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Nîmes - article paru dans la gazette n°511 du 19 au 25 mars 2009
Dans une ville frappée de plein fouet par une crise économique et sociale sans précédent, où l’on apprend que le revenu moyen par ménage est de 13 971€ par an, où la dette reste parmi les plus élevées, il est légitime d’espérer voir chaque euro dépensé au plus juste et voir se dessiner une vraie stratégie de développement qui nous singularise de nos voisins et propose un avenir à notre jeunesse.
A part quelques embellissements très souvent discutables, rien de tout cela. Prenons pour seul exemple la stratégie transport dans notre ville à la démographie galopante.
L’occasion était belle de nous proposer une politique durable.
Tous ceux qui circulent dans cette ville mesurent l’augmentation des temps de trajet, contre lesquels on nous propose à grand renfort publicitaire une version révisée de bus au diesel avec comme priorité l’axe Esplanade-Carré Sud, façon peu dissimulée de poursuivre l’assèchement du centre-ville.
Tramway
De nombreuses voix, dont celles de spécialistes, clament que la priorité est de proposer une solution haut débit pour le transport de voyageurs entre l’ouest de Nîmes (Carémeau) et l’est (Courbessac), avec deux grands parkings relais à chaque extrémité pour limiter l’entrée sur la ville.
En reliant ces deux points par un tramway, c’est le libre accès au centre-ville qui est rendu, c’est le désenclavement de nombreux quartiers : Mas-de-Mingue, Chemin-Bas, Pissevin, Valdegour… le tout complété par un vrai projet urbanistique.
De surcroît, il s’agit là d’un mode de déplacement urbain préconisé par l’Europe, et sur lequel la région Languedoc-Roussillon semblait prête à fortement s’engager.
Il eût fallut avoir le courage d’une impopularité passagère liée aux travaux, que nombre de maires ont su, eux, assumer, plutôt que de repousser pour les successeurs cette nécessité, et continuer à faire prendre du retard à notre ville qui n’en a vraiment pas besoin.
PHILIPPE BERTA
Président du Modem Gard - Nîmes
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