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Écrit par Patrick Revol   
Samedi, 05 Septembre 2009 09:41

Édition du jeudi 3 septembre 2009

MoDemEn Languedoc-Roussillon, les amis de François Bayrou penchent à gauche

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Où se situe le MoDem sur l’échiquier politique français ? Pressentant la fin du dogme du "ni-ni", François Bayrou devrait clarifier ses stratégies d’alliances. Dans la région, les centristes ont choisi leur épicentre : plutôt à gauche.

Dans l’Hérault, le président départemental, Marc Dufour annonce 1 300 adhérents et 38 élus dans les conseils municipaux. Lui, et quatre autres de ses amis accompagnent fidèlement la socialiste Hélène Mandroux au sein de la mairie de Montpellier. « Nous sommes au centre d’une sociale-démocratie moderne », explique-t-il. Particularisme du département : sur les bancs du conseil municipal de Béziers figurent deux élus MoDem. L’un est avec la majorité UMP de Raymond Couderc, l’autre dans l’opposition. A quelques bulletins

cachePubVide('pubCarreEdit'); de là, dans l’Aude, René Caunes le patron départemental a fait exclure cinq MoDem partis sous la bannière Gérard Larrat (UMP) au moment où une liste centriste se lançait à la conquête de la mairie. « Pour Carcassonne, nous choisirons entre Larrat et Pérez et nous l’annoncerons », lâche-t-il. 430 adhérents sont recensés dans l’Aude et deux mairies ont été gagnées en 2008.

En Lozère, le socialiste maire de Mende, Alain Bertrand a choisi comme première adjointe une élue MoDem. L’ancien maire Jean-Jacques Delmas (1983-2008) est toujours conseiller général MoDem. Il siège dans l’opposition socialiste alors que son ami du canton de Chanac travaille avec la majorité UMP du département. « Et ça ne pose aucun problème entre nous », consent-il. Dans l’Aveyron, le maire de Rodez, le socialiste Christian Teyssèdre, travaille en bonne intelligence avec une élue MoDem issue de l’opposition.

Dans les Pyrénées-Orientales, la "patronne" Chantal Gombert revendique 575 adhérents, deux mairies et 25 élus issus de conseils municipaux. Une élue MoDem siège à Perpignan. Elle est partie en croisade contre le maire Jean-Paul Alduy (UMP). « Moi, j’attends une feuille de route précise », lance la présidente 66 qui réclame une clarification politique. Centriste convaincu, l’universitaire Philippe Berta compte aujourd’hui plus 500 sympathisants et 16 élus dans le Gard. Fort de ses 8,76 % récoltés lors des municipales de 2008 à Nîmes, l’homme qui n’a pas voulu monnayer ses voix dans l’entre-deux tours reste sur la ligne Bayrou. « La diversité de situation est le reflet de notre mouvement », assène t-il avant de se définir comme un "rocardo-barriste." « Aujourd’hui, le marquage politique a fini d’assécher les convictions. » De beaux débats en perspective à La Grande-Motte.

Yann MAREC

Le parti centriste tiendra son université d’été, ce week-end, à La Grande-Motte.