement dans les jours qui viennent." Et d'ajouter, sur la même ligne que l'UMP : "Se remettre à dépenser est irréaliste. Ses orientations sont dangereuses et imprudentes. Plus grave encore, cela fait revenir en arrière sur le plan de la conscience des enjeux." 

François Bayrou a refusé, comme d'habitude, d'envisager le scénario de sa défaite au mois d'avril, et des choix qu'il pourrait être amené à faire.


 

Le MoDem doute du projet d'Hollande

AFP Publié 

 

Pour François Bayrou, François Hollande "se trompe dans ses orientations"

LEMONDE.FR | 27.01.12 | 11h22

Le président du MoDem, François Bayrou, le 3 janvier 2012, à Paris. 

C'est la réponse du berger Bayrou à la bergère Hollande. Le candidat centriste, en déplacement en Haute-Savoie, vendredi, n'a pas regardé "Des paroles et des actes", jeudi soir, sur France 2, dont le candidat socialiste était l'invité. Mais il ne lui a pas échappé que M. Hollande y a affirmé, en substance, qu'il lui paraissait difficile de gouverner, s'il est élu, avec quelqu'un qui combat ses idées.

"Quand un homme politique se trompe dans ses orientations, je le dis. Les orientations de François Hollande, pas plus que celles de Nicolas Sarkozy, ne me paraissent aller dans le sens de ce que le pays attend", juge M. Bayrou.

"Je suis d'accord avec lui pour dire que je suis en désaccord avec son programme", s'amuse le député des Pyrénées-Atlantiques, résumant en anglais : "I agree to disagree."

"L'idée qu'on va se remette à dépenser est irréaliste. Ça n'existe pas. Et c'est plus grave encore, car ça fait revenir en arrière", pointe-t-il.

M. Bayrou ne ferme pas la porte à un accord avec M. Hollande... si lui-même est élu. "Il est impossible de sortir des difficultés du pays si on ne réussit pas à réunirdes forces qui passent leur temps à s'affronter", affirme-t-il, rappelant sa volonté deparvenir Ã  un gouvernement "d'unité nationale" autour de "l'intérêt général".

Pierre Jaxel-Truer


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